Haraucourt (Ardennes)

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Haraucourt
Ancienne gare d'Haraucourt
Ancienne gare d'Haraucourt
Blason de Haraucourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Champagne-Ardenne
Département Ardennes
Arrondissement Arrondissement de Sedan
Canton Vouziers
Intercommunalité Communauté de communes des Trois Cantons
Maire
Mandat
Frédéric Latour
2014-2020
Code postal 08450
Code commune 08211
Démographie
Population
municipale
747 hab. (2012)
Densité 65 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 37′ 23″ N 4° 57′ 43″ E / 49.6231, 4.961949° 37′ 23″ Nord 4° 57′ 43″ Est / 49.6231, 4.9619  
Superficie 11,53 km2
Localisation

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Haraucourt

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Haraucourt

Haraucourt est une commune française, située dans le département des Ardennes en région Champagne-Ardenne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Haraucourt est situé dans la vallée de l'Ennemane, gros ruisseau qui prend sa source sur les hauteurs de Raucourt et Flaba et se jette dans la Meuse au-delà de Remilly-Aillicourt.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les Francs, en prenant possession des terres gallo-romaines ont associé des noms d'origine franque à des termes latins. La vallée de l'Ennemane est ainsi riche en -court, issu de cortem (la ferme) avec les villages de Wadelincourt, Aillicourt, Angecourt, Raucourt et Hauraucourt[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint Meen est le saint protecteur du village

Des traces d'occupation très anciennes ont été trouvées sur le territoire de la commune.

Le nom du village indique une présence des francs dans cette vallée de l'Ennemane.

En 1255, le comte Gaucher de Rethel accorde à Raucourt et à Haraucourt une charte, rassurant les populations et favorisant le développement de ces bourgs[2]. Au XIVe siècle, les comtes de Rethel, toujours, font fortifier Haraucourt[1].

De 1560 à 1642, Haraucourt fait partie de la principauté de Sedan. Les seigneurs et princes de Sedan mènent en effet au XVIe siècle une politique d'acquisition et de patient agrandissement de leur domaine. À la même époque, une forge existe sur place ainsi qu'un hôpital, une ancienne maladrerie, appelelé "chêne des malades"[1]. Sous l'influence des princes de Sedan, le territoire devient majoritairement calviniste et subit, pendant les guerres de religion quelques incursions des armées de la Ligue catholique, dirigée notamment par les ducs de Guise.

En 1642, la principauté de Sedan est annexée au royaume de France. Des Capucins s'implantent à Raucourt et Haraucourt, considérées comme terres de mission.

Au XVIIe siècle toujours, on y brasse de la bière, comme dans un certain nombre de villages de la même vallée (Noyer-Pont Maugis).

L'industrie métallurgique y prospére au XVIIIe siècle et XIXe siècle. Certains bâtiments en témoignent aujourd'hui, tels que le lavoir de la ferme du lavoir, qui servait à laver le minerai de fer avant qu'il soit envoyé au haut-fourneau.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 octobre 2011 Pierre Joseph[3] DVD Conseiller général
2011 2014 Alain Godin DVD  
2014 en cours Frédéric Latour    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 747 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
543 458 644 672 703 816 820 858 831
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
933 1 010 1 054 1 105 1 240 1 274 1 274 1 329 1 327
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 351 1 122 1 256 1 176 962 875 1 001 987 901
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 - -
889 859 841 785 774 772 747 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Haraucourt

Les armes de Haraucourt se blasonnent ainsi :

de gueules à l’écusson d’azur bordé d’or chargé d’une tour crénelée de suatre merlons d’argent, accompagné de trois besants d’or[6].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le saint protecteur du village est Saint Méen :

« Dans les Ardennes française, à Haraucourt, il y eut des nombreux pèlerinages qui attiraient des foules jusqu'à 10 000 personnes en périodes de pointes. Comme les résultats se faisaient attendre, on remplaça la petite statue du saint par une grande statue en plâtre et le pèlerinage reprit de plus belle puis périclita peu à peu. Finalement, il fut "puni" et l'on retrouva sa statue au fond d'un puits : il était décapité et on lui avait coupé les mains. Les enfants qui jouaient avec cette statue l'appelaient "Sans Mains"[7]. »

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Les Goffin, maîtres des forges au XVIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Pierre Congar, Jean Lecaillon et Jacques Rousseau, Sedan et le pays sedanais, Editions F.E.R.N., Paris, 1969
  2. Louis Jeantin, Les chroniques de l'Ardenne et des Woëpvres, tome deux, Paris et Nancy, 1852 - Ouvrage en ligne
  3. Conseil général des Ardennes consulté le 23 juin (fichier au format PDF)
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2012.
  6. Banque du Blason
  7. http://carmina-carmina.com/carmina/Mytholocalendes/dictonsjuin.htm


Liens externes[modifier | modifier le code]

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