Haquenée

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Une haquenée est un cheval ou plus fréquemment une jument d'allure douce, allant ordinairement à l'amble, que montaient fréquemment les dames du Moyen Âge.

Étymologie et terminologie[modifier | modifier le code]

Plusieurs études ont été réalisée concernant l'origine du terme. Selon Pierre de Cazeneuve au XVIIIe siècle, le mot est issu du thiois « anakant », qui signifie « marcher » et « se promener ». Ce mot serait ensuite passé dans le latin hahinea issu d'equus, pour donner le français « haquenée », mais aussi le flamand hackeney et l'anglais hackney. Toutefois d'autres opinions à la même époque sont en faveur d'une origine flamande et anglaise du terme, qui serait ensuite passé dans le français[1]. En 1898, l'école de médecine vétérinaire de Liège évoque un diminutif de « haque »[2].

On nommait « haquenée du gobelet » le cheval (ou la jument) qui portait le linge, le pain, la confiture, les fruits, le couvert du dîner et le souper du roi dans une valise lorsque ce dernier se déplaçait dans la campagne[1].

Description[modifier | modifier le code]

Cheval ou jument de taille petite[1] à moyenne[2], la haquenée devait être facile à monter[2] et se déplacer à l'amble. Il s'agissait du « cheval des dames par excellence »[2]. Ces montures se déplaçaient avec légèreté et élégance, et devaient faire preuve d'une bonne vitesse au trot[3].

Mentions historiques[modifier | modifier le code]

On rapporte que le roi Jean fut vaincu et fait prisonnier, mais entra à Londres comme un vainqueur avec le prince de Galles à ses côtés sur une belle haquenée[1].

Races[modifier | modifier le code]

Dans l'est de l'Angleterre, les éleveurs sélectionnèrent un cheval métis « léger et élégant, possédant autant de brio que de bouquet » comme haquenée, et le nommèrent hackney[4].

Équipement[modifier | modifier le code]

Les selles à cornes, utilisées par les dames pour monter leurs haquenées en amazone (avec les deux jambes du même côté), furent inventées au cours du XVIe siècle, vraisemblablement pour Marie de Médicis[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Richelet, Dictionnaire de la langue françoise, ancienne et moderne, vol. 3, Chez Jean-Marie Bruyset Imprimeur-Libraire,‎ 1759 (lire en ligne), p. 347
  • École de médecine vétérinaire de Cureghem, Annales de médecine vétérinaire, vol. 47, Bruxelles, Faculté de médecine vétérinaire de l'Université de Liège,‎ 1898
  • « Les selles de haquenées », dans Musées royaux d'art et d'histoire, Société des amis des Musées royaux de l'état, Bulletin des Musées royaux d'art et d'histoire, vol. 5-9, Bruxelles, Parc du Cinquantenaire,‎ 1906, 85 p. (présentation en ligne)