Haifaa al-Mansour

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
image illustrant une personnalité image illustrant saoudien
Cet article est une ébauche concernant une personnalité saoudienne.

Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) selon les recommandations des projets correspondants.

Haifaa al-Mansour
Description de l'image HaifaaAlMansour.JPG.
Naissance (42 ans)
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
Profession Réalisatrice, Scénariste
Films notables Wadjda

Haifaa al-Mansour (arabe : هيفاء المنصور), née le , est une réalisatrice et scénariste saoudienne. Elle est la première femme à être réalisatrice en Arabie saoudite.

Biographie[modifier | modifier le code]

Haifaa al-Mansour est née au sein d'une famille libérale. Son père est poète et consultant juridique. Elle est la huitième d'une famille de douze enfants (cinq garçons, sept filles). Ses parents la laissent partir étudier la littérature comparée à l'université américaine du Caire en Égypte où elle décroche une licence d'art[1],[2],[3].

Haifaa al-Mansour retourne en Arabie Saoudite et de 2000 à 2008, elle enseigne l'arabe et l'anglais dans une compagnie pétrolière. Affectée au département communication de l'entreprise, elle y découvre la production audiovisuelle et s'en passionne[1]. En 2006, munie d'une caméra DV, elle tourne discrètement avec sa sœur un documentaire, Femmes sans ombre, qui sera sélectionné au festival d'Abou Dabi[2],[3].

Elle réalise trois courts-métrages entre 2004 et 2005 (Who?, The bitter journey, The Only way out) et un documentaire en 2005 (Women Without Shadows). Installée à Sydney où son mari est en poste, elle obtient un Master en direction cinématographique. Première femme à tourner dans son pays, où le cinéma est proscrit, Haïfaa-al-Mansour réalise Wadjda (2012 sortie en 2013). Le tournage se déroulant dans les rues de Riyad, elle s'est dissimulée dans un van d'où elle a dirigé le tournage à l'aide d'un talkie-walkie, car il aurait été mal vu de voir une femme diriger une équipe composée d'hommes[2]. Le film a été coproduit par le prince Al-Walid ben Talal ben Abdelaziz Al Saoud. Le film crée la polémique car un religieux y affirme devant la caméra que l'Islam n'oblige pas les femmes à se voiler[3].

En 2013, lors du 70e Festival de Venise, elle est présidente du jury du Prix Luigi De Laurentis[4].

En 2015 lors du 68e Festival de Cannes elle fait partie du jury Un certain regard, sous la présidence d'Isabella Rossellini.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Haifaa al-Mansour a vécu à Bahreïn quelques années avec son mari, un diplomate américain, et leurs deux enfants, Adam et Hailey. Elle a rencontré son mari lors de la diffusion de son documentaire Femmes sans ombre à l'ambassade américaine[3].

Cinématographie[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Biographie Haifaa al-Mansour », sur Leaders-afrique.com (consulté le 13 octobre 2016)
  2. a, b et c Mathilde Blottière, « Ça sent la relève : Haifaa Al-Mansour, réalisatrice de “Wadjda” », sur Telerama.fr,‎ (consulté le 13 octobre 2016)
  3. a, b, c et d Anne Diatkine, « Haifaa Al-Mansour: En jeans et sans voile », sur Liberation.fr,‎ (consulté le 13 octobre 2016)
  4. Haifaa Al-Mansour présidente du jury du Prix Luigi De Laurentis, Ecrannoir.fr, 11 juillet 2103

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]