Hangest-sur-Somme

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Hangest-sur-Somme
L'église, aperçue en venant du pont de la Somme et de Bourdon.
L'église, aperçue en venant du pont de la Somme et de Bourdon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Canton Ailly-sur-Somme
Intercommunalité Communauté de communes Nièvre et Somme
Maire
Mandat
Gérard Bailleul
2014-2020
Code postal 80310
Code commune 80416
Démographie
Gentilé Hangestois
Population
municipale
753 hab. (2015 en augmentation de 6,96 % par rapport à 2010)
Densité 60 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 58′ 54″ nord, 2° 03′ 57″ est
Altitude Min. 6 m
Max. 108 m
Superficie 12,46 km2
Localisation

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Hangest-sur-Somme

Hangest-sur-Somme est une commune française située dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

La route longeant vers l'amont la rive sud de la Somme descend vers Hangest.

Situé dans la vallée de la Somme, et, par la route, à égale distance d'Abbeville et d'Amiens, son chef-lieu de département, le village se trouve à une vingtaine de kilomètres de ces deux agglomérations.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Dès 1090, Hangest est cité dans Vita Angilberti d'Anscher. Hangestum, forme latine est cité en 1215 par Gérard, évêque d'Amiens dans un cartulaire du Gard. Suivront Hingeste, Hangetz-sur-Somme et Hangiers. Un dénombrement de l'évêché d'Amiens fournit Hangest-sur-Somme en 1589[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En août 1914, le pont d'Hangest-sur-Somme enjambant le fleuve a été détruit par les Allemands[2].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Les combats d'Hangest-sur-Somme[modifier | modifier le code]

Au cours de la Bataille de France, les troupes allemandes de Guderian atteignirent la Somme le . Le , juste après La Chaussée-Tirancourt, Hangest-sur-Somme fut bombardée. On dénombra une quarantaine de victimes civiles.

Le , débutèrent les combats pour le contrôle d’Hangest-sur-Somme. L'enjeu de cette bataille était de permettre à l'armée allemande de traverser la Somme, ce que la 7e Panzerdivision parvint à faire. Rommel qui la commandait ordonna à un bataillon de Panzer de tirer sur le village.

Hangest-sur-Somme était défendue par la 5e division d'infanterie coloniale (5e D.I.C.) qui tint la position avec des moyens réduits (un canon antichars de 25 mm). Les Sénégalais du 53e régiment d’infanterie coloniale mixte sénégalais (53e RICMS) avaient pris position en haut du larris mais les Allemands, appuyés par une artillerie importante, montèrent à l’assaut et prirent la position.

Des crimes de guerre[modifier | modifier le code]

Robert Dupays témoigna ainsi après le conflit :

« A Hangest-sur-Somme, certains tirailleurs du même régiment furent immédiatement abattus après leur capture. Les combats furent si violents que la presse allemande (Pommersche Zeitung) cita les combats avec les coloniaux en ces termes : " les Français combattirent avec acharnement, les Noirs utilisaient jusqu’au bout chaque possibilité de défense, chaque maison était défendue. Pour briser cette résistance, il fallut mettre en action les lance-flammes, et pour venir à bout des derniers Sénégalais, les tuer un à un "[3]. »

Hangest-sur-Somme tomba dans l'après-midi. La 7e Panzer-Division put alors poursuivre sa marche vers le sud.

Après leur reddition, le , en violation de la Convention de Genève du 27 juillet 1929, une vingtaine de tirailleurs du 44e régiment d'infanterie coloniale mixte sénégalais, qui avaient défendu le village, furent sommairement exécutés par des soldats allemands « en uniforme noir », probablement des équipages de chars de la 7e Panzerdivision d'Erwin Rommel[4],[3],[5].

Les tirailleurs sénégalais tombés à Hangest-sur-Somme sont enterrés dans la nécropole nationale de Condé-Folie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 en cours
(au 6 mai 2014)
Gérard Bailleul   Réélu pour le mandat 2014-2020[6],[7]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9].

En 2015, la commune comptait 753 habitants[Note 1], en augmentation de 6,96 % par rapport à 2010 (Somme : +0,2 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
915 839 914 963 979 951 953 940 974
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
952 985 978 966 898 844 788 761 751
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
670 659 626 653 624 598 614 484 610
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
635 661 646 657 648 695 683 704 753
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Oratoire rue du Pont-de-Grez. Bâti en reconnaissance à saint Roch après la Première Guerre mondiale[12].
  • Le larris d'Hangest est le plus vaste du département[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Garnier, Dictionnaire topographique du département de la Somme, tome 1, p. 461, vue 234/269.
  2. http://www.ebay.fr/itm/HANGEST-SUR-SOMME-GUERRE-14-18-WW1-6281-pont-allemands-ont-demoli-ecrite-1915-/231145439158
  3. a et b http://www.amiens-ouest-tourisme.fr/les-combats-de-mai-juin-19,fr,8,99.cfm
  4. Scheck, R. Une saison noire. Les massacres de tirailleurs sénégalais. Mai-juin 1940. Paris : Taillandier. (2007) p. 41, 46 et 75-77.)
  5. Dominique LORMIER, Comme des lions : Mai-juin 1940 : le sacrifice héroïque de l'armée française, Calmann-Lévy, (lire en ligne)
  6. « Liste des maires de la Somme », sur http://www.somme.pref.gouv.fr, (consulté le 5 septembre 2008)
  7. « Liste des maires de la Somme » [xls], Liste des élus du département de la Somme, Préfecture de la Somme, (consulté le 9 juin 2014)
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. André Guerville, Chapelles et oratoires en Pays de Somme, Abbeville, Frédéric Paillart, coll. « Richesses en Somme », 4e trimestre 2003, 302 p., p. 144 (ASIN B000WR15W8).
  13. Des belvédères pour redécouvrir l'histoire et les paysages du département.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]