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Harmattan AI

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Harmattan AI
Histoire
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SIREN
OpenCorporates

Harmattan AI est une entreprise de technologie de défense spécialisée dans le développement de systèmes autonomes intégrés verticalement. L’entreprise conçoit, développe et industrialise des systèmes complets, allant des plateformes et charges utiles aux architectures embarquées, algorithmes d’autonomie et systèmes de mission. Ses activités couvrent notamment les solutions de défense aérienne multicouches, les drones autonomes de renseignement, de surveillance, de reconnaissance (ISR) et de frappe, les systèmes de guerre électronique, ainsi que les plateformes de commandement et de contrôle.

Fondée en 2024 par Mouad M'Ghari[1], Edouard Rosset, Jean-Christophe Charlaix, Jean-Patrice Coste, Marc Grelet et Martin de Gourcuff, Harmattan AI développe en interne l’ensemble des briques technologiques critiques de ses systèmes et les déploie à grande échelle. L’entreprise opère en Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient.

Elle a engrangé 30 millions de dollars américains lors d'une levée de fonds privée menée par le fonds américain FirstMark, aux côtés du fonds allemand Atlantic Labs[2]. Elle a aussi levé des fonds auprès de Kima Ventures et W Ventures.

En , elle remporte un marché pour la construction de 1 000 drones d'observation pour l’armée de Terre française et la direction générale de l'Armement[3], du modèle SONORA qu'il fabrique en France, livrés en et utilisés lors de l'exercice Orion 2026[4].

En , elle remporte un contrat du ministère de la Défense britannique pour 3 000 systèmes autonomes[5].

En , elle annonce un partenariat avec l'entreprise ukrainienne Skyeton afin d'améliorer le drone ukrainien Raybird[6].

Fin 2025, l'entreprise assemble, dans un site pilote à Paris, 1 300 drones par mois, dont 300 pour l’armée française et 1 000 pour l’armée britannique[7]. Elle prévoit d'ouvrir un nouveau site près d’Orly en février[8].

En , Harmattan AI lève 200 millions de dollars[9] (171 millions d’euros) lors d'un tour de table mené par Dassault Aviation[10] . Le groupe français signe avec elle un partenariat de développement pour intégrer de l'autonomie contrôlée dans son Rafale F5 (attendu pour 2030) et son drone de combat associé, UCAS. Dassault apporte à Harmattan AI son expérience en architecture système et en intégration de systèmes de mission[11].

Liens externes

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Références

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  1. « « Il réfute la thèse du surdoué en maths, c'est surtout un hyper-bosseur » : Mouad M'Ghari, le génie des drones à la tête d'Harmattan AI », sur lesechos.fr, (consulté le ).
  2. (en-US) Haye Kesteloo, « French Drone Maker Harmattan AI Targets $1B Valuation In Defense Boom », (consulté le ).
  3. Pierre Sauveton, « La DGA commande 1 000 drones à la start-up Harmattan AI », sur OpexNews, (consulté le ).
  4. Laurent Lagneau, « Commandés il y a six mois, 1 000 drones Sonora ont déjà été livrés à l'armée de Terre », sur Zone Militaire, (consulté le ).
  5. Pierre Sauveton, « Harmattan AI remporte un gros contrat avec la défense britannique », sur OpexNews, (consulté le ).
  6. Pierre Sauveton, « Harmattan AI équipe le drone Raybird pour les besoins de l’OTAN », sur OpexNews, (consulté le ).
  7. Vincent Lamigeon, « « Harmattan a vendu plus de drones en un mois que la plupart des dronistes européens en quinze ans » : le phénomène français que personne n’a vu venir », sur Challenges, (consulté le ).
  8. Adrien Lelièvre, « Harmattan AI, la discrète start-up française de drones qui électrise autant les militaires que les fonds » Accès libre, sur Les Échos, (consulté le ).
  9. « Harmattan AI, première licorne de défense de la French Tech », sur lesechos.fr, (consulté le ).
  10. Adrien Lelièvre, « Harmattan AI, première licorne de défense de la French Tech » Accès payant, sur Les Échos, .
  11. « Dassault investit dans l’IA avec Harmattan », sur Air et Cosmos, (consulté le ).