Hôtel de Vogüé

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Hôtel de Vogüé
Image illustrative de l'article Hôtel de Vogüé
Hôtel de Vogüé avec toiture en tuiles vernissées de Bourgogne vu du haut de la tour Philippe le Bon du Palais des ducs de Bourgogne
Type Hôtel particulier
Début construction 1614
Propriétaire initial Étienne Bouhier
Protection Logo monument historique Classé MH (1911)
Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2015, Climats du vignoble de Bourgogne)
Coordonnées 47° 19′ 22″ nord, 5° 02′ 32″ est
Pays Drapeau de la France France
Anciennes provinces de France Duché de Bourgogne
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Côte-d'Or
Commune Dijon

Géolocalisation sur la carte : Bourgogne

(Voir situation sur carte : Bourgogne)
Hôtel de Vogüé

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Hôtel de Vogüé

L'Hôtel de Vogüé de Dijon en Côte-d'Or est un hôtel particulier du XVIIe siècle, construit lors de la Renaissance française. Il est situé 8 rue de la Chouette, près du chevet de l'église Notre-Dame.

L'hôtel a été classé au titre des monuments historiques le 5 janvier 1911[1]

Historique[modifier | modifier le code]

Cet hôtel particulier richement décoré, est édifié en 1614 pour Étienne Bouhier de Chevigny si on en croit la date se trouvant sur la grande cheminée de la salle des gardes. Il fut magistrat et conseiller au parlement de Bourgogne de 1607 à 1635 ainsi que grand amateur d'art. S'adonnant à l'architecture, on lui accorde la possibilité d'avoir été l'architecte de son hôtel. Ce dernier est considéré comme le prototype des hôtels parlementaires dijonnais.

Ce style noble, que l'on peut également trouver à Toulouse, Montpellier et à Nîmes, est influencé de manière notable par le langage de la Renaissance italienne[2]. En effet, la volonté est de renouer avec les modes de constructions antérieures. Ceci est facilité notamment par des traités du XVIe siècle, qui se réfèrent tous à des monuments antiques. De plus, dans le cas de cet hôtel, la possibilité d'une influence (les feuilles de lierre) à partir des réalisations de l'architecte Hugues Sambin n'est pas à exclure.

Dans la cour, le plan de l'hôtel reprend celui des nouveaux hôtels particuliers entre cour et jardin : corps principal face au portique à l'italienne encadrant l'entrée, deux ailes en retour encadrant la cour et formant pavillons.

La décoration des façades rappelle celle du XVIe siècle : frontons cintrés et triangulaires, mascarons, guirlandes, mais les cariatides ont disparu, remplacées par des ailerons. La toiture est faite d'une mosaïque de tuiles vernissées à la manière bourguignonne.

Les arcades du portique de l'entrée sont surmontées d'une riche décoration avec des Renommées à demi couchées dans les écoinçons. Les colonnes portent un entrelacement de lierre. Sur leurs socles ont été gravés le monogramme B.M.G. rappelant peut-être le nom du propriétaire et de ses deux épouses successives, Bouhier-Massol-Giroux, à moins que ce ne soit Bouhier-Madeleine Giroux.

Le portail de gauche a été percé en 1717 pour permettre l'entrée des carrosses au jardin où des écuries avaient été construites.

La façade côté jardin est dénuée de décoration en dehors de l'animation donnée par les deux tourelles sur plan carré.

La salle des gardes près de l'entrée possède une grande cheminée décorée d'une peinture représentant Héro et Léandre. Des cariatides ornent les montants de la cheminée.

En 1766 l'hôtel devient la propriété de la famille de Vogüé par le mariage, le 29 novembre, de Catherine Bouhier de Versalieu avec le comte Cerice-François Melchior de Vogüé.

À ce jour propriété de la Ville de Dijon, il abrite le service des ressources humaines de la ville.

Il est doté d'une toiture de tuiles vernissées de Bourgogne.

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Texte d'après le panneau d'information.
  1. « Notice no PA00112333 », base Mérimée, ministère français de la Culture : Hôtel de Vogüé
  2. Petite Histoire de l'architecture. Dijon depuis l'an 1000, Editions du CAUE de Côte d'Or, Dijon, 2011.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri-Stéphane Gulczynski, L'Hôtel de Vogué, Bulletin monumental, t. 157. 1999. p. 169-183
  • Eugène Fyot, Hôtels et maisons, p. 142-144, dans Congrès archéologique de France. 91e session. Dijon. 1928, Société française d'archéologie, Paris, 1929
  • Claude Mignot et Daniel Rabreau (Ouvrage dirigé par), "Temps modernes (XVe - XVIIIe siècle)", p. 296-297 et 382-383 et 386, Flammarion, Paris, 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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