Hamster de Roborovski

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Phodopus roborovskii

Le Hamster de Roborovski (Phodopus roborovskii), ou Hamster nain de Roborovski, parfois orthographié Roborowski[1], est une espèce de mammifères rongeurs de la famille des Cricetidae. C'est un hamster nain qui a été découvert par Konstantin Satunin en 1903 dans les steppes et les zones désertiques de Mongolie et du nord de la Chine. C'est un micromammifère craintif qui est parfois élevé en captivité dans les laboratoires ou comme animal de compagnie.

Nomenclature et systématique[modifier | modifier le code]

L’animal doit son nom à un explorateur, le géographe Vsevolod Ivanovitch Roborovski (1856-1910), qui a notamment collaboré avec le naturaliste Nikolaï Mikhaïlovitch Prjevalski. Les noms binomiaux synonymes de Phodopus roborovskii sont P. bedfordiae, P. praedilectus, P. przewalskii[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Le poids de cette espèce varie significativement en fonction des saisons. Il diminue en septembre, atteignant 17 g pour les femelles et 19 g pour les mâles. Il augmente en décembre pour atteindre son maximum à la fin du printemps. Les femelles pèsent alors 21 g et les mâles 27 g en moyenne. Il s'agit de la plus petite espèce de hamster au monde, l'adulte mesure entre 5,3 et 8,1 cm de long. La queue mesure de 7 à 11 mm[2].

Comme tous les hamsters nains, le Hamster de Roborovski a quatre doigts aux pattes antérieures, et possède des abajoues, qui lui permettent principalement de transporter de la nourriture. Il possède une ouïe fine et un odorat très développé.

Aspect physique[modifier | modifier le code]

Exemple de Hamster de Roborovski au pelage blanc.

L'épaisse fourrure du Hamster de Roborovski est de couleur marron doré sur le dos, tandis que la base du poil est foncée ; on ne distingue aucune ligne dorsale. La moitié inférieure du corps est blanche. Noirs et ronds, les yeux sont surmontés de 2 petites marques blanches qui évoquent des sourcils. Il existe diverses variantes de coloration, notamment des individus entièrement blancs avec, toujours à la base, le poil foncé.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Ils se nourrissent principalement de graines, qui représentent 70 à 90 % de leur alimentation. Ils consomment notamment les graines des espèces Alyssum desertorum, Caragana spp., Nitraria spp., Dracocephalum peregrinum, Astragalus spp. et Carex spp. Ils se nourrissent également de feuilles et des tiges[2].

Reproduction[modifier | modifier le code]

La période de reproduction court de février à octobre. Elle n'est pas influencée par la température ni la luminosité, ce qui suggérerait que le Hamster de Roborovski peut se reproduire toute l'année. La gestation dure de 20 à 22 jours. Le nombre de petits par portée est de 3,6 à 3,9 en moyenne. À la naissance, le sex-ratio est de 1 (même nombre de mâles et de femelles en moyenne). Ce taux reste constant chez tout les groupes d'âges. Les petits naissent aveugles et quasiment nus. Ils sont couverts de fourrure et ouvrent les yeux vers 14 jours environ. La mère arrête de les allaiter au bout 18 jours. Les petits sont indépendants entre 18 et 30 jours. Les femelles atteignent la maturité sexuelle au bout de 2 mois et les mâles après 2 mois et demi. La femelle peut avoir jusqu'à 4 portées par an[2].



Développement corporel[réf. nécessaire][modifier | modifier le code]

Portée deHamster de Roborovski dans le nid fabriqué par leur mère.
Portée deHamster de Roborovski après 15 jours.
  • Le premier jour, les bébés ont les yeux et les oreilles fermés, une peau rose sans poils et des membres peu développés.
  • Le sixième jour, la peau a commencé à se pigmenter, les premiers poils apparaissent
  • Le huitième jour, les petits hamsters peuvent utiliser leurs abajoues, se nettoyer et faire leurs besoins sans l'aide de leur mère.
  • Le quatorzième jour, ils quittent le nid mais restent avec leur mère. Ils jouent entre eux.
  • Le dix-septième jour, leurs yeux et leur oreilles se sont ouverts. Ils sont sevrés et deviennent totalement indépendants.
  • Le vingt-deuxième jour, le sevrage est acquis et les petits peuvent être séparés de la mère.

