Hôtel des Échevins

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Hôtel des Échevins
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Présentation
Destination initiale
Hôtel particulier
Destination actuelle
Construction
Propriétaire
Ville de Bourges
Patrimonialité
Localisation
Pays
Département
Commune
Adresse
13, rue Édouard-BranlyVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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L'hôtel des Échevins est un hôtel particulier de la fin du XVe siècle devenu un musée d'art, situé à Bourges (Cher).

Historique[modifier | modifier le code]

Au XVe siècle, peut-être avant, la ville était administrée par quatre prudhommes, un par quartier de la ville. Ces notables se réunissaient dans les dépendances du prieuré de la Comtale. Ce prieuré est détruit au cours du grand incendie de Bourges entraînant la disparition des archives de la municipalité.

Pour éviter un nouveau désastre, le maire et les échevins décidèrent en 1489 de construire un hôtel de ville. Ils choisirent un emplacement au cœur de la cité. Ils décidèrent de confier en la réalisation des plans et des devis appelé « Jacquet de Pigny masson » dans le compte du receveur municipal et élevé en 1490 par les sculpteurs Jacquet de Persigny et Jacquet Gendre. L'hôtel était adossé au mur d'enceinte avec une cour avec un puits limitée par un mur de clôture percé et orné par la margelle le long de la rue à laquelle on accédait par une porte et un guichet. Il subsiste une tourelle d'angle qui faisait partie d'un pavillon construit au XVIe siècle. Un bâtiment à arcades fut construit de 1619 à 1623 à la place du pavillon reliant la tourelle d'angle avec le logis du XVe siècle par les architectes Jehan Le Juge et Gargault. Le mur de clôture, la porte et le guichet furent supprimés au XVIIIe siècle et remplacés par une grille en fer.

Colbert acheta en 1679 le palais Jacques-Cœur à Charles de Laubespine, marquis de Châteauneuf. Il le revendit en 1682 pour 33 000 livres au conseil municipal, qui y transféra ses services.

Ensuite, les échevins vendirent l'hôtel à Henri Labbe de Changrand pour le prix de 8 164 livres. Ce dernier le céda aux pères Jésuites qui y firent une annexe, le Petit Collège, qu'ils occupèrent jusqu'en 1762.

Vendu comme bien national à la Révolution, il accueillit l'école normale en 1833 et devint le Petit Lycée, qui dépendra plus tard du lycée du nom d'un de ses anciens élèves, Alain-Fournier. Édouard Branly y enseigna[1].

Protection[modifier | modifier le code]

L'hôtel des Échevins fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [2].

Architecture[modifier | modifier le code]

L'hôtel des Échevins est constitué d'un corps de logis, flanqué d'une tour-escalier rappelant celle du palais Jacques-Cœur de Bourges. Comme nombre des hôtels particuliers de la ville, l'édifice fut construit à cheval sur les remparts gallo-romains. C'est à l'architecte Jehan Lejuge que l'on doit la galerie perpendiculaire, construite dans le style Renaissance, en 1623.

Le musée Estève[modifier | modifier le code]

Intégralement restauré par la Ville de Bourges en 1983, il accueille depuis 1987 le musée Estève, consacré au peintre abstrait Maurice Estève (1904-2001). Le musée se déploie sur trois niveaux et présente des huiles sur toile, des œuvres sur papier et deux tapisseries.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. P. Martinat et R. Kot, Découvrir le Cher, Éditions Horvath, Coll. « La France par départements ».
  2. « Hôtel des Echevins (ancien Hôtel de Ville) », notice no PA00096685, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [Gauchery 1931] Robert Gauchery, « Hôtel des échevins », dans Congrès archéologique de France. 94e session. Bourges. 1931, Paris, Société française d'archéologie, (lire en ligne), p. 105-115 Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • [Pérouse de Montclos 1992] Jean-Marie Pérouse de Montclos (dir.), « Ancien hôtel de ville, dit hôtel des Échevins », dans Le guide du patrimoine Centre Val de Loire, Paris, Hachette, , 733 p. (ISBN 978-2-01-018538-0), p. 220-222
  • [Bourges 2011] Collectif, « Hôtel des Échevins-Musée Estève », dans Le guide Bourges ville d'art et d'histoire : Musées, Monuments, Promenades, Paris, Éditions du patrimoine, , 152 p. (ISBN 978-2-7577-0131-7), p. 102-103
  • [Gaugain 2017] Lucie Gaugain et Marie Lafont, « L'hôtel des Échevins de Bourges », dans Congrès archéologique de France. 176e session. Cher. Gothique flamboyant et Renaissance en Berry. 2017, Paris, Société française d'archéologie, , 413 p. (ISBN 978-2-901837-81-7), p. 235-245

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]