Hôtel d'Hesselin

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Hôtel d'Hesselin
Quai de Béthune, Île Saint-Louis, Paris 23 September 2016.jpg

Emplacement de l'ancien hôtel d'Hesselin.

Présentation
Type
Hôtel particulier
Destination initiale
Habitation
Architecte
Construction
1640-1644
Propriétaire
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Coordonnées
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Localisation sur la carte de Paris
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L’hôtel d'Hesselin était un hôtel particulier du XVIIe siècle situé sur l'île Saint-Louis, à Paris, détruit en juin 1934.

Localisation[modifier | modifier le code]

Il était situé au no 24, quai de Béthune, dans le 4e arrondissement de Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

L'hôtel est élevé entre 1640 et 1644 par Le Vau pour Louis Hesselin, maître de la Chambre aux Deniers, intendant des Plaisirs du Roi et ordonnateur des Ballets de la Cour. Les panneaux du portail furent sculptés de deux têtes de bélier par Étienne le Hongre.

En 1669, son successeur sera François Molé, seigneur de Charonne, conseiller du roi, abbé de Sainte-Croix à Bordeaux. Il le revendit en 1719 à Monerat, lequel le revendit en 1787 à d'Ambrun de Moûtalets, intendant d'Auvergne.

Acheté ensuite par le Brochant dont la veuve eut pour héritier Jean Michel Le Chanteur, conseiller au parlement de Paris[1]. Elle fit élever un immeuble de deux étages et compta parmi ses locataires un nonce du pape et Loquet, maire de l’arrondissement.

L'hôtel fut détruit en 1934 à la demande d’Helena Rubinstein et fut remplacé par un nouvel immeuble dessiné par Louis Süe. Le président de la République Georges Pompidou y habitera et y mourut en 1974. Son épouse Claude y mourut à son tour en juillet 2007. Le comédien Louis de Funès y posséda un appartement. L’homme de lettres Claude Mauriac, fils de François Mauriac, y demeura jusqu’à sa mort.[réf. nécessaire]

Parmi les rares éléments conservés on compte le balcon en fer forgé du premier étage fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [2], quelques peintures de la cage d'escalier, la fontaine de la cour et un décor à arcature.

Description[modifier | modifier le code]

L'hôtel était composé d'une juxtaposition de pavillons qui allaient le long de la rue Poulletier en partant du quai. Le pavillon principal le long de la Seine était prolongé par une aile simple sur la gauche formant la façade associé à l'hôtel de Sainctot au no 26, formant un ensemble architectural selon le désir de son architecte Louis Le Vau. À droite dans la cour s'étendait le logis, puis venait le jardin. Une fontaine ornait la cour.

Le rez-de-chaussée se divisait en deux parties, de chaque côté de la remise et de la cour. Du côté du fleuve, se situaient les appartements d'hiver, disposés autour d'un grand escalier, du côté du jardin se trouvaient les appartements d'été, composés de trois pièces juxtaposées. Dans cet ensemble se trouvait le cabinet de curiosités de Louis Hesselin, ainsi que sa bibliothèque.

Le premier étage comprenait un double appartement d'apparat disposé autour du grand escalier de façons à se déplacer de l'un à l'autre. Louis Hesselin y exposait les plus belles pièces de ses collections de tableaux, meubles, sculptures et orfèvrerie. Le Vau aménagea à cet étage sa première chambre à l'italienne et à alcôve, à moins que ce ne fut dans la maison de campagne d'Hesselin au château de Chantemerle à Essonnes. Au deuxième étage se trouvent ses appartements privés. Les sculpteurs Gilles Guérin, Gérard van Opstal, Jacques Sarrazin et le peintre Michel Dorigny ont œuvré à la décoration de sa demeure.


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dont la fille épousa Alexandre Parent-Duchâtelet qui fut l’auteur d’un ouvrage sur la prostitution[réf. nécessaire].
  2. Notice no PA00086333, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]

  • Procès-verbal de pose de scellés après le décès de Louis Hesselin, archives nationales : Y 11111, 8 août 1662.
  • Inventaire après décès de Louis Hesselin, archives nationales, Minutier central: XX, 310, 31 août 1662.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri Sauval, Histoire et recherches des antiquités de la ville de Paris, Paris, C. Moette, 1724, 3. p. 14. (rédigé vers 1655-65)
  • Germain Brice, Description de la ville de Paris, N. Le Gras, 1684, 1. p. 239-240, et 1752, 2.p. 340-341.
  • Dietrich Feldman, Maison Lambert, Maison Hesselin und andere Bauten von Louis Le Vau auf der Ile Saint-Louis, Hambourg (thèse)
  • (de) Dietrich Feldman, « Das Hôtel de La Vrillière und die Raüme à l'italienne bei Louis Le Vau », Zeitschrift für kunstgeschichte, n°4, 1982, pp. 395-422.
  • Collectif, Jacques Sarazin, sculpteur du Roi 1592-1660, [catalogue d'exposition], Noyon, musée du Noyonnais, Paris Réunion des musées nationaux, 1992, p. 51-52.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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