Hans Steinbrenner

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Hans Steinbrenner
Hans Steinbrenner Figur Gießener Kunstweg.jpg

Figur, Gießener Kunstweg

Naissance
Décès
Nationalité
Activité
Mouvement

Hans Steinbrenner est un artiste, peintre et sculpteur, allemand. Il est né le à Francfort-sur-le-Main où il est mort le .

Parcours[modifier | modifier le code]

Hans Steinbrenner fait des études d’arts graphiques à l’École des arts décoratifs d’Offenbach-am-Main. Il réalise notamment des affiches. Mais il commence aussi à peindre en 1948 et à sculpter en 1948. Il continue ses études d'art à l’École des beaux-arts de Francfort-sur-le-Main (jusqu’en 1952) , puis à l’Académie des beaux-arts de Munich où il est assistant du sculpteur Toni Stadler. Il enseigne ensuite ( en 1954 ) à l’École nationale professionnelle des tailleurs de pierre, à Wunsiedel/Oberfranken.

En 1955, l'artiste figuratif qu'il était s'ouvre à l'art non-figuratif qu'il nomme "biomorphe". En 1960, il réalise ses premières sculptures abstraites, en bois et en pierre, et des dessins à la plume. De 1958 à 1963, Hans travailla en partenaire avec son frère Klaus, né en 1935, avec lequel il participa à la Dokumenta III de Kassel. En 1963, il se rend au "Symposium des Sculpteurs Européens" à Berlin. Impressionné par le travail et la peinture d’Otto Freundlich. il réalise des « tableaux noirs » abstraits. En 1967, boursier du Gouvernement Fédéral d’Allemagne il séjourne à la Cité internationale des arts, à Paris ; il y réalise des « tableaux blancs » et des sculptures en pierre synthétique (ytong). Il enseigne ensuite à la Städelschule de Francfort (École supérieure des beaux-arts). En 1999, il est élu membre de l’Académie des beaux-arts de Bavière à Munich.

Ce qu'il a dit[modifier | modifier le code]

  • « Si ce que l’on entreprend relève vraiment de l’Art, les expériences sensuelles aboutissent à des réflexions d’ordre spirituel. »( en 1967 ).
  • " L’Art se réduit-il à l’expérience de la réalité ? L’Art est toujours dépassement, élévation, idéalisation de la réalité, le seul moyen pour l’homme de saisir les étoiles."

La critique[modifier | modifier le code]

" Une exigence alliée à une conduite réfléchie ont conduit Hans Steinbrenner à poursuivre simultanément des recherches sur le plan et dans l’espace.(...) Sa relation à l’espace porte les germes d’un art construit dont les formes géométriques sont inspirées par la nature qui lui offre les matériaux pour sa sculpture : l’orme, le chêne et encore le calcaire et le basalte. Restant attentif aux volumes purs, à la suite de Henri Laurens ou Hans Arp, dont il revendique l’héritage, il recherche avant tout l’équilibre des masses et des volumes à partir de justes proportions afin d’atteindre un concept formel. Ces rythmes se transposent dans des carrés, des rectangles aux formats irréguliers en léger décalage pour un mouvement imperceptibles. Ses « compositions » peintes tissent un dialogue séquentiel avec les « figures », totems monolithes qui dispensent une plénitude à un ensemble parvenu à une totale maturité." Lydia Harambourg in La Gazette de l'Hôtel Drouot n°13 du 4 avril 2008 (page 215)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Bronze - Plastiken , 1961-1970 », Lorenz Dittmann, Ed. de l’artiste et l’auteur, 1999 (en langue allemande)
  • « Skulpturen im Städelgarten », Heinz Vogel et autres, Städelsches Kunstinstitut und Städtische Galerie, Francfort-sur-le-Main, 1996 en langue allemande.
  • « Bilder und Zeichnungen, 1965-1994 », Gudrun Spielvogel et Lorenz Dittmann, Ed. Galerie Gudrun Spielvogel, Munich, 1997 (en langue allemande)
  • « Sculptures et peintures, 1957-2001 », Marie Lapalus, Musée des Ursulines, Macon, 2002
  • « Le petit format, Das kleine Format, 1977-2001 », Edda Maillet et l’artiste, Ed. H. Steinbrenner, 2002 (bilingue, allemand et français)

Expositions[modifier | modifier le code]

  • La prochaine exposition de Hans Steinbrenner se tiendra à Paris du 17 septembre au 18 octobre 2011 à la Galerie Gimpel Müller.

Références[modifier | modifier le code]