Ce grand village de l’Entre-Sambre-et-Meuse, traversé par l’Eau d’Heure, un affluent de la Sambre. Il est composé de deux ensembles principaux (Ham-sur-Heure, appelé « le Bourk », et Beignée) ainsi que de quelques autres hameaux.
La Vaucelles, Le Hameau, il se situe à l'est de la localité où se trouve la gare, Él Bourg, c'est-à-dire le centre du village, Beignée, village sur les hauteurs de Ham-sur-Heure et Le Lorichau.
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Le village était possédé par l'abbaye de Lobbes au IXe siècle, mais a été perdu au profil de propriétaires laïcs. La localité faisait partie de la Principauté de Liège, dans le quartier de l'Entre-Sambre-et-Meuse. Ham-sur-Heure est cité pour la première fois en 868-869 dans le polyptyque de l'abbaye de Lobbes. Un château y est construit à la fin du XIe siècle. Par la suite, Ham-sur-Heure est intégrée à la Principauté de Liège et au diocèse de Liège jusqu'à la fin de l'Ancien Régime en 1789.
En 1207, Arnould de Morialmé donne le fief de Ham-sur-Heure au chapitre de Fosse-la-Ville. Du XIIIe au XVe siècle, le village passe sous différentes mains au fil de mariages et héritages[2]. En 1489, Richard de Mérode devient propriétaire du fief. Sa famille conservera le village jusqu'à la fin de l'ancien régime[3]. En 1583, Ham-sur-Heure est incendié par les pillards brabançons en guerre contre la Principauté de Liège.
Pendant la Première Guerre mondiale, des batailles s'organisent à l'est et à l'ouest de Ham-sur-Heure, les Allemands sont accueillis par l'artillerie Française. À la fin de la Grande guerre, les Australiens libèrent le village de l'occupation allemande.
En 1977, date de la fusion des communes, Ham-sur-Heure fut fusionné avec les autres localités pour former Ham-sur-Heure-Nalinnes.
Le château d'Ham-sur-Heure, transformé aux XVe, XVIe, XVIIIe et XIXe siècles, a appartenu de 1487 à 1941 à la famille de Mérode. Il passa ensuite par héritage aux Oultremont, qui le vendirent en 1952 à la commune d'Ham-sur-Heure, où il devint la maison communale[4], avant de devenir celle de l'entité d'Ham-sur-Heure-Nalinnes.
La chapelle Saint-Roch (1636)[5].Le château qui est le siège de la commune d'Ham-sur-Heure-Nalinnes.L'église Saint-Martin, édifice néo-gothique, a été construite entre 1876 et 1881 selon les plans de l'architecte Jos Schadde[6]. À l'intérieur, on peut admirer un magnifique ensemble de peintures, une grotte, un retable de la Vierge-Marie classé par la Région wallonne, ainsi que bien d'autres trésors. L'église abrite également un orgue d'Émile Kerkhoff datant de 1906, doté de 13 jeux répartis sur deux claviers et un pédalier. Elle possède aussi un remarquable ensemble de quatre cloches. L'église a été entièrement restaurée, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur, entre 1989 et 1994[7]. À la suite d'un incendie, heureusement très limité, l'église a été partiellement nettoyée à la fin de l'année 2014.
La chapelle Saint-Roch, ancien sanctuaire de la maison des Récollets, construit en 1638[8].
Le château de Hameau, construit dans la première moitié du XIXe siècle dans un style néo-classique[9]. Devenu en 1964 une maison de repos dénommé « Le Castel ».
L'ancienne maison communale, construite en 1867 dans le style Louis XIII[10] et le monument aux morts pour la patrie.
L'église Saint-Louis de Beignée, un hameau de Ham-sur-Heure, a été construite en 1903 dans un style néo-gothique[11] grâce aux dons versés en l'honneur du Bienheureux Richard, Lambert Trouvez, né en 1585, devint Franciscain sous le nom de Richard de Sainte-Anne. Son destin le conduisit jusqu'au Japon[12]. C'est à Nagasaki qu'il est mort, brûlé en martyr en 1622. Il a été béatifié le [12].
Le dimanche qui suit le a lieu la procession et marche militaire Saint-Roch, remontant, tout comme la chapelle dédiée au saint, à 1638. Elle fait partie des Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse et est reconnue au titre de Patrimoine immatériel de l'Unesco[13]. Cette marche possède un « Règlement de la Marche Saint-Roch », en 16 articles, datant du 29 septembre 1890. C'est le plus ancien règlement, écrit et aussi complet, connu parmi toutes les Marches de l'Entre-Sambre-et-Meuse, (héritage de Odilon Haye, Président de la Marche, en 1890[réf. nécessaire]. L'original de ce document se trouve chez P.M.[Qui ?]à Walcourt).
La fierté des « Bourkîs » s'exprime souvent, lors des fêtes locales, en chantant l'hymne du village « I n'y a qu'in Bourg, yèt qu'in Paris », un chant en wallon de la région de Charleroi, vantant la bonté des gens du village « toujours joyeux, toujours contents »[16].
↑Jean Germain, Guide des gentilés : les noms des habitants en Communauté française de Belgique, Bruxelles, Ministère de la Communauté française, (lire en ligne).
↑Théodore Bernier, Dictionnaire historique, géographique, archéologique, biographique et Bibliographique du Hainaut, Bruxelles, Hector Manceaux, (lire en ligne)
↑Patrick Lemaire, « Quinze marches de l’Entre-Sambre-et-Meuse admises au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco », L'Avenir (Belgique), (lire en ligne)