Hôtel d'Évreux

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Hôtel d'Évreux
Image dans Infobox.
Façade de l'hôtel d'Évreux sur la place Vendôme
Présentation
Type
Destination initiale
Résidence
Destination actuelle
diverses locations
Style
Architecte
Ingénieur
Matériau
Construction
1706-1707
Commanditaire
Propriétaire
Patrimonialité
Localisation
Pays
Région
Division administrative
Commune
Adresse
Accès et transport
Stationnement
Indigo - Vendôme
Métro
Autobus
Coordonnées
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Localisation sur la carte du 1er arrondissement de Paris
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L'hôtel d'Évreux est un ancien hôtel particulier situé au no 19, place Vendôme, dans le 1er arrondissement de Paris.

Il est construit entre 1706 et 1708, par l'architecte Pierre Bullet derrière une façade conçue sur les plans de l'architecte Jules Hardouin-Mansart, pour le financier Antoine Crozat.

Longtemps propriété du Crédit foncier de France, l'ensemble immobilier que représente cet hôtel ainsi que l'hôtel des Vieux, l'hôtel Castanier et le pavillon Cambon, est acquis en 2003, par Tamim ben Hamad Al Thani, émir du Qatar. L'hôtel est voisin du Ritz Paris, sis dans les anciens hôtels de Gramont et Crozat.

Il abrite aujourd'hui les bureaux parisiens du cabinet d’avocats White & Case ainsi que des espaces de reception de la société traiteur Potel et Chabot.

Situation[modifier | modifier le code]

Situé dans l'angle nord-ouest de la place, l'hôtel est mitoyen de l'hôtel Crozat au no 17, et de l'hôtel de Fontpertuis au no 21.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antoine Crozat

En 1700, le terrain est acquis par le financier Pierre Louis Reich de Pennautier, receveur général du clergé et trésorier des États de Languedoc.

En 1706, Antoine Crozat, ancien secrétaire de Pennautier, lui achète le terrain non construit, ainsi que sa charge de trésorier. Celui-ci s'étant considérablement enrichi par le commerce avec le Nouveau Monde, passe alors, selon un mot de Saint-Simon, pour « l'un des plus riches hommes de Paris »[1].

Crozat, dés 1703, profite déjà de l'opération immobilière de la place en acquérant le terrain voisin du no 17, où il fait édifier par Pierre Bullet sa demeure urbaine, l'hôtel de Crozat. Par l'achat de ce terrain mitoyen, le financier cherche à construire un hôtel, en vue de l'offrir à sa fille, Marie-Anne Crozat, à l'occasion de son mariage avec le comte d'Évreux. Il réengage alors l'architecte Pierre Bullet, pour construire ce nouvel hôtel entre 1706 et 1707.

Le comte d'Évreux par Hyacinthe Rigaud

Remarqué dans l'histoire de l'architecture classique française[2], il se distingue des autres hôtels de la place, car réunissant deux modèles urbanistiques souvent contradictoires : celui de la place Royale, uniforme et régie par un plan d'urbanisme commun, et celui de l'hôtel particulier entre cour et jardin.

Les époux ne profitent cependant pas de la demeure, le comte d'Évreux ne la trouvant, à terme, pas assez particulière pour lui. Profitant des deux millions de livres apportés par la dot de son épouse, qu'il ne tarde pas à congédier, il se fait construire, de 1718 à 1722, un vaste hôtel, sur la rue du Faubourg-Saint-Honoré.

En 1738, l'hôtel revient à Louis-Antoine Crozat, fils d'Antoine Crozat, puis est loué en 1745 au maréchal d’Estrées, avant d'être remanié entre 1747 et 1749 par l'architecte Pierre Contant d'Ivry, qui y ajoute un grand escalier d'honneur. Crozat le cède ensuite à sa fille, lors de son mariage avec le duc de Broglie.

En 1787, il est vendu à un banquier, Louis Pourrat, puis à Joseph Durant en 1809 et sert ensuite de demeure au président de la Chambre des députés, jusqu'en 1862. L'édifice est acquis par le Crédit Foncier de France en 1896, tout comme les hôtels mitoyens, Castanier et des Vieux.

En 2003, l'ensemble historique du crédit foncier de France est acquis par l'émir du Qatar pour 230 millions d'euros[3]et entièrement restauré en 2009[4].

L'hôtel est aujourd'hui occupé par les bureaux parisiens du cabinet d’avocats White & Case ainsi que par les espaces de réception de la société traiteur Potel et Chabot.

Protection[modifier | modifier le code]

Les façades et toitures donnant sur la place Vendôme sont classés au titre des monuments historiques en 1930 ; Divers salons intérieurs sont inscrits en 1957[5].

Galerie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mémoires de Saint-Simon, Paris, Hachette, 1899, volume 15, p.363
  2. Alexandre Gady 2008, p. 47, Jean-Marie Pérouse de Montclos 1989, p. 336
  3. Le Crédit Foncier cède son patrimoine à l'émir du Qatar, Les Échos, 2003
  4. Voir à ce sujet 19 place Vendôme : une renaissance parisienne, Ante prima, Paris, 2010
  5. « Notice n°PA00085822 », sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]