Ces dates peuvent varier de quelques jours.

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Le hamster de Roborovski est présent au Kazakhstan, en Russie, en Mongolie en en Chine. Il vit dans les déserts de sables et les prairies[4]. En Mongolie, son habitat est typiquement constitué d'herbacées et graminées de 75 cm de haut, notamment Caragana tibetica, Ammopiptanthus mongolicus, Cynanchum komarovii et Zygophyllum pterocarpum[2].

Prédateurs[modifier | modifier le code]

Comme la plupart des rongeurs, ses prédateurs naturels sont les oiseaux de proie, les renards, les chiens et les chats.

Utilisation par l'homme[modifier | modifier le code]

Animal de laboratoire[modifier | modifier le code]

C'est un animal très intelligent souvent utilisé comme cobaye.

Animal de compagnie[modifier | modifier le code]

Hamster de Roborovski à l'entrée de son nid.

Ce hamster était très peu connu comme animal de compagnie jusque dans les années 1990. Il fait partie des Nouveaux animaux de compagnie (NAC).

Maintenance en captivité[modifier | modifier le code]

Comme tous les rongeurs maintenus en captivité et en particulier les hamsters, cette espèce nécessite un espace de vie adapté, de taille suffisante, qui résiste notamment à leurs dents et à leur capacité d'évasion.

Les hamsters de Roborovski sont des animaux nerveux et timides qui ne conviennent pas aux jeunes enfants. Ils sont difficilement apprivoisables. Ils n'aiment en général pas trop être pris dans les mains ou sortis de leur cage. Mais le tempérament peut considérablement varier entre les individus : certains sont très affectueux et d'autres refusent farouchement tout contact[5].

Ce sont des animaux nocturnes qui se réveillent le soir. Les hamsters de Roborovski ne mordent pas quand ils ont peur mais préfèrent fuir ; ils courent très vite par rapport à leur taille (jusqu'à 10 km/h). C'est une espèce plutôt solitaire[réf. nécessaire] et territoriale, on peut toutefois conserver plusieurs hamsters de Roborovski dans un espace adapté, à condition qu'ils se connaissent depuis leur jeunesse. Il y a tout de même souvent un dominant et il leur arrive de se bagarrer, parfois jusqu'à la mort.

Élevage[modifier | modifier le code]

Les hamsters de Roborovski se reproduisent assez bien en captivité, par rapport aux autres espèces de hamsters : nombreuses portées par an, de 1 à 6 bébés par portée. En revanche, la ménopause de la femelle a lieu relativement tôt[réf. souhaitée]. Comme chez toutes les espèces de hamsters, la femelle peut dévorer ses petits si elle est stressée. Les bébés ne doivent pas être touchés par une main humaine dans les 10 premiers jours suivant leur naissance, sinon la mère ne reconnaîtrait plus leur odeur.

Santé[modifier | modifier le code]

Le hamster peut mourir d'ennui s'il n'exerce aucune activité physique régulière. On peut lui procurer une roue ou d'autres équipements de jeu, à condition qu'ils soient adaptés à sa taille et sécurisés. Des bains de sable peuvent aussi être donnés pour qu'il se débarrasse de parasites[6].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Murray Wrobel, 2007. Elsevier's dictionary of mammals: in Latin, English, German, French and Italian. Elsevier, 2007. (ISBN 0444518770 et 9780444518774). 857 pages. Rechercher dans le document numérisé
  2. a, b, c, d et e Référence Animal Diversity Web : Phodopus roborovskii (en)
  3. Les hamsters nains sur le site Rongeurs.net, consulté le 28 nov. 2013.
  4. Référence UICN : espèce Phodopus roborovskii (Satunin, 1903) (en)
  5. Les Races de Hamster sur cobayes et hamsters
  6. Les accessoires pour Hamster sur cobayes et hamsters

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bases de référence :

Publication :

  • (en) Patricia D. Ross, Phodopus roborovskii, le 2 juin 1994 dans Mammalian species n°459, publié par The American Society of Mammalogists.