Hôtel de ville de Cherbourg

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Hôtel de ville de Cherbourg
Image dans Infobox.
L'hôtel de ville depuis 1951
(vue de 2006)
Présentation
Type
Propriétaire actuel
propriété de la commune
Patrimonialité
Logo monument historique Inscrit MH (2004, salons)
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Coordonnées
Géolocalisation sur la carte : Cherbourg-Octeville
(Voir situation sur carte : Cherbourg-Octeville)
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Géolocalisation sur la carte : Manche
(Voir situation sur carte : Manche)
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Le général de Gaulle parlant aux Cherbourgeois du haut du balcon de la mairie durant sa visite du 20 août 1944

L'hôtel de ville de Cherbourg est un édifice situé sur le territoire de la commune de Cherbourg dans le département français de la Manche.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le monument est situé dans le département français de la Manche, à Cherbourg-Octeville, commune déléguée de Cherbourg-en-Cotentin. Il se situe place de la République, à l'angle formé avec la rue de la Paix.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa construction est lancée en juin 1793 et s'achève en 1804[1].

Auparavant, la municipalité s'est réunie dans l'église de la Trinité de 1492 à 1590, puis dans le château jusqu'à sa destruction en 1688, et alternativement dans l'église, à l'hôtel-Dieu et à l'auditoire de la juridiction royale, place de la Trinité[2].

L'idée de déménager s'exprime en 1781, et se concrétise en par le transfert des édiles dans les locaux des frères des écoles chrétiennes, qui sont installés rue de la Paix depuis 1775 et place du Calvaire, peu après[2].

Voici la description de l'hôtel de ville donnée en 1839 par Jean Fleury et Hippolyte Vallée[3] :

« C'est un édifice de fort simple apparence, qu'un balcon en granit, supporté par deux colonnes de la même pierre, distingue seul des maisons avoisinantes. Au rez-de-chaussée, à gauche en entrant, se trouve la demeure du concierge ; les bureaux, le cabinet particulier du maire et le bureau de la caisse d'épargne sont à droite. — L'entrée du musée Henry est à gauche au premier, et la salle du conseil à droite. — La bibliothèque, les antiquités et les objets d'histoire naturelle se trouvent au second.
La troupe de terre en garnison à Cherbourg a un poste dans le local d'encoignure. (…)
Deux maisons sises rue de la Paix et attenantes à l'Hôtel de Ville, en sont une dépendance. La première, que les frères de la doctrine chrétienne ont été forcés d'évacuer en 1833 est en partie occupée par une classe d'enseignement mutuel. On a installé un tribunal dans une des chambres, et c'est là que viennent tour à tour siéger le premier conseil de guerre permanent de la 14e division militaire, M. le juge de paix et le conseil de discipline de la garde nationale. — L'autre maison sert de bureau de police. »

En 1850, une aile néo-classique est construite au sud-ouest, donnant sur la rue de la Paix et formant un L avec le corps principal[4].

En 1858, le bâtiment est décrit ainsi :

« L'hôtel-de-ville se compose de deux corps de bâtiments, dont l'un fait face à la place d'Armes et l'autre à la rue de la Paix. Dans le premier, sont : au rez-de-chaussée, les bureaux, à l'angle un corps de garde ; au premier la salle du conseil et le musée Henry ; au second le musée des antiques. Ce bâtiment est de construction ancienne, rien ne le distingue des autres maisons de la place qu'un balcon en granit supporté par deux colonnes également en granit. Dans la seconde partie, dont la construction vient d'être achevée, se trouve : au rez-de-chaussée, les bureaux du commissaire central et celui de la caisse d'épargne ; au premier la bibliothèque et le grand salon de réception. Il est orné à l'extérieur d'un écusson aux armes de la ville, sculpté au-dessus de la porte d'entrée. »[5] En l'honneur de la visite impériale, le salon de l'Impératrice est aménagé et décoré[2].

Le balcon en granit, supporté par deux colonnes doriques, datant du début du XIXe siècle, est enserré sous la Troisième République dans un bâtiment remanié[4].

À la demande du maire, Armand Le Véel livre en 1893 les plans d'un nouvel hôtel de Ville : une façade de 44 mètres sur la place d'Armes, avec deux pavillons latéraux et un pavillon central avec une large entrée et un fronton portant une allégorie de la ville, des allégories de la Marine et de la Guerre dans des niches, des bustes sur des consoles entre les fenêtres du premier étage, un deuxième étage encaissé et coiffé d'un fronton et d'une toiture dominé par un campanile[2]. Le projet reste dans les cartons[2]

La façade est à nouveau modifiée en 1951. Le poste de police est supprimé à cette occasion[1].

Architecture[modifier | modifier le code]

Le grand salon, le salon octogonal et le salon de l'Impératrice, avec leurs décors et leurs parois intérieures ainsi que l'escalier conduisant au grand salon avec sa cage sont inscrits au titre des monuments historiques par arrêté du [6]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bernard Launey, Cherbourg 1900-1975, impr. La Dépêche, 1976, p. 51.
  2. a b c d et e Frédéric Patard et Gérard Léonard, Guide du Promeneur - Cherbourg Octeville, éd. Isoète, 2007, p. 81-82.
  3. Jean Fleury et Hippolyte Vallée, Nouveau guide du voyageur à Cherbourg, Impr. de Noblet, Cherbourg, pp. 119-120.
  4. a et b Bruno Centorame, « Visite de Cherbourg », Annuaire des cinq départements de la Normandie, 2008.
  5. Le Voyageur à Cherbourg en 1858, 1858.
  6. Notice no PA50000028, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]