Hans Berger (neurologue)

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Hans Berger
HansBerger Univ Jena.jpeg
Biographie
Naissance
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Neuses (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
IénaVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Johannisfriedhof (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
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Membre de
Jena Johannisfriedhof Berger.jpg

Vue de la sépulture.

Hans Berger, né à Neuses près de Cobourg le et mort à Iéna le , est un neurologue allemand. Il était considéré comme le père de l'électroencéphalographie, en étant le premier à avoir appliqué cette technique chez l'humain d'abord par trépanation puis vers 1929 « à la surface du crâne intact »[1],[2].

Biographie[modifier | modifier le code]

Maison natale de Berger Steinweg 32, à Cobourg.

Il est le fils du docteur Paul Friedrich Berger, le directeur de l'hôpital de Cobourg (Coburger Landkrankenhauses), et le petit-fils du poète et orientaliste Friedrich Rückert. Il effectue ses études secondaires au Lycée Casimirianum (Gymnasium Casimirianum) à Cobourg, où il obtient en 1892 son baccalauréat (Abitur) avec mention très bien dans toutes les matières. Ce sont ensuite les disciplines correspondant à ses premières inclinations, les mathématiques et l'astronomie qu'il commence à étudier. Il abandonne cependant ses études au bout d'un semestre et s'enrôle pour une an de service militaire dans la cavalerie. Au cours d'un exercice d'entraînement, son cheval se cabre brusquement et Berger désarçonné atterrit juste devant les roues d'un canon tracté par des chevaux. Le conducteur de la batterie d'artillerie parvient à stopper les chevaux à temps, laissant le jeune Berger en état de choc mais sans blessures graves[3]. Sa sœur, vivant dans la maison familiale éloignée de plusieurs kilomètres, a, au même moment, le sentiment du danger couru par son frère et insiste pour que leur père lui envoie un télégramme. L'incident fait une telle impression sur Berger que, des années plus tard en 1940, il écrira : « Par un phénomène de télépathie spontanée, au moment où face au danger, je contemplais ma mort certaine, j'ai transmis mes pensées tandis que ma sœur, qui m'était très proche, jouait le rôle d'un récepteur[4].

Il s'oriente ensuite vers les études de médecine, qui le conduisent d'abord à l'université d'Iéna (où il devient membre de la fraternité d'Arminia (Burschenschaft Arminia auf dem Burgkeller), puis à Wurtzbourg et à Kiel. De retour à Iéna (1893-1897), il y obtient son doctorat en médecine.

Hans Berger inaugure sa carrière médicale à Iéna en 1897 comme médecin adjoint à la clinique de psychiatrie dirigée par Otto Binswanger et dont le médecin-chef est à cette époque Theodor Ziehen. En 1901, il devient privatdozent avec un travail intitulé : « À propos de la théorie de la circulation du sang dans la boîte crânienne chez l'Homme, en particulier sous l'influence des drogues » (« Zur Lehre von der Blutzirkulation in der Schädelhöhle des Menschen, namentlich unter dem Einfluß von Medikamenten ». Berger restera fidèle à cette clinique. En 1912 il y est nommé médecin principal et en 1919, il prend la succession de Binswanger comme directeur de l'hôpital psychiatrique et professeur associé.

De 1927 à 1928, il occupe le poste de recteur de l'université d'Iéna. Son discours de réception au rectorat (Rektoratsrede) intitulé « À propos des localisations cérébrales » (« Über die Lokalisation im Großhirn ») fait figure de profession de foi scientifique.

Hans Berger, qui était membre bienfaiteur de la SS (FM-SS)[5] devient professeur émérite en 1938. Il termine sa carrière comme médecin consultant à la Haute Cour de Santé Héréditaire (Erbgesundheitsobergericht, EGOG) d'Iena, participant au programme de stérilisation forcée de l'Allemagne nazie[6].

Lorsqu'éclate la Seconde Guerre mondiale, en 1939, la direction de l'hôpital le réemploie comme commissaire. En 1941, Karl Astel, un responsable du programme eugéniste nazi lui demande de réintégrer l'EGOG, et Berger lui répond le  : « Je me tiens prêt très volontiers à revenir en qualité d'assesseur à la Haute Cour de Santé Héréditaire et vous en remercie » (« Ich bin sehr gerne bereit, wieder als Beisitzer beim Erbgesundheitsobergericht in Jena mitzuwirken und danke Ihnen dafür. », cette affectation n'aura finalement pas lieu.

Le , Hans Berger pris d'un accès de mélancolie met fin à sa vie par pendaison dans l'aile sud de la clinique médicale II à Iéna. Il avait passé ses dernières années dans le sanatorium pour patients atteints de maladies nerveuses dont il était le directeur à Bad Blankenburg. Il est enterré à Iéna[7].

En 1940, Berger est proposé trois fois comme candidat au Prix Nobel sur un total de 65 nominations et ce n'est qu'en raison de sa mort que deux autres propositions en 1942 et 1947 ne seront pas enregistrées[8].

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Delay, L'électricité cérébrale, Paris, PUF, coll. « Que sais-je? ».
  2. http://www.encyclopedia.com/topic/Hans_Berger.aspx Hans Berger bio].
  3. (en) Dean Radin (2006), Entangled Minds, 21.
  4. Hans Berger (1940), Psyche, 6.
  5. (de) Ernst Klee. Das Personenlexikon zum Dritten Reich. Wer war was vor und nach 1945. Fischer Taschenbuch Verlag, Zweite aktualisierte Auflage, Frankfurt am Main 2005, S. 41.
  6. (de)Dirk Preuss, Uwe Hossfeld, Olaf Breidbach : Anthropologie nach Haeckel. Franz Steiner Verlag, 2006, (ISBN 3515089020), p. 136.
  7. (de) Harald Sandner : Coburg im 20. Jahrhundert. Die Chronik über die Stadt Coburg und das Haus Sachsen-Coburg und Gotha vom 1. Januar 1900 bis zum 31. Dezember 1999 – von der „guten alten Zeit“ bis zur Schwelle des 21. Jahrhunderts. Gegen das Vergessen. Verlagsanstalt Neue Presse, Coburg 2002, (ISBN 3-00-006732-9), p. 168.
  8. (de) U.-J. Gerhard, A. Schönberg, B. Blanz: „Hätte Berger das Ende des Zweiten Weltkrieges noch erlebt – gewiss wäre er ein Anwärter auf den Nobelpreis geworden“ – Hans Berger und die Legende vom Nobelpreis; Ein Beitrag zum 200. Jahrestag der Gründung der Jenaer Psychiatrischen Klinik. Fortschr Neurol Psychiatr 2005; 73(3): 156-160, Georg Thieme Verlag Stuttgart.

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