Habermus

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La bouillie d'épeautre ou Habermus est une recette de santé d'Hildegarde de Bingen qu'on sert souvent au petit déjeuner.

Les Souabes l'ont consommé durant des siècles, bouilli dans du lait et Pline le donnait comme plat des anciens Germains[1], d'où un dicton souabe : « Habermus Gibt starke Fuß[2] »: c'était leur plat national[3]. À Memmingen par exemple, on l'a distribué gratuitement aux pauvres au XVIIIe siècle.

Haber signifiait « donneur de vie » en dialecte alémanique et mus signifiait « nourriture[4],[5] »… Son nom a inspiré le poète allemand Johann Peter Hebel dans un de ses poèmes : « Chummet Kinner chummet, esset Habermus[6] ».

Il existe aujourd'hui bien des variantes de cette recette médiévale. L'épeautre selon sainte Hildegarde a mille vertus : outre ses facultés pour les troubles intestinaux, il soigne la mélancolie et la dépression, donne l'humeur joyeuse : « L'épeautre est un excellent grain, de nature chaude, gros et plein de force, et plus doux que les autres grains. À celui qui le mange, il donne une chair de qualité, un sang de qualité. Il donne un esprit joyeux et met de l'allégresse dans l'esprit de l'homme. »

L'habermus fait partie du régime à base d'épeautre de sainte Hildegarde.

Recette[modifier | modifier le code]

Ingrédients :

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Georg Heinrich Pertz, Johannes Horkel, Die Geschichtschreiber der deutschen Urzeit, Besser, 1849, vol. 1 : Die Römerkriege aus Plutarch, Cäsar, Vellejus, Suetonius, Tacitus, Tacitus Germania, 776 p.
  2. So sprechen die Schwaben. Birlinger ed (Anton).
  3. Albrecht Keller, Die Schwaben in der Geschichte des Volkshumors, J. Bielefeld, 1907.
  4. [1] Jacob Grimm, Deutsche Grammatik.
  5. « Das erst und das letzt ist allweg Habermiifs, als die Algöwer, Schwaben und Thurgöwer, da machen sie Zwerchstopfferbrei, Rörenbrey, Zimmen und mancherlei Gekocht von Habermus, etlich als dick, dafs ein wolbeschlagener Gaul darüber lieff und nit hineinfiel f. 20*. f. 36 soll man verordnen: eim Elsässer den Knobloch, eim Allgöwer das Habermufs » Die alemannische Sprache rechts des Rheins seit dem XIII. Jahrhundert, vol. 1, Anton Birlinger.
  6. Johann Peter Hebel, Das Habermuß et [2].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. P. Hebel's sämmtliche Werke, Band 1, J. P. Hebel.
  • Strehlow Wighard, L'Art de guérir par l'alimentation selon Hildegarde de Bingen. Recettes, traitements et régimes, François-Xavier de Guibert, 540 p. (ISBN 978-2755401066).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]