Hôtel de ville de Saint-Quentin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Hôtel de ville de Saint-Quentin
Hôtel de Ville de Saint-Quentin 2.jpg
Saint-Quentin, façade de l'hôtel de ville.
Présentation
Type
Propriétaire
Commune
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Province
Région
Département
Commune
Adresse
1 rue BoursaintVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Localisation sur la carte de France
voir sur la carte de France
Red pog.svg
Localisation sur la carte de l’Aisne
voir sur la carte de l’Aisne
Red pog.svg

L'hôtel de ville de Saint-Quentin est l'un des plus beaux exemples d'architecture civile du Moyen Âge de la Picardie. Symbole des libertés communales, son architecture révèle une certaine influence flamande.

Localisation[modifier | modifier le code]

L'hôtel de ville est situé sur la Grand-Place de la commune de Saint-Quentin, dans le département de l'Aisne, en France[1].

Historique[modifier | modifier le code]

La construction de l'hôtel de ville de Saint-Quentin a débuté en 1331 et fut terminée en 1509. Le monument fut remanié pendant le troisième quart du XIXe siècle et très largement restauré en 1926 après la destruction de la ville pendant la Grande Guerre, dans le style Art déco par l'architecte Louis Guindez.

Le monument est classé au titre des monuments historiques par arrêté du 29 août 1984[1].

Description sommaire[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de ville de Saint-Quentin constitue un des plus beaux témoins de l'architecture civile du Bas Moyen Âge. Il serait l’œuvre de Colard Noël, architecte originaire de Valenciennes[2].

Extérieur[modifier | modifier le code]

La façade, de style gothique flamboyant, imprégnée de l'influence flamande s'élève sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée, un portique précède l'entrée du bâtiment. Au premier étage, neuf fenêtres à meneau éclairent une galerie; elles sont surmontées de décorations sculptées identiques à celles du portique. Une balustrade surmontant le premier étage a été construite au début du XXe siècle. Au-dessus, le troisième étage est formé de trois pignons triangulaires décorés chacun d'un oculus. De chaque côté des écussons représentent les emblèmes des familles nobles de Moÿ, de La Fons, de la ville de Saint-Quentin, du Vermandois, de la famille d'Y et de la famille Dorigny. L'ensemble de la façade est orné d'un décor végétal de feuilles de chêne, de vigne et de chou frisé.

En 1759 fut érigé un campanile octogonale qui abrite un carillon de 37 cloches datant de 1924.

La façade arrière a été très remaniée. Viollet-le-Duc serait l'auteur de la grande baie vitrée éclairant l'ancienne chapelle. Une tourelle néogothique date de 1865[2].

Intérieur[modifier | modifier le code]

La salle du Conseil municipal et le hall voisin ont été réaménagés en 1925 par l'architecte municipal Louis Guindez dans le style Art déco. Elle a été classée au titre des Monuments historiques par arrêté du 29 août 1984. Louis Guindez a travaillé en ensemblier et a conçu tous les éléments du décor[3],[4],[5] :

  • les lambris et leurs quarante et un panneaux de palissandre et chêne de Hongrie sculptés de symboles de divers corps de métiers (réalisés par l'ébéniste saint-quentinois Émile Boussu) ;
  • la frise sculptée surmontant l'estrade du maire, à la gloire des ouvriers anonymes de la reconstruction de la ville. Au-dessus de cette frise se trouve une surprenante Marianne signée du sculpteur Alphonse Émile Fivet ;
  • la galerie haute (ancienne tribune de la presse) et son garde-corps en fer forgé (réalisé par la société saint-quentinoise Daled, Vally & Soriano) ;
  • le mobilier : tables, chaises et fauteuils (réalisés par l'atelier d'ébénisterie parisien Jeanselme) ;
  • les luminaires en verre et fer forgé : appliques, plafonniers et lampes de bureau.

En 1927, Louis Guindez a étendu son projet Art déco au bureau du Maire (aujourd'hui disparu).

Plus petite, l'ancienne salle du Conseil municipal, devenue salle des mariages à l'occasion des travaux de réaménagement, possède une grande cheminée composée d'un manteau gothique et d'un couronnement Renaissance. Plusieurs fois restaurée, cette salle possède un plafond en carène de navire issu de l'architecture gothique, composé d'une double voûte en bois prenant appui sur une poutre transversale. Cette salle est décorée de peintures de Gabriel Girodon. À l'opposé, une porte à deux vantaux de style Louis XIV, offerte en 1719, donne accès à l'ancienne chapelle, aujourd'hui salle d'attente des mariages[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

Galerie historique de l'Hôtel de Ville de Saint-Quentin.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Charles Capronnier, Christian Corvisier, Bertrand Fournier, Anne-Françoise Le Guilliez, Dany Sandron, Picardie gothique, Tournai, Casterman, 1995 (ISBN 2 - 203 - 62 004 - 8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Hôtel de Ville », notice no PA00115913, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. a b et c Adélaïde Barbey (sous la direction de), Guide bleu Picardie, Aisne, Oise, Somme, Paris, Hachette Livre, 1993
  3. Service de l’Architecture et du patrimoine de Saint-Quentin, Laissez-vous conter l'Hôtel de Ville, Saint-Quentin, , 12 p.
  4. Direction du Patrimoine de Saint-Quentin, Parcours Art déco, Saint-Quentin, Saint-Quentin, 22 p., p. 18-21
  5. Direction de la culture et du patrimoine de Saint-Quentin, Laissez-vous conter l'Art déco - Saint-Quentin, Saint-Quentin, Service de la culture et du patrimoine de Saint-Quentin, , 12 p. (lire en ligne), p. 9-10