Hôtel du Grand Contrôle

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Hôtel du Grand Contrôle
Versailles — Hôtel du Grand Contrôle.jpg
Présentation
Type
Architecte
Jules Hardouin-Mansart
Construction
1681
Propriétaire
État
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Coordonnées
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L'hôtel du Grand Contrôle a été construit en 1681 dans l'actuelle rue de l'Indépendance-Américaine, à Versailles. Situé dans le prolongement de l'aile du Midi du château et donnant sur les jardins de l'Orangerie, sa construction est restée longtemps attribuée à Jules Hardouin-Mansart[1] , attribution qui n'a été confirmée qu'en 2011.

Propriété de l'Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, il est classé Monument historique depuis 1929. Inutilisé depuis 2008, il a fait l'objet d'une concession, couvrant également l'hôtel du Petit Contrôle et le Pavillon au pied des Cent marches, accordée en mars 2016 au groupe LOV Hotel Collection (Stéphane Courbit) et Alain Ducasse Entreprise, afin d'être converti en hôtel de luxe. Son ouverture est prévue fin 2019[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Bâti en 1681 pour Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan, premier gentilhomme de la chambre du Roi, ministre d'État, gouverneur du duc de Bourgogne et gendre de Colbert.

Vendu en 1720, par sa veuve à Antoine Chaumont, Seigneur d'Ivry sur Seine, qui s'était enrichi grâce au système de John Law. Sa veuve, ruinée à la chute du financier, doit céder l'hôtel à Louis XV en 1723. Le roi le réunit au Domaine de Versailles en 1724 pour y installer le Contrôle général des finances (équivalent d'un ministère des finances).

Durant la Révolution, l'hôtel servit de siège au tribunal de commerce, puis de résidences à différents particuliers : sous Louis - Philippe, l'architecte du château, Frédéric Nepveu y loge au rez-de-chaussée.

À partir de 1857, l'hôtel est affecté au mess des grenadiers, des zouaves, puis de la Garde impériale. Remis au ministère de la Guerre en 1872, il sert l'année suivante de bibliothèque militaire et de cercle des officiers de la place d'armes.

À la suite de la réorganisation des armées, il a été remis à Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, en 2008.

En 2011, l'historien de l'art Philippe Cachau rend l'hôtel à Jules Hardouin-Mansart dans son article pour la Revue de l'histoire de Versailles et des Yvelines[3].

En décembre 2010, Jean-Jacques Aillagon annonce lors d'une conférence de presse que l'hôtel serait transformé en hôtel de luxe de vingt-trois chambres par une société privée[4]. Le projet est relancé en 2015 par sa successeur Catherine Pégard et un appel d'offres lancé mais couvrant également l'hôtel du Petit Contrôle et le Pavillon des 100 premières marches. La concession est finalement accordée en mars 2016 au groupe LOV Hotel Collection (Stéphane Courbit) et Alain Ducasse Entreprise[2]. La concession s'étend sur 50 ans. La réhabilitation des 2800 m² nécessite un budget compris entre 4 et 7 millions d'euros[5]. L'idée d'installer un hôtel dans des lieux historiques est récupérée des Paradores de turismo espagnols fondés dès 1928[6].

Galerie de photos[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Didier Rykner,, « Versailles et Fontainebleau deux projets d’hôtels dans des monuments historiques », la Tribune de l'art,‎ (lire en ligne)
  2. a et b "Le château de Versailles choisit le duo Courbit-Ducasse pour son hôtel de luxe - En savoir plus " par Christophe Palierse, lesechos.fr, 4 avril 2016.
  3. Philippe Cachau : "Les hôtels de Beauvillier, de Chevreuse et Colbert de Croissy : trois réalisations méconnues de Jules Hardouin-Mansart à Versailles", Revue de l'histoire de Versailles et des Yvelines, n° 93, 2011, p. 20-38.
  4. Conférence de presse du 14 décembre 2010 (lire en ligne)
  5. « Bientôt un hôtel au château de Versailles ? », Europe 1,‎ (lire en ligne)
  6. Eléonore de Vulpillières, « Un hôtel au château de Versailles : «Le vrai scandale, c'est le Vagin de la reine» », Le Figaro,‎ (lire en ligne)

Liens[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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