Haï Taïeb Lo Met

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Haï Taïeb Lo Met
Biographie
Naissance
Décès
Sépulture
Nationalité
Activité
Autres informations
Religion
Borgel cemetery 15052018 004.jpg
Vue de la sépulture.

Haï Taïeb Lo Met, de son vrai nom Isaac Haï Taïeb (hébreu : יצחק חי טייב), né en 1743 à Tunis et mort le [1] dans la même ville, est un rabbin et kabbaliste tunisien des XVIIIe et XIXe siècles.

Appelé Haï afin de le distinguer de son oncle, le rabbin Isaac Taïeb, il fait l'objet d'un culte populaire et reçoit le surnom posthume de Rebbi Haï Taïeb Lo Met (litt. « Taïeb le Vivant n'est pas mort »).

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Isaac Haï Taïeb étudie la tradition juive à Tunis, acquérant dès ses 18 ans une réputation de saint ainsi qu'un renom d'expert en Kabbale. Il vit chichement, subsistant au moyens des dons de ses admirateurs qui le créditent de nombreux miracles.

Leur nombre grandit ainsi que celui de ces disciples mais il n'exerce aucune fonction officielle de son vivant. Il est cependant fort recherché pour les sermons ou oraisons funèbres et on le crédite de nombreux miracles[2],[3].

« Haï » Taïeb est inhumé au cimetière du Borgel. Selon une légende populaire, le marbrier aurait indiqué sur la pierre tombale « mort le 16 iyar » ; le kabbaliste lui aurait rendu visite en rêve, l'étranglant et lui ordonnant d'effacer la mention met (« mort ») mais le marbrier, dans l'impossibilité de répondre à cette demande, aurait rajouté lo (« n'est pas »)[4].

Sa Hiloula a lieu le 19 kislev, ce qui ne correspond pas à l'anniversaire de son décès mais à celui du transfert de sa tombe au cimetière du Borgel à Tunis, en 1956[5], depuis l'ancien cimetière israélite de la ville.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Le rabbin Isaac Haï Taïeb aurait écrit plus de quarante ouvrages entre ses 18 et quarante ans. Ses manuscrits ont disparu dans un incendie.

Il subsiste cependant un manuscrit qui témoigne de la grande érudition de ce sage. Cet ouvrage posthume de 140 pages et publié en 1896 contient des commentaires des traités du Talmud ; il s'intitule Helev Hittim (חלב חטים)[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rodolphe Arditti, « Un rabbin tunisien du XVIIIe siècle : Rabbi Haï Taïeb », Revue tunisienne, no 48,‎ , p. 489-494 (lire en ligne, consulté le 17 décembre 2019).
  2. Hillel Bakis, Le fil du temps : contes et récits juifs d'Afrique du Nord, vol. I : Traditions et vie quotidienne, Les Lilas, AJ Presse, (ISBN 2869720122), p. 56-59, 118-121, 159, 163-165, 239-240.
  3. Rodolphe Arditti, « Rebbi Haï Taïeb (1743-1837) », sur leborgel.com (consulté le 24 septembre 2015).
  4. (he) Avishaï Elboïm, « Rebbi Itzhak 'Haï Taïeb 'lo met' », sur amhasefer.wordpress.com (consulté le 24 septembre 2015).
  5. Albert Maarek, « Rebbi Haï Taïeb. Une personnalité incontournable de la tradition juive tunisienne », sur aicjt-leborgel.org, (consulté le 17 décembre 2019).
  6. (he) « Halav Hittim », sur hebrewbooks.org (consulté le 17 avril 2016).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michal Saraf, Rabbi Haï Taïeb Lo Met, Rabbi Yechouah Bessis : deux étoiles brillent sur Tunis, Paris, Biblieurope,
  • Michal Saraf, Candil : contes et légendes des Sages de Tunisie, Paris, Kissé Rahamim, , 95 p.