Hôtel de préfecture de l'Oise

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Hôtel de préfecture de l'Oise - ancienne abbaye de Saint-Quentin
Préfecture de Beauvais, Abbaye Saint-Quentin 07.JPG
L'hôtel de préfecture de l’Oise.
Présentation
Destination initiale
Destination actuelle
Préfecture départementale
Construction
1069 – début XVIIIe siècle
Propriétaire
Département de l’Oise
Statut patrimonial
Site web
Localisation
Pays
Région
Département
Oise (60)
commune
Adresse
Place de la PréfectureVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

L’hôtel de la préfecture de l’Oise est un édifice situé à Beauvais, en France. Il abrite la préfecture du département de l’Oise.

Il s'agit de l'ancienne abbaye Saint-Quentin, désacralisée à la révolution puis achetée par le conseil général en 1823.

La préfecture est classée au titre des monuments historiques le [1].

Localisation[modifier | modifier le code]

La préfecture est située dans le département français de l’Oise, sur la commune de Beauvais, 1 Place de la Préfecture. Elle est bordée à l’ouest par la rivière de Saint-Quentin et à l'est par le Ruisseau de Sainte Hélène et le Canal Gonard. Au Nord se trouve le Conseil départemental de l'Oise.

Historique[modifier | modifier le code]

L’abbaye Saint-Quentin est fondée en 1067 sous l’impulsion de l’évêque de Beauvais, Guy de Saint-Quentin-en-Vermandois. La construction aurait duré deux ans. Le premier abbé choisi par l’évêque est Yves, un jeune chanoine de Nesles, qui a fait ses études à l’abbaye de Bec-Hellouin. Cette abbaye est régie par la règle de Saint Augustin, sans être un monastère cloitré.

En 1346, un incendie ravage les bâtiments en dehors de l’église. Puis en 1472, lors du siège de Beauvais par Charles le Téméraire, les lieux sont pillés et le clocher détruit. Lors des guerres de religion, l’abbaye est occupée par des troupes.

L’abbaye, initialement un haut lieu de théologie, décline peu à peu au point que ne demeurent en 1633 que quinze chanoines. Un nouvel incendie ravage les cuisines et le réfectoire. En 1681 l’abbaye s’endette sur 50 ans pour faire de grands travaux comprenant notamment la construction de l’hôtel principal.

À la Révolution, la vocation spirituelle des lieux s’achève. Son inventaire révèle une grande richesse, spécialement pour sa bibliothèque qui compte 4 000 volumes.

Le , l’ensemble est vendu pour 104 100 francs au citoyen Jean Pierre Marie Sallé, qui en fait sa résidence et installe dans les dépendances une manufacture de toiles peintes.

En 1823, le conseil général achète les lieux pour 140 000 francs. La préfecture, située dans l’ancien palais épiscopal, emménage en 1824. Le xixe siècle est une période de grande transformation, avec la construction d’une aile à la place de l’église, l'installation du chauffage en 1879, la pose de lignes téléphoniques en 1885, et la création de la salle de l’hémicycle pour le conseil général en 1932.

Domaine[modifier | modifier le code]

L’ensemble de la préfecture bénéficie de quatre entrées. L’accès principal se fait par une grille située au n°1 place de la préfecture. La grille est en fer forgé, ornée d’une frise en volute grecque, qui ouvre sur la cour d’honneur, encadrée sur les trois côtés par des bâtiments sobres en pierre et brique.

Ces trois ailes abritent certains services de la préfecture. L’aile gauche reste marquée par les impacts laissés par un obus tombé dans la cour d’honneur dans la nuit du 5 au 6 juin 1918. Au fond de la cour, un porche ouvre sur le parc et ses trois platanes centenaires. Le parc offre une vue dégagée sur les 71 mètres de la façade de la résidence. Le bâtiment est construit avec simplicité en pierres et briques, avec des toits en ardoise. La ligne de la façade est rompue par trois avant-corps, l’un au centre et les deux autres à chaque extrémité.

La résidence est rattachée aux bâtiments de la préfecture par une large galerie, dont l’un des murs date du XIe siècle. Cette galerie abrite au rez-de-chaussée un jardin d’hiver et une salle de réunion, et à l’étage le bureau du préfet. À l’est se trouve une chapelle historique dont seule la base date du XIe siècle. Les fenêtres en plein cintre sont couronnées d’une frise étoilée.

Derrière la résidence, à l’est, se trouvent un terrain de tennis, un verger et un potager.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Intérieur[modifier | modifier le code]

L’entrée se fait par le perron de l’avant-corps central qui donne sur la salle des quatre colonnes. Ce hall abrite de nombreux portraits des anciens préfets, ainsi que l’ancien blason qui ornait la façade de la résidence. Le hall distribue sur la façade arrière ainsi que quatre portes donnant sur les couloirs, la salle de réunion et le salon de l’hôtel. Sur la droite, un couloir aux fines boiseries amène vers le salon des quatre saisons avec à chaque angle un panneau représentant une saison. Les sièges couverts de tapisserie de Beauvais, en cours de restauration, sont un cadeau de Louis XVIII en 1822.

Le petit salon, ou salon bleu à cause de la couleur de son mobilier, est décoré au-dessus des portes par des cartouches représentant les loisirs (musique, chasse, pêche).

Un peu plus loin, la salle à manger, et enfin l’escalier d’honneur dont la rampe du XVIIIe siècle proviennent de l’hôtel de ville de Beauvais. Derrière l’escalier se situe la chapelle.

En repartant depuis le salon des quatre colonnes, le couloir de gauche conduit à deux grandes salles de réunion : la salle Vasarély, ornée d’une tapisserie de l’artiste du même nom, et la salle de l’hémicycle, réalisée pour le conseil général en 1932.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Durvin, Histoire de la Préfecture de l'Oise ancienne abbaye Saint-Quentin de Beauvais, , 198 p.
  • Préfecture de l'Oise - service communication, La Préfecture de l'Oise : abbaye Saint-Quentin, , 24 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :