Hôtel Sacher

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Hôtel Sacher
Hotel Sacher Vienna Sept 2006 002.jpg
Hotel Sacher Vienna 065.jpg
L'hôtel Sacher illuminé, vue de nuit
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Elisabeth Gürtler (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
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L'hôtel Sacher est un palace viennois situé dans l'Innere Stadt, à proximité de l'opéra national.

Histoire[modifier | modifier le code]

Construit à l'emplacement où vécut deux siècles auparavant le compositeur italien Antonio Vivaldi qui, fuyant Venise, s'établit dans la capitale habsbourgeoise, il est fondé en 1876 par Eduard Sacher, appartenant à une famille de pâtissiers, d'abord comme simple maison meublée. Par la suite, sa veuve Anna Sacher en fit l'un des hôtels les plus raffinés du monde, rendez-vous de l'aristocratie, des diplomates et de l'élite artistique et intellectuelle de toute l'Europe.

L'hôtel est aujourd'hui la propriété d'Elisabeth Gürtler.

La spécialité des cuisines de l'hôtel est la Sachertorte, inventée par le père d'Eduard, Franz Sacher, alors pâtissier du prince de Metternich. La Sachertorte est aujourd'hui considérée comme l'un des plats emblématiques de la gastronomie viennoise, au point qu'elle est citée dans de nombreuses oeuvres littéraires de renom international, notamment celles de Stefan Zweig, Jack Kerouac, Gérard de Villiers ou encore Marjane Satrapi. Stefan Zweig, en particulier, était un grand habitué du Café Sacher et en parle dans plusieurs de ses oeuvres avec un souvenir parfois ému. Il mentionne par exemple la Sachertorte au début de La Pitié dangereuse : …äußerte bloß ein recht uninteressiertes »Nein« und zerlegte weiter meine Sachertorte.

Aujourd'hui, le Café Sacher est, avec le café de la Hofzuckerbäckerei Demel et le Café Sperl, l'un des trois principaux cafés traditionnels viennois dans lesquels la population locale aime se rendre afin de déguster une pâtisserie tout en lisant des revues d'art et de culture ou des journaux internationaux.

Aujourd'hui, l'hôtel dispose de points de vente de ses pâtisseries à Salzbourg, Linz, Graz, Innsbruck, Bregenz, Prague, Carlsbad, Zurich, Berlin, Paris, Londres, Moscou, Saint-Pétersbourg, New York et Los Angeles.

Commentaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nathalie Simon, « La roue du Prater. L'ombre d'Orson Welles », Le Figaro, samedi 23 / dimanche 24 août 2014, p. 22.

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