Haters

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Marche de la haine.

Haters (terme anglais signifiant « haineux », parfois traduit par « rageux ») est une expression pour désigner « un groupe de personnes qui, en raison d'un conflit d'opinion ou parce qu'ils détestent une personne, passe son temps à dénigrer une cible, par exemple les célébrités (ou des émissions de télévisions ou des films ou éventuellement des youtubers) grâce aux réseaux sociaux ou en commentant des articles sur internet »[1].

Ce terme est utilisé pour exprimer une suspicion de malveillance vers un internaute, généralement en raison d'un conflit d'opinion. Il s'agit d'une appellation générique dérivée du verbe anglais to hate (haïr, abhorrer), dépeignant un sentiment de haine supposée viscérale motivant la rédaction d'opinions alternatives mais aussi parfois illégitimes sur internet, ayant pour effet l'isolation et l'exclusion sociale d'un individu vis-à-vis d'un groupe d'individus, lors d'échanges le plus souvent écrits (sur un forum, une plateforme de microblogging, un blog, un journal en ligne ou un réseau social). Le hate est un type de discours à fonction identitaire qui diffère du hate speech (lequel implique une discrimination raciale ou ethnique) et du trolling (commentaire malicieux qui évolue de plus en plus vers la moquerie) quoique parfois la limite semble être très floue[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

« Une méthode fréquemment utilisée par les haters c’est l’utilisation de l’hypercorrection afin de rabaisser les propos des autres internautes. La communication sur internet se fait d’une façon instantanée et la forme du message ne devrait pas être jugée. Les règles d’orthographe et de grammaire sont en général profanées, car le but principal est de transmettre une idée à travers un message dont c’est le sens qui sera l’objet du jugement des autres participants de l’interaction[3] ».

Selon le professeur Andrzej Napieralski (pl) « Se pencher vers le hate est une attitude volontaire qui résulte d’un côté des traits de la personnalité (manque de confiance en soi, besoin d’évacuer la colère ou de se mettre en valeur) et d’une tendance globale qui considère ce type de pratiques comme un jeu malicieux auquel participe un grand nombre d’internautes[4] ».

Les haters profitent du « droit de l’Internet en gestation » au niveau des réseau sociaux (lesquels ont le statut d'hébergeur, sont souvent basés à l’étranger) et de l'inefficacité de leur modération qui « exigerait des investissements financiers importants » selon le psychologue Michaël Stora[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Les Haters », sur apachemag.com, (consulté le 23 novembre 2013).
  2. Andrzej Napieralski, « Le hate dans les commentaires des internautes de la presse sportive », Studia Romanica Posnaniensia, vol. 44, no 3,‎ , p. 105 et 116 (DOI 10.14746/strop.2017.443.007).
  3. Andrzej Napieralski, op. cit., p. 115
  4. Andrzej Napieralski, op. cit., p. 116
  5. Clément Boutin, « Les réseaux sociaux donnent-ils trop la voix aux "haters" ? », sur lesinrocks.com, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]