Hafid Aboulahyane

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Hafid Aboulahyane
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Hafid Aboulahyane au 21e Maghreb des Livres, Paris, 7 et 8 février 2015

Surnom Hafidgood
Naissance (39 ans)
Orsay, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Drapeau du Maroc Marocaine
Profession Acteur
Réalisateur
Scénariste
Producteur
Écrivain
Site internet hafidgood.com

Hafid Aboulahyane, également connu sous son nom de scène de Hafidgood, né le à Orsay en France, est un acteur, réalisateur, scénariste, producteur et écrivain franco-marocain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Hafid Aboulahyane naît le 22 juillet 1978[1] à Orsay, dans l'Essonne, benjamin d'une fratrie de quatre enfants[2], de parents berbères marocains[3],[4], originaires d'Agadir[5]. Il grandit dans la ville voisine des Ulis, dans la même cité pépinière de talents qui a vu grandir les footballeurs Patrice Évra et Thierry Henry ou les chanteurs Sinik et Diam’s[6],[7],[8].

Le parcours scolaire de Hafid Aboulahyane, qui se décrit comme un « autiste de l’Éducation nationale », s'arrête tôt, au collège, en classe de 5e[2] ou au Lycée, à Paris[8].

Formation[modifier | modifier le code]

C'est à partir de 1991, à l'âge de 13 ans, qu'Aboulahyane commence son initiation à l'art dramatique, en montant d'abord sur les planches des MJC des Ulis, puis en intégrant successivement la Compagnie des « Rolotos » (entre 1992 et 1993)[6] et la Ligue d'improvisation de Paris (entre 1995 et 1998)[6].

Entretemps, en 1994, il rejoint en compagnie de trois amis la radio Beur FM où ils animeront, trois ans durant, une émission culturelle diffusée le samedi soir[6],[7].

Il poursuit sa formation artistique en s'inscrivant, en 2001, au cours d'art dramatique de Dominique Viriot[6],[7] (vivier d'acteurs de renom tels que Frédéric Diefenthal, Michèle Bernier ou Zinedine Soualem[6]), puis, en 2003, au Studio Pygmalion. Il se forme aussi à l'écriture de scénario et à la réalisation[9].

Carrière[modifier | modifier le code]

Les débuts d'Hafid Aboulahyane sont difficiles, entre RMI et emplois de vendeur d'appartements ou de voitures[8].

Sa première incursion dans le monde du cinéma date de 1995, avec le long-métrage Le plus beau métier du monde, de Gérard Lauzier, où il joue le rôle d'un élève de Gérard Depardieu[6]. Suivent ensuite quelques rôles mineurs dans le cinéma et la télévision[6], notamment dans les séries télévisées Navarro ou Quai n° 1[6],[7], où il tient le plus souvent des rôles de « racaille »[2]. En 1999, il fait ses premiers pas dans le théâtre[9].

Les dates du 11 septembre 2001 et du 21 avril 2002 constitueront un tournant dans la carrière d'Aboulahyane : les propositions de rôles se font plus rares[7] et se limitent à des rôles de terroriste[2] ; de même, il finit par perdre son statut d'intermittent du spectacle[7]. Toutes ces vicissitudes convainquent Aboulahyane de donner corps à un projet qui lui tenait à cœur depuis plusieurs années : écrire le scénario d'un film sur la candidature aux élections législatives d'un jeune de la cité. Le court-métrage Les Temps changent, réalisé par Guy Bardin, sort en 2004[7].

Pour pérenniser sa nouvelle vocation, Hafid Aboulahyane crée en 2005 sa propre boîte de production, Hafidgood Productions, dont l'objet est de produire « des courts métrages et des documentaires de jeunes talents issus de la banlieue »[9]. Le premier film produit est le court-métrage Le poids du silence, réalisé par David Benmussa et sorti en 2005 ; Aboulahyane en est le scénariste et y joue aux côtés de Jacques Weber[6].

Les années suivantes voient la sortie de plusieurs courts-métrages auxquels Hafid Aboulahyane participe en tant qu'acteur, scénariste, réalisateur ou producteur. Certains de ces films font partie des sélections officielles de certains festivals cinématographiques français ou internationaux (notamment La marche des crabes, sélectionné en 2009 au Festival international du film de Dubaï et en 2011 au Fespaco[10],[11]).

Il publie en 2014 son premier roman, 31 février[3].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • 2001 : Une Parisienne à la campagne, de Claire Hazenberg
  • 2003 : Juillet au Paradis, de Benoît Fouchard

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Hafid ABOULAHYANE - Dirigeant de la société Hafidgood », sur verif.com (consulté le 26 février 2015).
  2. a, b, c et d Claire Diao, « Hafid Aboulahyane, un sensible ciné-man », sur Bondy Blog, (consulté le 12 mars 2015).
  3. a et b « France. Le premier roman du cinéaste Hafid Aboulahyane », sur Le Courrier de l'Atlas, (consulté le 12 mars 2015).
  4. Yasmine Chouaki, « 2. Hafid Aboulahyane », sur rfi.fr (consulté le 12 mars 2015).
  5. Mouna Lahrach, « Hafid Aboulahyane, un artiste aux multifacettes », sur dimabladna.ma, (consulté le 20 mars 2015).
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j « Court-metrage : le forum de Hafid Aboulahyane - LaTeleLibre.fr », sur LaTeleLibre.fr, (consulté le 12 mars 2015).
  7. a, b, c, d, e, f et g Soazig Quéméner, « Hafid, le député imaginaire », Le Journal du dimanche,‎ (lire en ligne).
  8. a, b et c Nicolas Jacquard, « C'est une bagarre au quotidien », sur leparisien.fr, (consulté le 21 mars 2015).
  9. a, b et c « Africultures - Biographie de Hafid Aboulahyane », sur http://www.africultures.com (consulté le 25 février 2015).
  10. a et b « Africiné » (consulté le 26 février 2015).
  11. a et b Samir Ardjoum, « Les Hautes solitudes », sur africine.org, (consulté le 26 février 2015).
  12. « Quintessence, Festival International du Film de Ouidah » (consulté le 25 février 2015).
  13. a et b « Festival International du Court Métrage à Clermont-Ferrand » (consulté le 25 février 2015).
  14. Nabil, « 31 Février », sur beurfm.net, (consulté le 26 février 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]