Harold Searles

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Harold Searles
Portrait de Harold Searles
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité(s) États-UnisVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université Cornell et Harvard Medical SchoolVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession(s) Psychiatre et psychologueVoir et modifier les données sur Wikidata

Harold Searles (1918 -...) est un psychanalyste américain contemporain, dans la filiation de l'École hongroise de psychanalyse avec Ferenczi entre autres. Il a étudié plus particulièrement la question de la psychose, des schizophrénies et des personnalités frontières. Il travaillait à la célèbre clinique Chesnut Lodge, Maryland, aux États Unis, établissement internationalement connu pour le rôle pilote qu'il a joué dans l'approche psychothérapique psychanalytique intensive des schizophrènes.

Influencé par les travaux de Harry Stack Sullivan, Searles a développé la conception du contre-transfert à sa manière très impliquée. Le terme contre-transfert fait référence aux réactions émotionnelles plus ou moins conscientes du thérapeute à l'égard du patient. Ces émotions sont repérées pour être utilisées au sein de la relation thérapeutique. Le psychanalyste cherche à comprendre ce qui se passe en lui, par rapport au patient, pour pouvoir aider celui-ci à mieux comprendre ses mouvements intérieurs et ses apports dans la relation interpersonnelle.

Dans ses livres, Harold Searles a notamment développé des idées proches du concept d'identification projective et de la notion de double lien : "double bind".

Bien que cela soit discutable et réducteur, Harold Searles est, aujourd'hui, souvent associé au courant inter - subjectiviste qui domine l'École américaine de psychanalyse.

Citation: l'espoir[modifier | modifier le code]

  • On considère en général que l'espoir est un "bon" sentiment, comme la haine est tenue pour un "mauvais" sentiment. En tant qu'adultes, nous nous cramponnons à une illusion qui nous est chère : que notre espoir est, par nature, aussi bon - aussi pur et honnête que l'est celui du nourrisson ou de l'enfant qui espère que sa bonne mère, momentanément absente, va bientôt revenir - c'est ainsi du moins que nous imaginons les choses pour lui. Le royaume de l'espoir nous semble le dernier refuge de la bonté naturelle de l'homme. L'une des plus difficiles tâches que l'individu doit accomplir pour devenir vraiment adulte est de se rendre compte et d'accepter que son espoir soit "impur" à deux points de vue : tout d'abord, l'espoir, par nature, n'est pas unitaire mais multiple et imprégné d'ambivalence, de conflit (aucun espoir ne peut-être entièrement satisfait car il est combattu par de puissants désirs opposés); ensuite, beaucoup d'espoirs sont voués non à l'amour (Éros) mais à des fins destructrices (Pulsion de mort) (...)[1]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Victor Souffir: "Harold Searles." Collection : Psychanalystes d'aujourd'hui. Presses Universitaires de France - PUF. 2005. ISBN 2-13-055074-6

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. Harold Searles : Le développement de l'espoir dans la relation patient-thérapeute, 1974 in "Le Contre-transfert". Gallimard, Folio 2005, ISBN 2-07-030712-3