Halictidae

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Les Halictidae (halictine bees pour les anglophones) forment une famille d'insectes de l'ordre des hyménoptères, de la super-famille des Apoidea.

Services écosystémiques[modifier | modifier le code]

Avec les papillons, syrphes, osmies, andrènes, xylocopes, mégachiles, anthidies, colletes, bourdons et abeilles dont elles sont proches, cette petite abeille sauvage solitaire est un agent de pollinisation, et à ce titre considérée - en tant que l'un des taxons d'abeille sauvage - « indispensable au maintien et à l’évolution des écosystèmes » et faisant partie des amis du jardinier[1] et de l'agriculture. Elles font par exemple partie des pollinisatrices du maïs [2] ou du tournesol[3].

Éthologie[modifier | modifier le code]

Les halictes identifient leur couvain et l'entrée de leur propre nid de manière olfactive, grâce à une substance de type hormonal, produite par une glande de Dufour bien développée chez cette espèce [4],[5].

Systématique[modifier | modifier le code]

Halictus tetrazonianellus, mâle

La famille des Halictidae a été décrite par l'entomologiste suédois Carl Gustaf Thomson en 1869.

En France les halictes ont notamment été étudiés par le naturaliste Jean-Henri Fabre qui s'était intéressé à leurs mœurs et à leur capacité de parthénogenèse[6].(les mâles dispersés le jour se rassemblent le soir[7] pour former des associations temporaires, comme chez les Panurgus et les Dasypoda[8]). Fabre s'est aussi montré intéressé par la parthénogenèse chez les Halictes.

Nom vernaculaire[modifier | modifier le code]

Halictes en français. Ces espèces sont parfois appelées abeilles de la sueur[9],[10]

Taxinomie[modifier | modifier le code]

Cette famille se décompose en quatre sous-familles :

État des populations, pressions, menaces[modifier | modifier le code]

L'état écologique des populations d'halictes est mal connu, car seuls les spécialistes identifient cette espèce avec certitude, mais comme tous les Apidae, elle semble en forte régression ou a déjà disparu d'une partie importante de son aire naturelle ou potentielle de répartition. Elles peuvent aussi être victimes de parasitoïdes ou de prédateurs ; par exemple leurs nymphes peuvent être mangées par des larves de bombyles.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliograhie[modifier | modifier le code]

  • Benoist R (1964) Contribution a la connaissance des Halictus malgaches (Hym. Apidae). Revue française d'entomologie, 31, 45-60.
  • Deguines N (2015) L'urbanophobie chez les insectes pollinisateurs : apports de l’analyse des données 2010-2012 du programme SPIPOLL. Le Biodiversitaire, 6.
  • Fabre J.H (1879) Étude sur les mœurs et la parthénogenèse des Halictes. Ann. Sc. nat.(6), Zool, 9
  • Packer, L. (1988). The effect of Bombylius pulchellus (Diptera; Bombyliidae) and other mortality factors upon the biology of Halictus ligatus (Hymenoptera; Halictidae) in southern Ontario (résumé). Canadian journal of zoology, 66(3), 611-616.
  • Torette P.J (2010) Les Halictes... In Annales de la Société des sciences naturelles et d'archéologie de Toulon et du Var (Vol. 62, No. 1, pp. 56-58). Société des sciences naturelles et d'archéologie de Toulon et du Var.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Japiot, X. Les insectes, nouveaux amis du jardinier, DEVE, Ville de paris.
  2. Fohouo, F. T., Messi, J., & Pauly, A. (2002). L'activité de butinage des Apoïdes sauvages (Hymenoptera Apoidea) sur les fleurs de maïs à Yaoundé (Cameroun) et réflexions sur la pollinisation des graminées tropicales. Biotechnologie, agronomie, société et environnement, 6(2), 87-98.
  3. Meynié S (1997) Efficacité comparée de la pollinisation d'espèces d'Helianthuspar plusieurs genres d'insectes. Agronomie, EDP Sciences, 1997, 17 (1), p. 43-51. <hal- 00885825>
  4. Ayasse M, Engels W, Hefetz A, Lübke G, Francke W (1990) Ontogenetic patterns in amounts and proportions of Dufour’s gland volatile secretions in virgin and nesting queens of Lasioglossum malachurum (Hymenoptera: Halictidae). Z Naturforsch. 45 c
  5. Smith BH, Ayasse M (1987) Kin-based male mating preferences in two species of halictine bee. Behav Ecol Sociobiol 20, 313-318
  6. Fabre, J.H (1879). Étude sur les mœurs et la parthénogenèse chez les Halictes. Ann. Sc. nat.(6), Zool, 9.
  7. Rabaud E (1949) XV.-Sociétés humaines et sociétés animales. L'année psychologique, 50(1), 263-272.
  8. Michez, D. (2007). La nouvelle classification des abeilles (Hymenoptera, Apoidea, Apiformes) ou la chute de l’abeille mellifère (Apis mellifera L.) de son piédestal, Osmia lettre de contact des apidologues. 2. Brèves, numéro spécial janv 2007.
  9. « Quelques espèces d’abeilles au Canada », sur Jardinage pour la faune, Fédération canadienne de la faune,‎ (consulté le 18 septembre 2010)
  10. John Argall, Kenna Mackenzie, Steve Javorek, Gaétan Chiasson, Bernard Savoie, « Les abeilles indigènes qui pollinisent les bleuet sauvage », sur Ministère de l'Agriculture et de l'Aquaculture, Le gouvernement du Nouveau-Brunswick,‎ (consulté le 18 septembre 2010)