Habesh

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Eyalet d'Habesh
ايالت حبش
Eyālet-i Ḥabeş

1554–1802
1813–1872

Drapeau
Drapeau de l'Empire ottoman
Description de cette image, également commentée ci-après
Carte de l'eyalet d'Habesh en 1609.
Informations générales
Statut Province de l'Empire ottoman
Capitale Massaoua, Suakin, Djeddah
Langue(s) Turc osmanli

Entités précédentes :

Habesh (Habeş, en turc) est une ancienne province de l'Empire ottoman, tardive, entre Afrique et Arabie, sur les bords de la mer Rouge.

Eyalet d'Habesh (1795)

Dénomination[modifier | modifier le code]

Le terme correspond au nom arabe "al-Ḥabaša", qui sert à désigner l'ancien Royaume d'Aksoum.

Histoire[modifier | modifier le code]

La guerre adalo-éthiopienne (1527-1543) oppose l'Empire éthiopien (David II d'Éthiopie puis Gelawdéwos) au Sultanat d'Adal par les troupes de l’imam Ahmed Ibn Ibrahim Al-Ghazi (Ahmed Gragne, Grañ, Le Gaucher), « roi de Zeilah ». Le sultanat d’Adal est soutenu par l'Empire ottoman et les Éthiopiens par le royaume du Portugal, dans le contexte des expéditions navales ottomanes dans l'océan Indien et d'établissement de l'empire colonial portugais. En 1543, Ahmed Gragne est tué et la dynastie salomonide est restaurée, même si Gelawdéwos doit encore combattre les Oromos qui envahissent sa frontière nord. Entre 1554 et 1559, les Ottomans, de nouveau alliés à Adal, occupent la côte de la mer Rouge, l'actuelle Érythrée, qui devient la province ottomane de Habesh.

En 1855-1856, les habitants du Hedjaz, emmenés par l'émir et grand chérif de La Mecque Abd al-Muttalib ibn Ghalib (en), se soulèvent contre les tentatives impériales de mettre fin à la traite dans la région. En 1857, lorsque le sultan Abdülmecid Ier aboli officiellement la traite dans son Empire, le Hedjaz est exempté de cette nouvelle mesure[1],[2].

Situation[modifier | modifier le code]

Elle correspond un temps aux territoires contrôlés par les villes de Massawa, Hergigo, Suakin, et leur arrière-pays pris sur le territoire de l'Éthiopie, aujourd'hui en Érythrée. Y sont rattachées une petite partie de la Nubie (Kashiflik de Basse Nubie), et une infirme partie de la Somalie (du Somaliland actuel). La redéfinition des provinces ottomanes en 1831 efface la plupart des zones africaines, et se concentre sur la façade occidentale de la péninsule arabique.

Subdivisions[modifier | modifier le code]

Les sandjaks de la province ottomane d'Habesh sont Ibrim, Dbarwa, Sawakin, Hargigo, Massawa, Zeilah, Djeddah [3].

À partir de 1860, ils sont, pour la péninsule arabique, Yémen, Najd, Mecca, Djeddah, Médine [4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) William L. Ochsenwald (en), Religion, Society and the State in Arabia : The Hijaz Under Ottoman Control, 1840-1908, Columbus, Ohio State University Press (en), , 257 p. (ISBN 0-8142-0366-3 et 978-0-8142-0366-8, OCLC 10751788, lire en ligne)
  2. Philippe Pétriat, « Notables et rebelles: Les grands marchands hadramis de Djedda au milieu du xixe siècle », Chroniques yéménites, no 1,‎ (ISSN 2308-6122, DOI 10.4000/cy.1923, lire en ligne, consulté le )
  3. (en) Siegbert Uhlig, Encyclopaedia Aethiopica: D-Ha, Otto Harrassowitz Verlag, (ISBN 978-3-447-05238-2, lire en ligne), p. 951
  4. (en) A. Viquesnel, Voyage dans la Turquie d'Europe: description physique et géologique de la Thrace, Bertrand, (lire en ligne), p. 148

Articles connexes[modifier | modifier le code]