Hans Litten

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Hans Litten
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Buste de Hans Litten

Nom de naissance Hans Achim Litten
Naissance
Halle, Allemagne
Décès
Camp de concentration de Dachau, Allemagne
Nationalité Drapeau de l'Allemagne Allemand
Profession

Hans Achim Litten, né le à Halle-sur-Saale et mort le à Dachau, dans le camp de concentration, est un avocat allemand antinazi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Fritz Litten (1873-1940), juriste issu d'une famille juive, mais converti au luthéranisme, professeur de droit à l'université de Königsberg, puis recteur de cette institution (la famille s'installe à Königsberg dès 1906). Hans Litten est baptisé, mais est ensuite intéressé par ses origines juives : adolescent, il étudie l'hébreu, qu'il choisit comme matière d'examen pour son Abitur.

Sous la République de Weimar, il défend les droits des ouvriers.

Entre 1929 et 1932, il défend des opposants au nazisme lors d'importants procès politiques. Il devient célèbre, en 1931, en appelant Adolf Hitler, alors leader du NSDAP à la barre des témoins dans le cadre d'un procès mettant en cause des activistes nazis de la section 33 de la SA qui ont poignardé deux militants communistes[1] . Litten lui fait subir un contre-interrogatoire de près de trois heures; Hitler sort tellement ébranlé de cette épreuve qu'il interdit à quiconque de mentionner le nom de l'avocat en sa présence.

Hitler, devenu chancelier du Reich le 30 janvier 1933, fait arrêter Litten durant la nuit de l'incendie du Reichstag (28 février 1933), en même temps que d'autres avocats. Un de ses amis, Erich Cohn-Bendit, le père de Daniel Cohn-Bendit, décide alors de quitter l'Allemagne pour se réfugier en France[2].

Litten passe les cinq années suivantes dans différents camps de concentration, endurant la torture au cours de nombreux interrogatoires. Il finit par se suicider le 5 février 1938 dans le camp de concentration de Dachau.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Mathilde Aycard, Pierre Vallaud Hitler contre Berlin éd.Perrin, 2015 (ISBN 978-2-262-05145-7)
  2. Gabriel Cohn-Bendit, Nous sommes en marche, Flammarion, 1999, page 52.

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