Hôtel de Seignelay

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Hôtel de Seignelay
Paris 7e Hôtel de Seignelay 109.JPG
Présentation
Type
Destination actuelle
Ministère
Architecte
Construction
Occupant
Statut patrimonial
Logo monument historique Classé MH (1952, Boiseries, décorations)
 Inscrit MH (1991, Hôtel, communs)
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées

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(Voir situation sur carte : Paris)
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Géolocalisation sur la carte : 7e arrondissement de Paris

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L'Hôtel de Seignelay est un hôtel particulier, situé au no 80 rue de Lille dans le 7e arrondissement de Paris. Construit vers 1713 par Germain Boffrand, celui-ci le vend au comte Charles Éléonor Colbert de Seignelay, fils de Jean-Baptiste Colbert de Seignelay et petit-fils de Jean-Baptiste Colbert.

Historique[modifier | modifier le code]

Cet hôtel particulier est édifié par Boffrand qui acquiert vers 1713 une bande de terrain, le long de la rive gauche de la Seine. Sur son terrain, il édifie plusieurs demeures, dont cet hôtel et son jardin qui rejoint la Seine (par l'actuel quai Anatole-France). Au sud, il donne sur la rue de Bourbon, plus tard rue de Lille.

Cet hôtel est similaire à l'hôtel Beauharnais, construit par le même architecte et situé au no 78 de la même rue.

En 1718, l'hôtel devient la propriété du comte de Seignelay, mort en 1740, dont les héritiers le vendent en 1747 à Armand Joseph de Béthune, duc de Charost.

Réputé pour sa bienfaisance et sa générosité, le duc de Charost n'émigre pas à la Révolution. Il est emprisonné au plus fort de la Terreur, mais libéré après la chute de Robespierre.

En 1799, il est nommé maire du 10e arrondissement ancien de Paris, dans lequel se trouve son hôtel, mais meurt l'année suivante de la petite vérole, attrapée en allant visiter des sourds-muets dans les hôpitaux. Après lui, l'hôtel passe à sa veuve, Henriette Adélaïde du Bouchet de Sourches, puis à la soeur de celle-ci, Marie Marguerite Joséphine du Bouchet de Sourches, alors veuve de Louis Charles de Sainte Aldegonde. Au décès de cette dernière, en 1838, ses filles vendent l'hôtel au marquis de Lauriston, qui l'échange en 1842 avec le comte Christian de Nicolaï contre un autre hôtel, situé 32 rue Saint Guillaume[1].

La famille de Nicolaï va alors conserver l'hôtel de Seignelay pendant presque un siècle.

Adélaïde Hyacinthe de Fougières, veuve du comte Christian de Nicolaï, y meurt en 1891. Ses descendants vendent l'hôtel en 1938 à l'ambassade d'Allemagne, pour agrandir celle-ci, implantée depuis 1814 dans l'hôtel voisin de Beauharnais.

L'hôtel est en partie transformé au XVIIIe siècle, dont la décoration par Pierre Mouret.

Une résidence d’État[modifier | modifier le code]

Confisqué par l'État en 1944, comme l'hôtel voisin de Beauharnais, l'hôtel de Seignelay est ensuite le siège de différents ministères.

En 1951, le ministère de l'Agriculture, en 1964 le secrétariat d'État aux Affaires algériennes, en 1967, le secrétariat d'État aux Affaires étrangères, en 1970 le ministère du Plan et de l'aménagement du Territoire. À partir de 2002, il est le siège du secrétariat d’État aux PME.

En 2007-2008, l'hôtel est à louer par l’État pour un bail emphytéotique de 60 ans mais ne trouve pas preneur. En 2012, il devient le siège du ministère de la Fonction publique puis celui de l'Industrie.

Description[modifier | modifier le code]

L'hôtel bénéficie depuis le 3 novembre 1952, d'un classement au titre des monuments historiques pour les boiseries Louis XV et les décors Louis XVI. Le reste de l'hôtel, les communs, la cour et le jardin bénéficient, quant à eux, d'une inscription depuis le 28 octobre 1991 [2].

Il contient 2740 m² de bureaux et 165 m² de locaux d'habitation. En arrière, un grand jardin d'une superficie d'environ 1 200 m² s'étend jusqu'à la Seine. Dans ce jardins, que longe le quai Anatole-France, une stèle rappelle que le dernier chien de la Reine Marie-Antoinette, Coco, est enterré à cet endroit[3]. Pour Vincent Noce (cf. note 1), cette anecdote est fausse, il s'agirait d'un chiot ayant adouci les jours du Dauphin au Temple. L'épagneul aurait été après sa mort en 1795 emporté à Vienne par Marie-Thérèse qui l'aurait rapporté par la suite.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Yvan Christ, Jacques Silvestre de Sacy, Philippe Siguret, Le Faubourg Saint Germain, Paris, Henri Veyrier, , 414 p., p. 123
  2. « Hôtel de Seignelay, actuellement ministère de l'industrie et du commerce », notice no PA00088738, base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Claire Bommelaer, « L'État dit adieu à ses bijoux de famille », Le Figaro, encart « Le Figaro et vous », mardi 31 janvier 2017, p. 28.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]