Habit de lumières

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Habit de lumières exposé au musée taurin de Cordoue

L’habit de lumières est le costume des toreros.

Présentation[modifier | modifier le code]

Cette expression est la traduction littérale de l’espagnol « traje de luces ». Une traduction plus fine serait « habit de paillettes », car si « luz » signifie « lumière », « luces » qui est le pluriel de « luz » se traduit par « lumières » mais aussi par « paillettes ». Dans l’expression « traje de luces », le mot « luces » est en fait employé dans cette seconde acception.

L'habit du matador et des peones[modifier | modifier le code]

L’habit de lumières. À la main droite le matador tient sa montera ; couvrant l’épaule et le bras gauche, le capote de paseo

Il est en soie, brodé et de couleur vive. Le traje de luces a trouvé sa forme définitive vers les années 1830, sur l'instigation de Francisco Montes « Paquiro » et n'a subi depuis que de faibles modifications. Il comprend :

  • une veste : la chaquetilla ;
  • un gilet : le chaleco ;
  • une culotte : la taleguilla, resserrée au-dessus du genou à l’aide de cordons tressés, les machos, eux-mêmes agrémentés de glands, les caireles ;
  • une chemise blanche à jabot : la camisa ;
  • une cravate en soie de couleur vive : la pañoleta ;
  • une large ceinture : la faja, également en soie et en principe de la même couleur que la pañoleta ;
  • deux paires de bas superposées : les medias, la première en coton blanc, la seconde en soie de couleur rose.

Des chaussures légères, les zapatillas, complètent la tenue. Enfin, le matador se coiffe d'une toque en astrakan, la montera et fixe dans ses cheveux, épinglé au castañeta, un petit chignon postiche, la coleta.

Le costume pèse environ dix kilos ; il est tout, sauf fonctionnel.

Le temps du paseo, l’habit de lumières est complété par un capote d'apparat : le capote de paseo. Après le paseo, les toreros le posent (ou le font poser) sur le faîte du mur séparant la contrepiste du premier rang de gradins, où le mozo de espadas viendra le récupérer en fin de corrida.

Sur l'habit de lumières du matador, les broderies sont habituellement dorées, parfois noires ; sur celui des peones, elles sont argentées, noires ou blanches.

L’habit du picador[modifier | modifier le code]

Picador avec sa chaquetilla et son castoreño lors d'une corrida aux arènes d'Arles pendant la Feria du Riz 2008

Il se compose d'une chaquetilla similaire à celle du matador et comme elle, brodée d'or ou de noir (bien que, parfois, elle soit brodée d’argent ou de blanc), et d'une culotte de peau tannée de couleur jaune, s’arrêtant à mi-mollet.

La jambe droite, celle de la venue du taureau, est protégée par une sorte de « cuissarde » métallique articulée au niveau du genou, la mona ou gregoriana, dissimulée sous la culotte, des guêtres en cuir et des bottes « blindées ». Il porte un chapeau originairement en feutre de castor, d’où son nom : castoreño.

L’habit goyesque[modifier | modifier le code]

Un peón en habit goyesque lors d'une corrida goyesque à Arles le 11 septembre 2010

Au cours de certaines corridas dites « corridas goyesques » (espagnol goyesca), les toreros utilisent des costumes similaires à ceux en vigueur à l'époque de Goya : les paillettes sont quasiment absentes, les seules décorations étant des broderies ; la taleguilla est ample, et non moulante comme son homologue moderne ; au lieu d'une montera, le torero coiffe un bicorne ; les cheveux (longs) sont retenus par une résille ; le capote de paseo n'existe pas, les toreros défilant en portant le capote de brega sur l'épaule.

Le déroulement de la corrida goyesque est en tous points identique à celui de la « corrida normale ». L'une des corridas goyesques les plus courues est celle de Ronda début septembre ; depuis quelques années, Arles organise également une goyesque lors de sa Feria du Riz.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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