HMS Proteus (N29)

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HMS Proteus
Image illustrative de l’article HMS Proteus (N29)
Le HMS Proteus
Type Sous-marin
Classe Classe Parthian
Fonction militaire
Histoire
A servi dans Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royal Navy
Commanditaire Royal Navy
Constructeur Vickers Shipbuilding and Engineering
Chantier naval Barrow-in-Furness
Fabrication acier
Commandé
Quille posée
Lancement
Commission
Statut Ferraillé à Troon en février-
Équipage
Équipage 59
Caractéristiques techniques
Longueur 79 m
Maître-bau 8,5 m
Tirant d'eau 4, 17 m
Déplacement 1 499 tonnes en surface
2 070 tonnes en plongée
Propulsion 2 moteurs Diesel Admiralty
2 moteurs électriques
Puissance 4 400 ch (3300 kW) en surface aux Diesel
1 530 ch (1140 kW) en plongée aux électriques
2 arbres d'hélice
Vitesse 17,5 nœuds (32,4 km/h) en surface
9 nœuds (17 km/h) en plongée
Profondeur 95 m
Caractéristiques militaires
Armement 8 tubes lance-torpilles de 21 pouces (533 mm) : 6 d’étrave, 2 de poupe
1 canon de pont de 4 pouces (101 mm)
2 mitrailleuses AA de 20 mm
Électronique sonar
Rayon d'action 8 500 nautiques (15700 km) à 10 nœuds (19 km/h) en surface
160 tonnes de carburant

Le HMS Proteus[Note 1] (pennant number : N29) était un sous-marin britannique de Classe Parthian. Il fut conçu et construit pour la Royal Navy par Vickers Shipbuilding and Engineering à Barrow-in-Furness. Sa quille fut posée le , il a été lancé le et achevé le [1]. Comme les autres sous-marins de sa classe, il a servi avant la guerre à la China Station. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Proteus fut principalement basé à Alexandrie en mer Méditerranée. Il coula 15 navires ennemis et en endommagea plusieurs autres pendant son temps de service.

Conception[modifier | modifier le code]

La classe Parthian a été conçue comme une amélioration de la classe Odin antérieure[2]. Cette nouvelle classe était plus grande, construite avec une étrave oblique et dotée d’un bouclier pour couvrir le canon de 4 pouces. Mais la classe avait un défaut de conception : les réservoirs de carburant externes rivetés fuyaient, laissant une traînée de gas-oil à la surface[3].

Tous les sous-marins de la classe Parthian étaient équipés de huit tubes lance-torpilles de 21 pouces (533 mm), d’un canon de pont Mk XII QF de 4 pouces (102 mm) et de deux mitrailleuses[2]. Cette classe a été la première à être équipée de la torpille Mark VIII[4]. Les sous-marins de la classe Parthian ont été conçus pour un effectif de 53 officiers et hommes d’équipage[2].

Engagements[modifier | modifier le code]

En , le Proteus a commencé un carénage à la base navale de Singapour. Après des essais, il arrive à Hong Kong en où il effectue sa première patrouille de guerre, avant d’être envoyé en Méditerranée le 2 avril. Il arrive à Alexandrie le 3 mai[5]. Le , à la suite de l’attaque britannique sur Mers el-Kébir, le Proteus torpille et coule l’aviso français de Vichy Rigault de Genouilly[6]. Un ordre de l’Amirauté selon lequel les navires français ne doivent pas être attaqués, sauf en cas de légitime défense, n’a été reçu par le Proteus que le lendemain. Le 9 août, le Proteus est endommagé lors d’une collision avec un remorqueur de l’Amirauté à Malte. Des réparations locales lui ont permis d’effectuer des patrouilles dans le détroit de Messine et sur les côtes de Calabre et de Libye. En novembre, il a reçu l’ordre de retourner en Grande-Bretagne pour un carénage à la base navale de Portsmouth, qui a duré jusqu’en . Après des essais, le Proteus s’est rendu à Holy Loch où il a été équipé d’un équipement radar, suivi d’une période d’entraînement, d’essais et d’exercices[5].

En , le Proteus retourne en Méditerranée. Il opère depuis Malte pour des patrouilles au large de la Grèce, avant que des problèmes mécaniques ne le forcent à un déplacement vers Alexandrie pour des réparations. De retour aux patrouilles actives à la fin d’octobre, il coule le navire de transport de troupes Ithaka le 10 novembre[5], ce qui est considéré comme la première attaque de sous-marin guidée par radar[7]. Aux premières heures du , au large de l’île grecque de Lefkada, le Proteus a aperçu une forme sombre à l’arrière, qui fut considérée initialement comme un sous-marin ennemi. Après avoir tiré avec ses tubes de poupe, le Proteus s’est retourné pour tirer avec ses tubes d’étrave, réalisant trop tard qu’il s’agissait d’un navire de guerre de surface, plus tard identifié comme le torpilleur italien Sagittario, un torpilleur de classe Spica, qui était sur une trajectoire de collision. Se tournant vers le navire, le Proteus a évité de justesse d’être percuté, mais son hydroplane étendu a causé une grosse entaille dans le placage de proue du torpilleur[5].

Après un total de quatorze patrouilles de guerre en Méditerranée, la dernière ayant été écourtée par des problèmes de moteur, le Proteus reçut en l’ordre de retourner en Grande-Bretagne. Après un long carénage à la base navale de Devonport qui s’est achevé en , il a été affecté à des tâches d’entraînement, principalement dans la région de la rivière Clyde, qui se sont poursuivies jusqu’à ce qu’il soit désarmé le [5].

Le HMS Proteus est le plus ancien sous-marin de classe Parthian survivant, et le seul sous-marin de cette classe à avoir survécu à la guerre. Il a eu un total de neuf commandants pendant la guerre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Dans la marine des forces britanniques, HMS signifie Her Majesty's Ship ou His Majesty's Ship, selon que le monarque anglais est de sexe féminin ou masculin

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) J. Bryce, « HMS Proteus », sur www.worldnavalships.com, (consulté le 2 mai 2021)
  2. a b et c (en) Robert Gardiner et Roger Chesnau, Conway's All the World's Fighting Ships, 1922–1946, London, Conway Maritime Press, (ISBN 9780870219139, lire en ligne), p. 48
  3. (en) David K. Brown, Nelson to Vanguard: Warship Design and Development, 1923–1945, London, Chatham Publishing, (ISBN 9781591146025, lire en ligne), p. 109
  4. (en) John Ward, Submarines of World War II, St. Paul, Brown Partworks Limited, (ISBN 0-7603-1170-6, lire en ligne), p. 35
  5. a b c d et e (en) « HMS Proteus (N 29) - Submarine of the P class », sur uboat.net, Guðmundur Helgason, (consulté le 1er mai 2021)
  6. (en) Don Kindell, « NAVAL EVENTS, JULY 1940 (Part 1 of 2) Monday 1st- Sunday 14th », sur www.naval-history.net, (consulté le 1er mai 2021)
  7. (en) « Commander Jeremy Nash, submarine commander involved in hazardous wartime actions around the Greek islands and in the South China Seas – obituary », Daily Telegraph,‎ (lire en ligne, consulté le 5 janvier 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]