Hans W. Kopp

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Hans W. Kopp
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Hans Werner Kopp (né le à Lucerne, mort le [1] à Zurich) dit Hans W. Kopp, était un avocat, expert des médias et présentateur de télévision Suisse. Il fut impliqué dans un scandale financier qui poussa sa femme, Elisabeth Kopp, à démissionner de son poste de conséillère fédérale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hans W. Kopp a étudié la jurisprudence à l'université de Zurich et à celle du Michigan. En 1957, il est titulaire d'un doctorat summa cum laude. Anticommuniste[2] dans un contexte de guerre froide, il fréquente l'organisation 14/39 (dont faisait partie Niklaus Meienberg) ; il fut président de l'organisation anticommuniste Schweizerischer Aufklärungsdienst (SAD) de 1963 à 1973.

En 1959, il rencontre la juriste et future conseillère fédérale Suisse, Elisabeth Iklé, dans un train pour l'aéroport de Zurich, qu'il épouse en 1960[2]. À partir des années 1960, il ouvrit son cabinet d'avocat d'affaires à Zurich, dans le domaine économique. En outre, il était de 1966 à 1980, chargé de cours à l'université de Zurich[3]. Il a présidé la Commission fédérale des médias suisses et gravit les échelons de la hiérarchie militaire suisse, et ses méthodes de fesser ses soldats ainsi que ses secrétaires lui valent une suspension de plaider pour six mois[2].

Il encouragera sa femme à être candidate de la municipalité de Zumikon[4], qui sera ensuite conseillère fédérale en 1984 sous l'étiquette du PRD. Impliqué dans la société zurichoise Shakarchi Trading AG, dont il était vice-président, et il était soupçonné de blanchir des fonds de la drogue[1]. Il démissionne le [1], jour où sa femme l'informe qu'une enquête est en cours, sous prétexte d'une surcharge de travail[5] ; celle-ci avoue le au Conseil fédéral avoir averti son mari et elle démissionnera le [1]. Il perdra ses brevets d'avocats en 1991 et l'autorisation d'exercer en 1997[6], sa réputation, et le couple est poursuivi pour fraude[1].

Hans W. Kopp sera condamné en 1991 à une peine d'un an de prison avec sursis pour escroquerie et faux[6], dans la faillite de la société Trans-KB qu'il présidait[5].

Depuis son mariage, Kopp vit avec son épouse à Zumikon depuis près de 50 ans[7]. Il meurt le .

Activité littéraire[modifier | modifier le code]

Kopp a écrit des poèmes qui ont été publiés dans plusieurs livres. Un livre de poésie illustré par Hans Erni est paru en 1986[8]. En 2009, une publication posthume bilingue de son livre de poésie Die Schöpfung en allemand avec la traduction française d'Oskar Freysinger[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e https://www.lenouvelliste.ch/articles/suisse/le-12-decembre-il-y-a-25-ans-elisabeth-kopp-demissionnait-303548
  2. a b et c http://www.hommages.ch/Defunt/43833/Hans_Kopp
  3. Hans W. Kopp: Information in der Demokratie: Bausteine einer Medienpolitik. Benziger, Zürich 1976, (ISBN 3-545-37090-9).
  4. Elisabeth Kopp: Briefe. Benteli Verlag, Bern 1991, (ISBN 3-7165-0830-6).
  5. a et b https://www.letemps.ch/opinions/eclairage-dix-ans-apres-reste-laffaire-kopp-cest-surtout-decor
  6. a et b https://www.rts.ch/info/suisse/1132557-le-mari-d-elisabeth-kopp-n-est-plus.html
  7. Hans W. Kopp – ein Mann mit vielen Facetten. NZZ, 29 janvier 2009.
  8. Hans W. Kopp, Hans Erni: Aus der Siebenten Nacht. Verlag Stocker-Schmid, Dietikon/Zürich 1986, (ISBN 3-7276-7071-1).
  9. Hans W. Kopp: Schöpfung - Création Édition bilingue, traduction française par Oskar Freysinger, illustré par Rosemarie Winteler, Verlag Xenia, Vevey, 2009, (ISBN 978-2-88892-063-2).