HMS Queen Elizabeth (R08)

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HMS Queen Elizabeth
Image illustrative de l’article HMS Queen Elizabeth (R08)
Le HMS Queen Elizabeth en février 2018.
Type Porte-avions
Classe Queen Elizabeth
Histoire
A servi dans Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royal Navy
Commanditaire Aircraft Carrier Alliance
Commandé
Quille posée
Lancement (baptême[1])
Armé
Statut En service
Équipage
Équipage 1 450
Caractéristiques techniques
Longueur 282 m
Maître-bau 42 m
Tirant d'eau m
Tirant d'air 56 m
Déplacement 65 000 tonnes à pleine charge
Propulsion Propulsion électrique intégrée : 2 turbines à gaz Rolls-Royce MT 30 + 4 Diesel-Alternateurs Wärtsilä 38 chacun couplés à un Moteur Electrique de Propulsion (MEP) Converteam.
Puissance 108 800 ch (80 MW)
Vitesse 27 nœuds (50 km/h)
Caractéristiques militaires
Électronique Radar longue portée Thales S1850M[2]
Rayon d'action 10 000 milles marins (18 500 km)
Aéronefs prévus : 36 avions F-35B et 24 hélicoptères EH101 Merlin
Carrière
Port d'attache Portsmouth

Le HMS Queen Elizabeth (pennant number R08) est l'un des deux nouveaux porte-avions de la marine britannique de classe Queen Elizabeth, les plus grands navires jamais construits par la Royal Navy. Pouvant accueillir jusqu'à 70 avions, le navire est baptisé en l'honneur du premier navire HMS Queen Elizabeth (armé en ), lui-même nommé en l'honneur de la reine Élisabeth Ire.

Après une entrée en service a été reportée suite aux coupures dans le budget de la défense survenues après la crise économique de 2008 le navire a commencé ses essais en mer en et a été armé le [3],[4]. Il est prévu qu'il atteigne ses pleines capacités opérationnelles en 2021[5].

Du fait de l'absence de catapultes ou de brin d'arrêt, le Queen Elizabeth est destiné à accueillir des avions de type VSTOL (Vertical or Short Take Off and Landing). De ce fait, il devrait accueillir principalement des avions multirôles de 5ème génération F-35B Lightning II ainsi que des hélicoptères Merlin Mk2[6], destinés à l'alerte aérienne avancée et à la lutte anti-sous-marine. Sa conception met l'accent sur la flexibilité, avec une capacité d'accueil de 250 hommes du corps des Royal Marines et de leur soutien logistique et notamment de transport de troupe (comme par exemple des Chinook)

Le HMS Queen Elizabeth et son navire-jumeau, le HMS Prince of Wales (R09) ont été développés afin de répondre aux nouveaux besoins des forces armées britanniques[Note 1].

Conception[modifier | modifier le code]

La première section du HMS Queen Elizabeth à Rosyth.
Le HMS Queen Elizabeth (R08) en 2017.

Le , le secrétaire à la Défense britannique, Desmond Browne, a annoncé un budget de 3,8 milliards de livres sterling pour le développement et la construction de deux nouveaux porte-avions de classe Queen Elizabeth. Le premier d'entre eux a été commandé courant , pour une entrée en service prévue à l’origine en 2014 pour le Queen Elizabeth et en 2016 pour le Prince of Wales.

Il a été assemblé par VT Group et BAE Systems.

Les essais en conditions réelles du F-35B de Lockheed Martin sur le navire ont commencé le via une rampe de lancement[7]. Durant cette campagne, 500 appontages et décollages sont prévus[8].

Le porte-avion lors d'essais en mer en 2017.

Il est le premier porte-avions à être conçu avec deux îlots, l'un pour la navigation du navire et l'autre pour la gestion des opérations de vol. Cela résulte en une plus grande visibilité des opérations. De plus chaque îlot peut prendre le rôle de l'autre en cas de besoin[9].

Même si le porte-aéronef Queen Elizabeth a été conçu pour pouvoir mettre en œuvre jusqu’à 36 F-35B, il devrait se limiter à un escadron de 12 F-35B [10], même si la Royal Navy travaille en 2018 sur un concept opérationnel basé sur 24 avions F-35B[11].

Construction[modifier | modifier le code]

Le porte avion a été construit au chantier naval de Rosyth. et aura coûté près de 3 milliards de livres (environ 3,4 milliards d'euros)[12], soit 3,7 milliards de dollars US.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pour plus d'informations, référez vous à l'article : Future of the Royal Navy (en).

Références[modifier | modifier le code]

  1. defense.gouv.fr, 7 juillet 2014. Consulté le 11 juillet 2014.
  2. Portée de détection de 400 km sur cibles aérienne.
  3. Le second îlot du porte-avions HMS Queen Elizabeth posé
  4. https://www.lesechos.fr/07/12/2017/lesechos.fr/030986407682_le-porte-avions-queen-elizabeth-fait-son-entree-dans-la-marine-britannique.htm
  5. (en) « MS Queen Elizabeth sails for Lightning jet trials in UK waters », (consulté le 24 février 2021)
  6. (en) « Merlin helicopters train on HMS Queen Elizabeth », (consulté le 24 février 2020)
  7. « Regardez le décollage de F-35 depuis des... rampes de lancement », Capital.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 25 août 2017)
  8. Vincent Groizeleau, « Le HMS Queen Elizabeth accueille ses premiers F-3 », sur Mer et Marine (consulté le 1er octobre 2018).
  9. (en) « Tale of two islands », sur www.aircraftcarrieralliance.co.uk (consulté le 12 janvier 2019)
  10. (en) Gareth Corfield 5 Dec 2017 at 12:52, « Once again, UK doesn't rule out buying F-35A fighter jets », sur www.theregister.co.uk (consulté le 7 mai 2019)
  11. « Porte-avions britanniques: Combien de F-35? », Mer et Marine,‎ (lire en ligne, consulté le 8 août 2018).
  12. (fr) Première sortie en mer du porte-avions britannique HMS Queen Elizabeth (consulté le 28 juin 2017).

Référence de traduction[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]