Hans-Ulrich Obrist

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Hans-Ulrich Obrist
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Hans-Ulrich Obrist en 2017.
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Audrey Irmas Award for Curatorial Excellence (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Hans-Ulrich Obrist, né en 1968 à Weinfelden[1], est commissaire d'exposition, critique et historien de l’art. Il est aujourd'hui codirecteur des expositions et directeur des projets internationaux de la Serpentine Gallery à Londres.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hans-Ulrich Obrist organise sa première exposition dans sa cuisine au début des années 1990 : « elle résultait d'un dialogue avec Christian Boltanski, Fischli et Weiss et d'autres artistes qui, à ce moment-là, encourageaient cette option d'organiser des expositions dans un autre contexte que celui habituel des galeries, des centres d'art et des musées »[2].

En 1993, il fonde le musée Robert-Walser et commence à diriger le programme « Migrateur » au musée d'Art moderne de la Ville de Paris, où il est commissaire pour l'art contemporain jusqu'en 2005[3].

Depuis 2006, il est directeur artistique de la Serpentine Gallery à Londres et commissaire d’exposition[4].

En 2009 puis en 2016, il est classé numéro 1 dans la liste des 100 personnalités les plus puissantes dans le monde de l'art contemporain, établie chaque année par la revue Art Review[5].

Depuis 1991, il a organisé ou coorganisé de nombreuses expositions individuelles, notamment consacrées à Olafur Eliasson, Philippe Parreno, Pierre Huyghe et Anri Sala, mais aussi des expositions collectives[6].

Depuis 1993, Obrist propose à des artistes, dans le cadre d'un projet intitulé « Do It », de créer des œuvres définies par un mode d'emploi très simple que chacun peut reproduire[7]. Ces modes d'emploi sont aujourd'hui accessibles sur Internet[8].

En 2014, il est l'un des commissaires d'« Imagine Brazil ».

Publications[modifier | modifier le code]

  • Hans Ulrich Obrist, An Exhibition Always Hides Another Exhibition, Berlin, Sternberg Press, 2019, 194 p.
  • Hans Ulrich Obrist, Somewhere Totally Else, Zurich, JRP Éditions, 2018, 200 p.
  • Hans Ulrich Obrist, The Czech Files, JRP Éditions et Les Presses du réel, 2014, 176 p.
  • Hans Ulrich Obrist, Sharp Tongues, Loose Lips, Open Eyes, Ears to the Ground, Berlin, Sternberg Press, 2014, 172 p.
  • Hans Ulrich Obrist et Lionel Bovier, A Brief History of New Music, Zurich, JRP Ringier, 2014, 304 p.
  • Hans Ulrich Obrist, Everything You Always Wanted to Know About Curating But Were Afraid to Ask, Berlin, Sternberg Press, 2011, 208 p. : recueil d'entretiens avec seize personnalités du monde de l'art[9].
  • Hans Ulrich Obrist, A Post-Olympic Beijing Mini-Marathon, Zurich, JRP Ringier, 2010, 160 p.
  • Hans Ulrich Obrist, Conversation avec Raoul Vaneigem, Paris, Manuella, 2009, coll. « Une conversation », 48 p. (ISBN 978-2-917217-22-1).

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

  •  : Premier de la liste des cent personnalités les plus influentes du monde de l'art selon Art Review[10].
  • 2015 : Prix international Folkwang[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. (de) « Hans Ulrich Obrist », sur Kampa Verlag (consulté le )
  2. Hans-Ulrich Obrist, « Une exposition en cache une autre ? », 2007, Centre Pompidou.
  3. a et b « Hans Ulrich Obrist - Les presses du réel », sur www.lespressesdureel.com (consulté le ).
  4. « Hans Ulrich Obrist : « il faut que les gouvernements aident les artistes » - 19 mai 2020 - Le Journal des Arts - n° 546 », sur Le Journal Des Arts (consulté le ).
  5. (en) Hannah Ellis-Petersen, « Hans-Ulrich Obrist tops list of art world's most powerful », The Guardian,‎ (lire en ligne).
  6. Marie Ottavi, « Hans Ulrich Obrist: Wanted », sur Liberation.fr, .
  7. (en) Alex Greenberger, « Curator Hans Ulrich Obrist’s Pioneering ‘Do It’ Show Goes Digital with New Google Art Platform », ARTnews,‎ (lire en ligne).
  8. « Do It », sur Google Arts and Culture.
  9. Les Presses du réel, 2011, édition anglaise, Sternberg Press – Histoire, critique et théorie
  10. Hyper-active Swiss curator tops artworld power list, Charlotte Higgins, The Guardian, Thursday 15 October 2009

Liens externes[modifier | modifier le code]

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