Hôtel Le Bristol Paris

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Hôtel Le Bristol Paris
Le Bristol Paris.jpg

Façade du Bristol.

Localisation
Adresse
Pays
Coordonnées
Architecture
Ouverture
1925
Style
Équipements
Étoiles
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Chambres
188
Restaurants
3
Gestion
Propriétaire
Oetker
Site web
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L’Hôtel Le Bristol Paris est un palace situé au 112 rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans le 8e arrondissement à Paris.

Il est considéré comme l'un des plus grands et des plus prestigieux palaces de Paris et de France.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1758, lors de la construction de la place de la Concorde, le duc de Noailles vend à Jean François Sandrié, entrepreneur des Bâtiments du Roi, un terrain maraîcher de 60 ha sur lequel est construit un hôtel particulier. Ce bâtiment a commencé à être construit en 1718 par le banquier Law[réf. nécessaire] qui, contraint à la banque-route, n'eut pas le temps de le voir achevé. Acheté par la comtesse de Damas, celle-ci à sa mort en 1827, le lègue à sa fille, veuve du comte Charles-François de Vogué. La demeure est vendue en 1829 au comte Jules de Castellane qui y fait installer le théâtre privé qui est le restaurant d’hiver de l’hôtel Bristol jusqu'en 2011[1]. Laissé à l'abandon depuis plusieurs années, l'hôtel de Castellane est acquis en 1923 par Hippolyte Jammet, entrepreneur et fils des propriétaires du célèbre restaurant « Bœuf à la mode ». L'hôtel, refait dans le style Art déco avec le concours des architectes Gustave Umbdenstock et Urbain Cassan, est ouvert officiellement en avril 1925, au milieu des années folles[2]. Il est nommé « Bristol » en hommage à Frederick Hervey (4e comte de Bristol) (en), grand voyageur britannique épris de luxe[3].

À partir de 1945, l’hôtel devient un haut lieu de rassemblement des ambassadeurs et diplomates mondiaux. Il est consacré en 1949 en obtenant ses « 4 étoiles luxe », puis est classé en première position par le guide américain Fielding’s Travel Guide to Europe, en 1962, lui assurant la notoriété aux États-Unis.

En 1978, Rudolf-August Oetker, président du groupe industriel allemand Dr. Oetker, acquiert l’hôtel. Un an après, celui-ci s’agrandit avec la construction d’une nouvelle aile côté jardin, ancien « couvent des Petites Sœurs de la Bonne Espérance ». Deux autres symboles du Bristol voient bientôt le jour : la piscine et le vaste jardin à la française.

En 1994, Pierre Ferchaud est nommé directeur de l’hôtel, puis président.

En 2004, Le Bristol fait évoluer sa charte graphique, avec un logo où domine le vert en résonance avec le jardin, et lance une ligne de produits dérivés.

Le 15 septembre 2009, le Bristol s'agrandit de 21 chambres, 5 suites et d'un nouveau restaurant, le « 114 Faubourg » grâce à l’acquisition de l’immeuble mitoyen.

En 2014, Sonia Papet est nommée chef concierge au Bristol, devenant la seule femme à ce poste d'un palace parisien[4]

La famille Oetker[modifier | modifier le code]

L’Hôtel le Bristol appartient à la famille Oetker. Le groupe Oetker Collection est présent dans plusieurs secteurs dont celui de l’hôtellerie de luxe. À ce jour, la famille Oetker possède le Brenner’s Park Hôtel (en Allemagne), le Cap Eden RocAntibes), le Château du Domaine Saint MartinVence), le Palais NamaskarMarrakech), Fregate Island (aux Seychelles) et enfin l'Hôtel Le Bristol (à Paris). Son projet d'un hôtel de luxe Bristol à Abu Dhabi, annoncé en 2009, est finalement abandonné en 2013[5].

Le dernier né de la Masterpiece Collection est l'Apogée Courchevel, en Savoie.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

  • Le palace emploie en 2014 630 personnes[4] ;
  • Un hall avec des toiles de maîtres et des sculptures du XVIIIe et XIXe siècles acquises, dans les années 1930, à une vente aux enchères des réserves du Musée du Louvre, ainsi que deux grandes tapisseries des Gobelins et leurs scènes champêtres[6] ;
  • 188 chambres dont 92 suites. La plus grande suite est la suite Impériale de 320 m2[7]. La suite panoramique a servi de décor au film de Woody Allen Minuit à Paris[8] ;
  • Le plus grand jardin privé des palaces parisiens avec 1 200 m2. Le prix moyen d'une chambre standard est de 1 400 euros la nuit en 2014[4] ;
  • Une piscine habillée de teck offrant une vue panoramique sur les toits de Paris et le Sacré-Cœur ;
  • 7 salons climatisés dont 4 ouverts sur le jardin ;
  • Un nouveau Spa Le Bristol by La Prairie et salle de fitness ;
  • Une boulangerie.

