Hôtel de ville d'Arles

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Hôtel de ville d'Arles
Hôtel-de-Ville d'Arles.jpg
Hôtel de ville sur la place de la République
Présentation
Type
Architecte
Jacques Peytret et Jules Hardouin-Mansart
Construction
1676
Propriétaire
Commune
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Département
commune
Adresse
Place de la RépubliqueVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
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L’hôtel de ville d'Arles, situé sur la place de la République, est un bâtiment achevé en 1676[2] dont la plus grande partie est aujourd'hui classée monument historique[1]. Il est toujours le siège de la Mairie d'Arles.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1657, au cours d'un épisode particulièrement fastueux et opulent pour la ville, son conseil souhaita construire un nouvel hôtel de ville à la place de la maison commune qui datait de la fin du Moyen Âge et qui était situé entre l'ancien palais des Podestats et la tour de l'horloge. Il fallut cependant près de vingt ans pour que le projet voie le jour.

Plusieurs projets furent rejetés avant que celui de Louis-François de Royers de la Valfenière ne soit retenu en 1666. Il fut immédiatement mis en chantier, mais au printemps 1667, alors que la construction s'élevait à environ 4 mètres, l'architecte avignonnais signala de nombreuses malfaçons. Son rapport, suivi d'un procès que perdirent les maçons, concluait à l'obligation de raser ce qui avait été fait... Les démolitions effectuées, le conseil de ville chercha à améliorer le projet, ce qui provoqua 5 années d'hésitations sur les dessins à retenir.

Enfin, en , un nouveau marché était passé sur les dessins de l’architecte Jacques Peytret et du sculpteur Dominique Pilleporte. Mais à la fin du même mois, le passage inopiné de Jules Hardouin-Mansart dans la ville apporta encore des modifications : l'architecte parisien proposa de nouvelles élévations pour les façades, un déplacement de l'escalier et surtout convainquit le conseil de la possibilité de voûter le vestibule du rez-de-chaussée sans aucun pilier intermédiaire[3].

La construction fut achevée en . A l'exécution, Peytret s'écarta un peu des dessins de façade laissés par Jules Hardouin-Mansart, qui s'apparentaient sensiblement aux élévations du Versailles de Louis Le Vau [4].

L'hôtel de ville est classé monument historique en 1920 (façades, vestibule, salle du conseil et beffroi), en 1938 (toitures) et 1942 (salle couverte)[1].

Description[modifier | modifier le code]

Le bâtiment comporte 3 étages.

La salle du rez-de-chaussée avec sa voûte considérée comme « le chef-d'œuvre absolu de la stéréotomie française » (CMH)

Au rez-de-chaussée se trouve un vestibule comportant une voûte très surbaissée, formée de deux berceaux à angle droit, retombant en culs-de-four et raccordés aux parois par des lunettes. Malgré la portée qui atteint 15 m, la flèche de la voûte est très faible. Le visiteur est là devant le chef-d'œuvre absolu de la stéréotomie française, qui réunit avec une virtuosité inégalée toutes les caractéristiques de cet art - surbaissement, jeu d'appareil, nudité d'intrados [5].

L'escalier d'honneur qui conduit à la salle du conseil, est encadré par deux lions sculptés par Jean Dedieu. Il est orné dès l'origine de la Vénus d'Arles, une antique gréco-romaine découverte au théâtre antique d'Arles, mais aujourd'hui il s'agit d'une copie de l'œuvre modifiée par Girardon dont l'original se trouve désormais au Louvre.

Sur la façade du premier étage, se trouve un balcon encadré de doubles colonnes. Au deuxième étage, un fronton central où figure un soleil, symbole de Louis XIV, un décor de balustres et de pots-à-feu.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Hôtel de Ville », notice no PA00081155, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. « Patrimoine de la ville d'Arles » (consulté le )
  3. Jean Boyer, Jules Hardouin-Mansart et l'hôtel de ville d'Arles, in Gazette des Beaux-Arts, Juillet-août 1969
  4. Bertrand Jestaz, Jules Hardouin-Mansart, Picard 2008, pp 87 - 92
  5. Jean-Marie Pérouse de Montclos, L'architecture à la Française, Picard 1983