Hōsai Ozaki

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Hōsai Ozaki
Naissance
Décès
Tonoshō
Auteur
Genres
poésie

Hōsai Ozaki (尾崎 放哉?), - , est le haigo (haikai nom de plume) d'Hideo Ozaki, poète japonais de la fin de l'ère Meiji et de l'ère Taishō. Alcoolique, Ozaki est témoin de l'apparition du vers libre dans la poésie haiku moderne. Ses vers sont imprégnés du sentiment de solitude, probablement à la suite de l'isolement, de la pauvreté et de la mauvaise santé de ses dernières années.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ozaki naît dans un village qui fait à présent partie de la ville de Tottori dans la préfecture de Tottori. L'intérêt d'Ozaki pour les haïku et l'écriture commence à un âge précoce, et il est influencé par le pionnier du style de vers libres haïku, Seisensui Ogiwara, alors qu'il est encore au lycée.

Ozaki fréquente la prestigieuse université impériale de Tokyo, dont il est diplômé le . À cette période, il propose le mariage à Yoshie Sawa (沢芳衛, Sawa Yoshie?), amie de longue date et lointaine relation familiale du côté maternel. Malheureusement pour Ozaki, le frère aîné de la jeune fille s'oppose au mariage, estimant que cette liaison maternelle est trop proche. Presque immédiatement après cet échec commence la consommation excessive d'alcool d'Ozaki, qui se poursuivra pendant une bonne partie de sa vie. De nombreux auteurs estiment que le rejet de la demande est la cause initiale de son alcoolisme ultérieur (Ishi, p.  56). Bien qu'il utilise auparavant ce nom de plume « Hōsai » écrit avec les caractères 芳哉, à partir de cette période il passe progressivement aux kanji 放哉 (prononcé à l'identique). Ce changement est peut-être significatif, car l'ancien caractère, qui apparaît dans le nom de Yoshie, est modifié dans le sens de « libérer », « bannir ».

Après ses études, Ozaki est employé par la Nihon Tsūshin Company (日本通信社) en , mais en est congédié un mois plus tard pour cause d'incompétence.

L'année suivante, Ozaki rejoint la Tōyō Life Insurance Company (東洋生命保険会社?), (prédécesseur de l'Asahi Mutual Life Insurance Company) où pendant un temps, il mène une carrière apparemment réussie. Après plusieurs promotions, il épouse en 1911 une jeune fille de 19 ans nommée Kaoru (?). Peu de temps après, un de ses subordonnés décrit Ozaki comme « puant l'alcool tous les jours dès le matin » (Ueda, p.  81). Durant la même période, bien que tous les autres employés portent des costumes de ville, Ozaki ne possède pas d'autres vêtements qu'un smoking et un pyjama qu'il porte tous deux au bureau (Ueda, p.  82). Malgré cela, il est promu chef du département des contrats (契約課長, keiyaku kacho?), probablement en raison de relations bien placées (Ishi, p.  60).

Minango-an, Shodoshima Hosai Ozaki Memorial Museum

Les problèmes d'Ozaki avec l'alcool continuent de s'aggraver, et il quitte Tokyo en 1920 à l'âge de 36 ans. Il se fait moine mendiant laïc dans un centre de formation bouddhiste. En 1926, il s'installe sur l'île de Shodoshima, préfecture de Kagawa, dans la mer intérieure de Seto et est nommé recteur du petit ermitage de Minango-an au temple Saiko-ji. Ayant rompu les liens avec son ancienne vie et sans biens matériels, il commence à écrire sérieusement des haïku. Son unique anthologie, Daikū (大空, « Grand ciel ») publiée à titre posthume, contient des poèmes de ses derniers mois de solitaire. (Elle est disponible en traduction anglaise par Hiroaki Sato sous le titre Right under the big sky, I don't wear a hat (ISBN 1-880656-05-1).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Source de la traduction[modifier | modifier le code]