Restauration[modifier | modifier le code]

Entrée du 114 Faubourg rue du Faubourg-Saint-Honoré à Paris

Distinctions[modifier | modifier le code]

  • 24 mai 2012 : Le Spa Le Bristol by La Prairie remporte le prix de "meilleur nouveau spa de luxe dans le monde" aux World Luxury Spa Awards 2012
  • 10 mai 2012 : Le Bristol Paris figure dans le « classement digital » des 50 meilleurs nouveaux hôtels dans le monde du magazine américain renommé « Travel + Leisure »
  • 24 avril 2012 : Le Spa Le Bristol by La Prairie figure parmi les 35 meilleurs nouveaux spas du monde selon le classement du magazine américain « Condé Nast Traveler »
  • 5 décembre 2011 : Eric Desbordes, Chef du 114 Faubourg, désigné « Champion du Monde de Pâté Croûte 2011 »
  • 21 novembre 2011 : Leah Marshall reçoit le prix de "Meilleur Directeur Général" aux Worldwide Hospitality Awards.
  • 26 septembre 2011 : Laurent Jeannin est élu "Chef Pâtissier de l'année" par le magazine Le Chef 2011.
  • 23 septembre 2011 : Le Bristol Paris est élu "Luxury City Hotel" aux World Luxury Hotel Awards.
  • 7 septembre 2011 : Le Bristol Paris est élu "Meilleur Hôtel de France" et "Meilleur Hôtel d'Europe" aux World Travel Awards.
  • 17 août 2011 : La Brasserie "114 Faubourg" reçoit le prix de "Meilleure Expérience Culinaire" par les Best of the Best Hotel Awards de Virtuoso.
  • 8 juillet 2011 : Le Bristol Paris est élu 1er hôtel français en Europe par le Magazine « Travel + Leisure ».
  • L'hôtel Le Bristol a été élu « meilleur Hôtel du Monde » par le magazine américain Institutional Investor.
  • Autres prix: « meilleur Hôtel d'Europe » en 2007 et 2008 lors des World Travel Awards 2007[9], « meilleur Hôtel Romantique de Luxe 2008 » lors des World Luxury Hotel Awards, « meilleur Restaurant d'hôtel en Europe » lors de Prix Villégiatures.
  • Membre des Leading Hotels of the world.
  • Depuis mai 2011, il fait partie des huit premiers hôtels français de grand luxe à recevoir le nouveau label officiel « Distinction Palace » (8 en France dont 4 à Paris)[10].

Faits divers[modifier | modifier le code]

Pendant l'occupation allemande, l'architecte Léo Lehrman, juif, resta caché dans la chambre 106 du Bristol, l'un des rares grands hôtels de Paris non réquisitionné par les Allemands car le propriétaire Hippolyte Jammet a conclu un accord avec l'ambassadeur des États-Unis, William C. Bullitt, pour en faire une annexe résidentielle de l'ambassade américaine. La nuit, lorsque l'hôtel était vide, Lehrman quittait sa cachette, pour aller faire en secret les plans des futurs travaux de l'hôtel, et notamment de l'ascenseur en fer forgé. Ce secret fut gardé par les 210 salariés du Bristol[11]

Dans la nuit du lundi 25 au mardi , dans la suite no 503 de l’hôtel Le Bristol, Kinga Legg, une femme d'affaires polonaise, est retrouvée nue, le corps recouvert d'ecchymoses, sans vie dans sa baignoire. Elle a été assassinée peu de temps avant la découverte de son cadavre. L'autopsie attribue sa mort à un triple traumatisme, cervical, craniofacial et pancréatique, ce dernier ayant entraîné une hémorragie abdominale. L'auteur de ce crime est Ian Griffin, entrepreneur anglais qui était son amant et a fui en Angleterre[12]. Les policiers trouvent plusieurs meubles comme des chaises ou une table de nuit retrouvés à terre, ce qui laisse penser qu'une dispute a précédé le drame. Selon le personnel de l'hôtel Le Bristol, l'homme et sa compagne séjournaient dans le palace depuis deux jours et commandaient sans cesse des bouteilles de champagne. Par ailleurs, des voisins de chambre affirment avoir entendu des disputes incessantes provenant de la chambre du couple. Arrêté quelques jours après les faits en Angleterre, Griffin est extradé vers la France en mars 2011. Ballotté entre la prison de Fresnes et des établissements psychiatriques en raison de son trouble bipolaire, il est libéré et placé sous contrôle judiciaire en mars 2013. Condamné en première instance à 20 ans de prison en 2014, Griffin est à nouveau condamné en 2016 en appel, à 14 ans de prison, la cour d'assises de l'Essonne l'ayant déclaré responsable de ses actes mais ayant retenu une altération de son discernement au moment des faits[13].

Cinéma[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Bristol Paris - Histoire et photos de l'hôtel de luxe parisien
  2. Christian Baulez, Rue du Faubourg-Saint-Honoré, Délégation à l'action artistique de la Ville de Paris, , p. 298
  3. Jean Watin-Augouard, Marques de luxe françaises, Eyrolles, , p. 58
  4. a, b et c « Sonia Papet au Bristol: seule femme chef concierge d'un palace parisien », sur ladepeche.fr,
  5. « Oetker Collection annule son projet d'hôtel de luxe, à Abu Dhabi »,
  6. Promenade anecdotique au faubourg du Roule. Rue du Faubourg Saint-Honoré no 100 à 272, p. 7
  7. http://www.lebristolparis.com/fr/chambres-et-suites/suites-signatures/suite-imperiale/
  8. http://www.lebristolparis.com/fr/chambres-et-suites/suites-signatures/suite-panoramique/
  9. (en) Voir le palmarès.
  10. Il y a désormais huit palaces en France, article sur le site Quotidien du Tourisme.com 5 mai 2011.
  11. « Emission Complément d'enquête - L'hôtel des Justes - France 2 »,
  12. Meurtre au Bristol, Paris Match,
  13. « Meurtre au Bristol : Ian Griffin condamné à 14 ans de prison en appel », sur leparisien.fr,
  14. Anne-Charlotte de Langhe et Aude Vernuccio, « Le cinoche à la trace », in Le Figaroscope, semaine du mercredi 10 au 16 avril 2013, page 6.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]