Han Kuo-yu

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Dans ce nom, le nom de famille, Han, précède le nom personnel.
Han Kuo-yu
高雄市長 韓國瑜.jpg
Fonctions
Maire de Kaohsiung (en)
depuis le
Hsu Li-ming (en)
Manager général (en)
Taipei Agricultural Products Marketing Corporation (d)
-
Député au Yuan législatif
-
Member of Taipei County Council (d)
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (62 ans)
Comté de Taipei (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activité
Conjoint
Lee Chia-fen (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Han Ping (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique

Han Kuo-yu (chinois traditionnel : 韓國瑜 ; pinyin : Hán Guóyú) est un homme politique taiwanais né le à Taiwan. Membre du Kuomintang (KMT), Han est maire de Kaohsiung depuis et candidat du KMT à l'élection présidentielle de 2020.

Le père de Han est officier dans l'armée nationaliste de Tchang Kaï-chek. Avec la victoire des communistes en Chine continentale, les nationalistes, dont les parents de Han, fuient vers Taïwan en 1949[1].

Lors des élections municipales de novembre 2018, le Parti démocrate progressiste enregistre un revers au niveau national et Han est élu maire de Kaohsiung. Kaohsiung était dirigée par des maires PDP depuis 1998 et cette conquête de la troisième ville du pays est remarquée[2].

En , Han est élu candidat du KMT à l'élection présidentielle de 2020 lors d'une primaire interne. Han obtient 44,8 % et devance quatre autres candidats dont Terry Gou qui obtient 27,7 % des voix et Eric Chu (17,9 %)[2]. Il sera, entre autres, opposé à la présidente sortante du DPP : Tsai Ing-wen. Han déclare ne pas démissionner de son poste de maire pendant la campagne électorale[3].

Très opposé à une déclaration officielle d'indépendance de Taïwan, Han la décrit comme « plus effrayante que la syphilis ». Suivant la ligne officielle du KMT, il souhaite un rapprochement avec la Chine continentale. Néanmois, suite aux manifestations massives et durables qui éclatent en à Hong Kong pour protester contre l'influence de la Chine continentale dans la politique hongkongaise, Han change de position. La lutte des Hongkongais rappelle aux Taïwanais le risque à se rapprocher de la Chine continentale. Han déclare alors que pour appliquer la politique d'« Un pays, deux systèmes » proposée par la Chine, il faudra lui « passer sur le corps »[4],[2].

Han promet d'améliorer l'économie taïwanaise en augmentant les liens économiques avec la Chine continentale[4]. Han est décrit comme « populiste » et « charismatique ». Son discours et sa personnalité séduisent plusieurs pans de l'électorat, principalement les foyers modestes, les petits propriétaires, les retraités de la fonction publique ou de l'armée qui ont été touchés par la réforme des retraites de la présidente Tsai[1]. Il est toutefois critiqué pour son manque d'expérience et son souhait de rapprocher Taïwan et la Chine continentale[5].

Le , il obtient 38,6 % des voix et est largement distancé par Tsai Ing-wen qui est réélue avec 57,1 % des voix[5].

Références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :