Hangest-sur-Somme

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Hangest-sur-Somme
Hangest-sur-Somme
L'église, aperçue en venant du pont de la Somme et de Bourdon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Somme
Intercommunalité Communauté de communes Nièvre et Somme
Maire
Mandat
Gérard Bailleul
2014-2020
Code postal 80310
Code commune 80416
Démographie
Gentilé Hangestois, Hangestoises
Population
municipale
758 hab. (2016 en augmentation de 7,67 % par rapport à 2011)
Densité 61 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 54″ nord, 2° 03′ 57″ est
Altitude Min. 6 m
Max. 108 m
Superficie 12,46 km2
Localisation

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Hangest-sur-Somme est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La route longeant vers l'amont la rive sud de la Somme descend vers Hangest.

Situé dans la vallée de la Somme, et, par la route, à égale distance d'Abbeville et d'Amiens, son chef-lieu de département, le village se trouve à une vingtaine de kilomètres de ces deux agglomérations.

En matière de transports ferroviaires, le village est desservi par des trains TER Hauts-de-France de la ligne Amiens - Boulogne avec un point d'arrêt sans personnel en Gare d'Hangest.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Condé-Folie Flixecourt Bourdon Rose des vents
Airaines N
O    Hangest-sur-Somme    E
S
Quesnoy-sur-Airaines Soues Crouy-Saint-Pierre

Transports en commun routiers[modifier | modifier le code]

La localité est desservie par la ligne d'autocars no 28 (Saint-Léger - L'Étoile - Flixecourt - Amiens) du réseau inter-urbain Trans'80 [1].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès 1090, Hangest est cité dans Vita Angilberti d'Anscher. Hangestum, forme latine est cité en 1215 par Gérard, évêque d'Amiens dans un cartulaire du Gard. Suivront Hingeste, Hangetz-sur-Somme et Hangiers. Un dénombrement de l'évêché d'Amiens fournit Hangest-sur-Somme en 1589[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En août 1914, le pont d'Hangest-sur-Somme enjambant le fleuve a été détruit par les Allemands[3].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les combats d'Hangest-sur-Somme[modifier | modifier le code]

Au cours de la bataille de France, les troupes allemandes de Guderian atteignirent la Somme le . Le , juste après La Chaussée-Tirancourt, Hangest-sur-Somme fut bombardée. On dénombra une quarantaine de victimes civiles.

Le , débutèrent les combats pour le contrôle d’Hangest-sur-Somme. L'enjeu de cette bataille était de permettre à l'armée allemande de traverser la Somme, ce que la 7e Panzerdivision parvint à faire. Rommel qui la commandait ordonna à un bataillon de Panzer de tirer sur le village.

Hangest-sur-Somme était défendue par la 5e division d'infanterie coloniale (5e D.I.C.) qui tint la position avec des moyens réduits (un canon antichars de 25 mm). Les Sénégalais du 53e régiment d’infanterie coloniale mixte sénégalais (53e RICMS) avaient pris position en haut du larris mais les Allemands, appuyés par une artillerie importante, montèrent à l’assaut et prirent la position.

Des crimes de guerre[modifier | modifier le code]

Robert Dupays témoigna ainsi après le conflit :

« A Hangest-sur-Somme, certains tirailleurs du même régiment furent immédiatement abattus après leur capture. Les combats furent si violents que la presse allemande (Pommersche Zeitung) cita les combats avec les coloniaux en ces termes : " les Français combattirent avec acharnement, les Noirs utilisaient jusqu’au bout chaque possibilité de défense, chaque maison était défendue. Pour briser cette résistance, il fallut mettre en action les lance-flammes, et pour venir à bout des derniers Sénégalais, les tuer un à un "[4]. »

Hangest-sur-Somme tomba dans l'après-midi. La 7e Panzer-Division put alors poursuivre sa marche vers le sud.

Après leur reddition, le , en violation de la Convention de Genève du 27 juillet 1929, une vingtaine de tirailleurs du 44e régiment d'infanterie coloniale mixte sénégalais, qui avaient défendu le village, furent sommairement exécutés par des soldats allemands « en uniforme noir », probablement des équipages de chars de la 7e Panzerdivision d'Erwin Rommel[5],[4],[6].

Les tirailleurs sénégalais tombés à Hangest-sur-Somme sont enterrés dans la nécropole nationale de Condé-Folie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 6 mai 2014)
Gérard Bailleul   Réélu pour le mandat 2014-2020[7],[8]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2016, la commune comptait 758 habitants[Note 1], en augmentation de 7,67 % par rapport à 2011 (Somme : +0,27 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
915839914963979951953940974
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
952985978966898844788761751
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
670659626653624598614484610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
635661646657648695683704753
2016 - - - - - - - -
758--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune héberge l'école primaire publique Dominique de Saint Mars[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Oratoire rue du Pont-de-Grez. Bâti en reconnaissance à saint Roch après la Première Guerre mondiale[14].
  • Le larri d'Hangest est le plus vaste du département[15].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le , la commune est labellisée pour sa maternité de chauves-souris (sérotines communes) hébergée dans les combles de l'église[16].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  2. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 1, p. 461, vue 234/269.
  3. http://www.ebay.fr/itm/HANGEST-SUR-SOMME-GUERRE-14-18-WW1-6281-pont-allemands-ont-demoli-ecrite-1915-/231145439158
  4. a et b http://www.amiens-ouest-tourisme.fr/les-combats-de-mai-juin-19,fr,8,99.cfm
  5. Scheck, R. Une saison noire. Les massacres de tirailleurs sénégalais. Mai-juin 1940. Paris : Taillandier. (2007) p. 41, 46 et 75-77.)
  6. Dominique LORMIER, Comme des lions : Mai-juin 1940 : le sacrifice héroïque de l'armée française, Calmann-Lévy, (lire en ligne)
  7. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 5 septembre 2008)
  8. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. L'école sur le site du ministère de l'Éducation nationale.
  14. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 144 (ASIN B000WR15W8).
  15. Des belvédères pour redécouvrir l'histoire et les paysages du département.
  16. Thierry Griois, « La chauve-souris à l'honneur ce samedi. Picardie Nature décernera aujourd’hui à la commune le label « Refuge pour les chauves- souris », lors de la seconde édition d’une manifestation consacrée à ce mammifère. », Courrier picard, édition d'Amiens, , p. 17.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]