Harriet Margaret Louisa Bolus

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Harriet Margaret Louisa Bolus
Biographie
Naissance
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Burgersdorp (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
Le CapVoir et modifier les données sur Wikidata
Abréviations en botanique
Kensit
L.BolusVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
South African College (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Conjoint
Frank Bolus (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Parentèle
Harry Bolus (grand-oncle)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Harriet Margaret Louisa Bolus (née Louisa Kensit le à Burgersdorp (en), district de Joe Gqabi, en Afrique du Sud, et morte le au Cap) est une botaniste taxonomiste sud-africaine, curatrice de l'herbier Bolus de l'université du Cap.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Louisa Bolus est née le à Burgersdorp, District de Joe Gqabi, dans la province du Cap en Afrique du Sud. Son père, William Kensit, est né à Londres et arrivé enfant en Afrique du Sud ; sa mère, Jane Stuart est d'origine écossaise, elle meurt alors que Louisa n'a que 2 ans[1]. Son grand-père paternel, William Kensit, marchand installé à Grahamstown, est un botaniste amateur et grand récolteur de plantes[2]. En 1912, Louisa épouse Frank Bolus, un cousin germain de son père, fils de sa grande-tante Sophia Kensit et de Harry Bolus. Le couple n'aura pas d'enfants. Veuve dès 1945, elle meurt à Claremont (Le Cap), le [3].

Formation[modifier | modifier le code]

Louisa fréquente le Collegiate Girls'High School à Port Elizabeth, elle obtient un brevet d'enseignement en 1899 au Cape Town Teachers' Training College, puis une licence en littérature et philosophie du South African College en 1902. Durant son temps libre, elle travaille avec son grand-oncle Harry Bolus dans l'herbier personnel de ce dernier qui lui enseigne les bases de la morphologie végétale et de la classification botanique[1].

Carrière[modifier | modifier le code]

En 1903, Harry Bolus l'engage comme curateur de son herbier privé. Elle l'assiste dans ses travaux sur les Ericaceae pour la Flora capensis[4] et l'aide à la préparation des Icones orchidearum Austro-Africanarum extra-tropicarum…[5],[1]. Elle collabore aussi avec Selmar Schönland, curateur de l'herbier de l'Albany Museum (en) de Grahamstown, à l'identification des genres difficiles de la flore du Cap-Oriental[6].

Harry Bolus meurt en 1911, léguant son herbier et sa bibliothèque de botanique au South African College (qui deviendra l'Université du Cap en 1918), avec les moyens pour les entretenir et les développer, à la condition que sa nièce reste curatrice de la collection qui est à l'origine de l'herbier Bolus[1],[6]. Elle y consacrera toute sa carrière, jusqu'à sa retraite en 1955, à l'âge de 77 ans[7].

Après la mort de son oncle, reprenant ses notes et ses dessins, Louisa achève le troisième tome des Icones orchidearum… avec l'aide du fils de celui-ci, Frank Bolus — entre-temps devenu son mari — qui complète l'illustration du volume qui paraît en 1913[1]. Elle se spécialise alors dans le genre Mesembryanthemum (famille des Aizoaceae), dont elle décrit de nombreuses nouvelles espèces dans une rubrique intitulée « Novitates Africanae » dans les Annals of the Bolus Herbarium, dont elle est devenue éditrice ; lorsque les annales sont arrêtées en 1928, elle poursuit cette rubrique jusqu'en 1934 dans le Journal of Botany publié à Londres. Elle étudie aussi d'autres groupes, parmi lesquels les Iridaceae[1].

Elle effectue plusieurs séjours en Europe entre 1906 et 1935, pour travailler à l'herbier de Kew, et pour étudier les collections de Carl Peter Thunberg à Uppsala et les types de Nikolaus Joseph von Jacquin à Vienne[7].

Enseignante de formation, Louisa s'investit aussi dans l'éducation du public, en particulier des enfants, au monde de la nature. Membre fondateur de la Wild Life Protection Society elle s'intéresse également à l'ornithologie[3].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Louisa Bolus a décrit quelque 1 700 nouveaux taxons[3]. Elle est l'auteur, seule ou en collaboration, de plusieurs ouvrages et d'une série de notes taxonomiques et floristiques.

  • (en) Harry Bolus, Harriet Margaret Louisa Bolus et Alice M. Greene, The orchids of the Cape Peninsula, Capetown, Darter Bros, , 2e éd., 141 p., 119 planches.
  • (en) Harriet Margaret Louisa Bolus et Mary M. Page (illustrations), Elementary Lessons in Systematic Botany, based on familiar species of the South African Flora, Capetown, T. Maskew Miller, , 96 p.
  • (en) D. Barclay, Harriet Margaret Louisa Bolus et E.J. Steer, A book of South African Flowers, Capetown, Press of South Africa Ltd, , 174 p.
  • (en) Harriet Margaret Louisa Bolus (texte), D. Barclay (dessins) et E.J. Steer (photos), A second book of South African Flowers, Capetown, Press of South Africa Ltd, , 214 p.
  • (en) Harriet Margaret Louisa Bolus, Notes on Mesembryanthemum and some allied genera, Cape Town, 1928-1958.

Honneurs, hommages et éponymie[modifier | modifier le code]

En 1920, Louisa Bolus est nommée membre de la Société royale d'Afrique du Sud et, en 1942, elle proclamée docteur honoris causa de l'Université de Stellenbosch[7]. Elle est aussi membre de la Linnean Society of London.

Les genres Bolusanthemum et Kensitia ainsi que plusieurs espèces, parmi lesquelles Moraea louisabolusiae, Geissorhiza louisabolusiae, Conophytum bolusiae, Ruschia bolusiae, Stomatium bolusiae et Erica bolusiae, ont été nommés en son honneur[8],[2].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Creese et Creese 2010, p. 17.
  2. a et b (en) « The Eponym Dictionary of Southern African Plants » (consulté le 27 avril 2018).
  3. a, b et c Creese et Creese 2010, p. 18.
  4. (en) Harry Bolus, F. Guthrie et N.E. Brown, « Ericaceae », dans Otto Wilhelm Sonder & William Henry Harvey, Flora Capensis, t. 4, Dublin, Hodges, Smith, (lire en ligne), p. 2-418.
  5. (en) Harry Bolus, Icones Orchidearum Austro-Africanarum extra-tropicarum, or, Figures, with Descriptions of Extra-tropical South African Orchids, t. 2, London, William Wesley, (lire en ligne).
  6. a et b Plug 2014.
  7. a, b et c Gunn et Cod 1981, p. 97.
  8. (en) Umberto Quattrocchi, CRC World Dictionary of Plant Names : Common Names, Scientific Names, Eponyms, Synonyms, and Etymology, CRC Press, , 728 p. (ISBN 0849326737 et 9780849326738, lire en ligne), p. 322.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Mary R. S. Creese et Thomas M. Creese, Ladies in the Laboratory : South African, Australian, New Zealand, and Canadian Women in Science: Nineteenth and Early Twentieth Centuries, t. 3, Scarecrow Press, , 258 p. (ISBN 0810872897 et 9780810872899, lire en ligne), p. 17-18.
  • (en) Mary Gunn et Leslie Codd, Botanical Exploration South Africa, CRC Press, (ISBN 9780869611296, lire en ligne), p. 97.

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