Hagop Terzian

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Hagop Terzian
Db Hagop Terzian1.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata
Ayas (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom dans la langue maternelle
Յակոբ ԹերզեանVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonymes
Hagter
Davros
HmayagVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Pharmacien, écrivain, journaliste d'opinion, philologue, journalisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Étape de canonisation
Genre artistique

Hagop Terzian (en arménien : Հակոբ Թերզեան), né le à Hadjin et mort en 1915, est un auteur arménien et un pharmacien de l'Empire ottoman. Il a particulièrement écrit sur l'héritage arménien de la région de la Cilicie. Il a publié un témoignage en cinq volumes des massacres d'Adana. Bien que ses écrits aient été confisqués par les Ottomans, ils ont été préservés. Son œuvre a été publiée en 2009 par l'Institut Komitas (en). Il est raflé le 24 avril 1915, déporté et finalement assassiné[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Hagop Terzian est né le à Hadjin (aujourd'hui Saimbeyli) près d'Adana en Cilicie dans l'Empire ottoman[2],[3]. Il est élève à l'école arménienne locale Hisusian à Adana[2]. En 1897, Terzian va à Constantinople où il obtient un diplôme en pharmacie en 1900[2]. Après cela, il retourne à Hadjin et y ouvre une pharmacie ainsi qu'à Adana. Il devient correspondant de presse pour plusieurs journaux arméniens de Constantinople. Il utilise alors les noms de plume suivants : Hagter, Davros, Hmayag, and Hito parmi d'autres[3].

En 1909, il est témoin des massacres d'Adana. Il commence à écrire et à prendre de nombreuses notes de ce dont il assiste[4]. Il est par ailleurs un militant du mouvement d'auto-défense du quartier arménien de la ville[1]. Pendant les évènements, sa pharmacie (à Adana) est brûlée et démolie[5]. Il perd également son fils nouveau-né pendant les massacres et y survit lui-même de justesse[5],[6]. Il s'enfuit à Constantinople et y ouvre une pharmacie nommée « Adana » dans le district de Kumkapı (en)[2],[5]. En 1911, il publie un premier livre, La Vie à Adana (1911), puis une publication en cinq volumes intitulée La Catastrophe cilicienne (1912)[1]. Cette dernière fut confisquée par les autorités mais ce travail fut tout de même sauvé[2],[6]. La Catastrophe cilicienne a obtenu un fort succès et est considérée comme une étude d'importance au sujet des massacres d'Adana[7],[8]. Le Catholicos de Cilicie, Sahak II de Cilicie (en), loue le sérieux du travail de Terzian[1],[3]. Il reçoit également des compliments (par lettre) de Yeghishe Tourian (en)[1] ainsi que de Malachia Ormanian (en), alors Patriarche arménien de Constantinople[1].

Décès[modifier | modifier le code]

Hagop Terzian est raflé le 24 avril 1915 : il est arrêté et envoyé par train à Ayaş. Il est par la suite envoyé à Çankırı où il est emprisonné[1]. Le 19 août, il est envoyé vers Ankara où il est à nouveau emprisonné[9]. Après quatre jours passés en prison à Ankara, il est déporté avec d'autres Arméniens vers Yozgat[9]. Durant le trajet, lui et ses compagnons sont assassinés[3],[9].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La Vie à Adana (1911)
  • La Catastrophe cilicienne (1912) en cinq volumes sur les massacres d'Adana

Références[modifier | modifier le code]

(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Hagop Terzian » (voir la liste des auteurs).
  1. a b c d e f et g (en) Hrachik Simonyan et Alexander Arzoumanian, Destruction of Armenians in Cilicia, April 1909, Londres, Institut Komitas (en), (ISBN 1903656346, lire en ligne [PDF]).
  2. a b c d et e (hy) Teotig, Houshartsun nahadoug medavoraganouti, (lire en ligne), p. 30.
  3. a b c et d Ragıp Zarakolu (en), « Basin Da Geçmişine Sansür Uyguluyor », Haber Ruzgari, .
  4. (en) Plight and Fate of Children During and Following Genocide, Transaction Publishers, (ISBN 1412853214).
  5. a b et c (en) « Gregory Ketabjian to offer a psychosocial analysis of the Adana massacres of 1909 », Armenian Reporter,‎ , p. 8.
  6. a et b (en) Varoujan Der Simonian, « Book Review: Cilicia 1909 – The Massacre of Armenians », .
  7. (en) « Adana massacres of 1909 to be remembered in Glendale and Fresno », Armenian Reporter, /
  8. Twair Pat, « "Cross My Heart," an Operatic Tribute to Iraq War Veterans, Has Hollywood Premiere », The Washington Report on Middle East Affairs, vol. 28, t. 9,‎ , p. 42–3 (ISSN 8755-4917).
  9. a b et c Raymond Haroutioun Kévorkian, The Armenian genocide: a complete history, Londres, I. B. Tauris, (ISBN 1848855613, lire en ligne), p. 529.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :