HMS Boyne (1790)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Pour les autres navires du même nom, voir HMS Boyne.
HMS Boyne
Image illustrative de l'article HMS Boyne (1790)

Histoire
A servi dans Naval Ensign of the United Kingdom.svg Royal Navy
Commandé 4 novembre 1783
Lancement 27 juin 1790
Statut brulé le 1er mai 1795
Caractéristiques techniques
Type vaisseau de ligne de classe Boyne
Longueur 182 pieds (55,47 m) (pont-batterie)[1]
149,7 pieds (45,63 m) (quille)[1]
Maître-bau 50,4 pieds (15,36 m)[1]
Tirant d'eau 21,75 pieds (6,63 m)[1]
Propulsion voile
Caractéristiques militaires
Armement 98 canons :
Pont-batterie : 28 x 32 livres
Pont-batterie médian : 30 x 18 livres
Pont supérieur : 30 x 12 livres
Dunette : 8 x 12 livres
Gaillard d'avant : 2 x 12 livres
Autres caractéristiques
Chantier naval chantier naval de Woolwich

Le HMS Boyne est un vaisseau de ligne de 2e rang portant 98 canons en service dans la Royal Navy. Lancé à Woolwich le [1], il porte la marque du vice-amiral John Jervis en 1794 et est détruit dans un incendie le .

Construction[modifier | modifier le code]

Service actif[modifier | modifier le code]

En 1794, le HMS Boyne, commandé par George Grey[2], porte la marque du vice-amiral John Jervis lors de l'expédition contre la Martinique, la Guadeloupe et Sainte-Lucie[3].

Destruction[modifier | modifier le code]

Le HMS Boyne brûle et coule le 1er mai 1795 à Spithead[1]. Le navire se trouve à l'ancre pendant que ses Royal Marines réalisent des exercices de tir. On suppose que la cheminée du poêle du carré des officiers, qui traversait les ponts, a mis le feu à des papiers dans la cabine de l'amiral[4]. L’incendie n'est découvert que lorsque les flammes traversent la poupe, ce qui est trop tard pour le maîtriser. Le feu se propage rapidement et le navire est entièrement la proie des flammes en une demi-heure[4].

Aussitôt que la flotte découvre l'incendie, les autres vaisseaux envoient des embarcations pour aider à l'évacuation. En conséquence, les pertes au sein de l'équipage du HMS Boyle sont limitées à onze hommes[4]. Simultanément, ordre est donné aux vaisseaux les plus exposés de lever l'ancre. Bien que la marée et les vents soient défavorables, tous les navires en dangers réussissent à fuir vers St Helens.

Sous l'effet de la chaleur, la poudre des canons restés chargés explose et le brulôt tire sur les marins venus au secours de son équipage, tuant deux marins du HMS Queen Charlotte ancré à proximité et en blessant un autre[4]. Plus tard dans la journée, le feu coupe les câbles d’amarrage et le Boyne dérive vers l'est avant de s'échouer en face du château de Southsea où il coule peu après[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Lavery 2003, p. 183
  2. Le fils du général Charles Grey commandant l'expédition.
  3. Tucker 1844, p. 93
  4. a, b, c, d et e Gossett 1986, p. 7

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Brian Lavery, The Ship of the Line, vol. 1 : The Development of the Battlefleet 1650-1850, Conway Maritime Press,‎ (ISBN 0-85177-252-8)
  • (en) William Patrick Gossett, The lost ships of the Royal Navy, 1793-1900, Mansell,‎ (ISBN 0-7201-1816-6)
  • (en) Jedediah Stephens Tucker, Admiral the Right Hon The Earl of St Vincent GCB &C. Memoirs, vol. 1, Richard Bentley,‎