Hana Rached

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Hana Rached
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Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Hana Rached (arabe : هناء راشد), née en 1933 à Tunis et décédée le 8 août 2003 à New York[1], est une chanteuse tunisienne.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est issue d'une grande famille d'artistes vivant dans le quartier tunisois de Lafayette. Sa mère Flifla Chamia est une grande artiste, chanteuse et danseuse, qui avait joué dans le premier film tourné en Tunisie, Le Fou de Kairouan (1937) de Jean-André Kreuzi. Ses tantes, Ratiba Chamia et Bahia Chamia chantaient également et, parmi ses parents, on compte aussi les musiciens Henri Saadoun et Raoul El Masri.

Dotée d'une belle voix, elle se produit dans les fêtes familiales et réussit difficilement à convaincre sa mère de lui permettre d'intégrer le milieu artistique. Elle fait sa première apparition en public le 26 mai 1951. Mohamed Maghrebi dit d'elle qu'« elle se distingue par la beauté de son timbre et l'émotion de sa voix et surtout la force et la hauteur de ses cordes vocales, des qualités qui lui valent une appréciation unanime »[2].

Après que le poète Ahmed Kheireddine et les compositeurs Sayed Chatta et Mohamed Triki lui aient composé des chansons, elle devient une véritable diva. Elle compose tout de même certains de ses titres qui se révèlent aussi être de grands succès.

Mais, Rached n'a pas cherché à enregistrer ses succès ou à gérer sa carrière. Lorsque l'occasion de partir pour New York s'est présentée, elle l'a saisie. Elle a ensuite continué à chanter mais pas avec le même succès qu'auparavant. En 1993, à l'occasion du Festival de la chanson tunisienne, elle revient à Tunis et découvre que son public ne l'a pas oubliée.

Répertoire[modifier | modifier le code]

Il n'est pas aisé de reconstituer le répertoire de Hana Rached. Le grand public se rappelle cependant certains de ses grands succès :

Titre Nom original Poète/Parolier Compositeur
Ya farhanin bel hawa يا فرحانين بالهوى Sayed Chatta Sayed Chatta
Fatanti el malaeka فتنت الملائكه Mohamed Maârouf Roussafi Sayed Chatta
Anta fiddonia nassibi أنت في الدنيا نصيبي Ahmed Kheireddine Sayed Chatta
Ya habibi akfarat يا حبيبي أقفرت دنيا الهوى Mahmoud Bourguiba Sayed Chatta
Ya Mbadelletni يا مبدلتني Ridha Khouini Ahmed Sabra
Zaraat el ward زرعت الورد Mohamed Boudhina Ahmed Sabra
Ainin soud عينين سود Mohamed Marzouki Mohamed Triki
Yal azeba mabsouta يا العازبة مبسوطة Mahmoud Bourguiba Mohamed Triki
Ya mahlaha essahria يا محلاها السهرية Mahmoud Bourguiba Mohamed Triki
Goulou l'hawwa قولو لحواء Abderrazak Karabaka Mohamed Triki
Dhaa essabr ghdali ضاع الصبر غدالي Ahmed Kheireddine Mohamed Triki
Fi ellil wedhelam في الليل و الظلام ? Mohamed Triki
Ya naima يا نائمة و النوم ذبل عينك Ahmed Kheireddine Hana Rached
Ya hagera يا هاجرة Ahmed Kheireddine Hana Rached
Ya nakra lemwadda يا ناكرة المودة Ahmed Kheireddine Hana Rached
Nenched galbi ننشد قلبي Ahmed Kheireddine Hana Rached
Ya layl tol يا ليل طل Ibn Zeydoun Hana Rached
Damai ya ain ehtar دمعي يا عين احتار Naceur Bouaziz Hana Rached
Hannitha wala youm هنيتها ولا يوم هنتني ? Hana Rached
Ya ghaliya يا غالية ? ?
Ya ain يا عين ? ?
Omri rah عمري راح ? ?
Haram alik حرام عليك ? ?

Références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) « Hana Rached n'est plus », Le Quotidien, date inconnue
  2. Mohamed Maghrebi, « Hana Rached, réminescence d'une diva », Le Renouveau, 1993 (date inconnue)

Sources[modifier | modifier le code]

  • Tahar Melligi, « Les immortels de la chanson tunisienne : Hana Rached, une voix d'or », La Presse de Tunisie, 17 décembre 2007
  • Tahar Melligi, « Comment j'ai connu Hana Rached », Sabah Al Khair, 14 novembre 1996