Hassan Diab (homme d'État)

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Hassane Diab

Hassan Diab
Illustration.
Hassan Diab, janvier 2020.
Fonctions
Président du Conseil des ministres libanais

(1 an, 7 mois et 20 jours)
Président Michel Aoun
Gouvernement Diab
Coalition CPL - Marada - FRA - Amal - Hezbollah
Prédécesseur Saad Hariri
Successeur Najib Mikati
Ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur

(2 ans, 8 mois et 2 jours)
Président du Conseil Najib Mikati
Gouvernement Mikati II
Prédécesseur Hassan Mneimneh
Successeur Elias Abou Saab
Biographie
Date de naissance (63 ans)
Lieu de naissance Beyrouth (Liban)
Nationalité Libanaise
Parti politique Indépendant
Profession Homme d'affaires
Religion Islam sunnite

Hassan Diab (homme d'État)
Présidents du Conseil des ministres libanais

Hassan Diab, parfois orthographié Hassane Diab (en arabe : حسان دياب, Ḥassān Dyāb), né le à Beyrouth, est un homme d'affaires et homme d'État libanais, président du Conseil des ministres du au .

Biographie[modifier | modifier le code]

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Hassan Diab est professeur de génie informatique à la Faculté de génie et d’architecture de Maroun Semaan de l’American University of Beirut (AUB).

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Hassan Diab est ministre de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur de à au sein du gouvernement de Najib Mikati[1].

Président du Conseil[modifier | modifier le code]

À la suite de la démission de Saad Hariri en raison des manifestations débutées en , Hassan Diab est nommé Premier ministre par le président de la République Michel Aoun, à l'issue des consultations des parlementaires libanais, le [2], obtenant la majorité des suffrages soit 69 voix en sa faveur avec la constitution d'une nouvelle coalition formée par le Hezbollah, du mouvement Amal, du Courant patriotique libre. Le scrutin a été marqué par l’abstention de la majorité des députés sunnites et notamment du Courant du futur, du bloc de Najib Mikati ou encore des indépendants comme l’ancien président du Conseil Tammam Salam.

Hassan Diab forme son gouvernement le dans un contexte de contestations populaires[3]. Il revendique « un gouvernement d'experts, non partisans, qui ne se laissent pas influencer par la politique et ses disputes »[4]. La situation économique du pays continue de se détériorer. Début , endetté à hauteur de 81 milliards d'euros, le Liban se déclare en défaut de paiement. La livre libanaise a perdu 70 % de sa valeur en six mois. Des émeutes de la faim éclatent à Beyrouth et à Tripoli le [5].

Les États-Unis font savoir qu'ils envisagent d'imposer des sanctions contre des personnalités faisant partie de la coalition politique soutenant le gouvernement de Hassan Diab, affirmant que « ce sont des alliés du Hezbollah »[6].

Le , après les manifestations d'ampleur à Beyrouth consécutives aux explosions du au port de Beyrouth, et l'incendie du ministère des Affaires étrangères, Hassan Diab propose des élections législatives anticipées[7]. Hassan Diab présente ensuite la démission de son gouvernement le , soit six jours après les explosions[8].

Moustapha Adib est désigné pour le remplacer le suivant. Celui-ci renonce à former un gouvernement le , en raison des dissensions entre partis politiques concernant l'attribution des ministères[9]. Saad Hariri annonce en être « clairement candidat » à la formation d’un nouveau gouvernement[10]. Saad Hariri est de nouveau été désigné président du Conseil des ministres après les consultations parlementaires contraignantes menées par le chef de l'État, Michel Aoun[11]. Le , alors que Saad Hariri n'est toujours pas parvenu à former un gouvernement, Diab dénonce la situation de crise politique et économique et menace de cesser d'expédier les affaires courantes en quittant ses fonctions immédiatement[12],[13]. En conflit avec le président Aoun concernant la répartition des postes ministériels, Saad Hariri renonce finalement à former un gouvernement le , soit près de neuf mois après sa désignation[14]. Le 10 septembre 2021, Najib Mikati, désigné président du Conseil le 27 juillet précédent à la suite de l'échec d'Hariri[15], parvient à former un gouvernement et succède officiellement à Hassan Diab, démissionnaire depuis plus d'un an[16],[17].

En octobre 2021, son nom apparaît aux côtés d'autres politiques libanais (Marwan Kheireddine, Najib Mikati, Muhammad Baasiri et Riad Salamé) dans l'affaire des évasions fiscales de Pandora Papers où il est stipulé que Diab a eu recours aux paradis fiscaux[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Qui est Hassan Diab, le nouveau premier ministre libanais? », sur Libnanews, (consulté le ).
  2. « Hassan Diab obtient la majorité des votes des parlementaires libanais », sur Libnanews, (consulté le ).
  3. « Liban : tout juste nommé, le nouveau gouvernement Diab déjà contesté », RFI, .
  4. « Hassane Diab promet de répondre aux revendications des manifestants », L'Orient-Le Jour, (consulté le ).
  5. « Voix de faits », Manière de voir, no 174 « Liban, 1920-2020, un siècle de tumulte »,‎ (lire en ligne).
  6. « Les Etats-Unis envisagent des sanctions contre des personnalités alliées au Hezbollah et soutenant le gouvernement », L'Orient-Le Jour, .
  7. Pierre Zéau et Stanislas Poyet, « Beyrouth : sous la pression des manifestants, le premier ministre propose des élections anticipées », Le Figaro, .
  8. Steve Tenré, « Liban : le premier ministre annonce la démission du gouvernement », Le Figaro, (consulté le ).
  9. « Liban : le Premier ministre désigné, Moustapha Adib, renonce à former un nouveau gouvernement », TV5 Monde, (consulté le ).
  10. « Liban : l’ex-premier ministre Saad Hariri candidat pour former un gouvernement », Le Monde, .
  11. « Liban: Saad Hariri, pour la 4e fois Premier ministre, promet encore des réformes », Le Point, (consulté le ).
  12. « Liban: le constat d’impuissance de Hassane Diab dans un pays en pleine déliquescence », RFI, (consulté le ).
  13. « Liban: Le Premier ministre par intérim menace de cesser ses fonctions », sur Challenges (consulté le ).
  14. « Au Liban, Saad Hariri jette l’éponge », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  15. « Au Liban, le magnat des télécoms Najib Mikati désigné premier ministre », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  16. « Après 13 mois, un gouvernement enfin formé au Liban »
  17. https://information.tv5monde.com/info/liban-le-premier-ministre-najib-mikati-annonce-la-composition-du-nouveau-gouvernement-423875
  18. Pandora Papers : cinq ans après les Panama Papers, l’évasion fiscale se porte bien., Jacques Monin, le 3 octobre 2021, franceinter.fr.

Liens externes[modifier | modifier le code]