Hôtel Lancaster

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Hôtel Lancaster
Hôtel Lancaster.JPG
Façade de l'hôtel Lancaster
Localisation
Pays
Commune
Paris
Coordonnées
Architecture
Type
Ouverture
1930
Équipements
Étoiles
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Chambres
56
Restaurants
Monsieur-Restaurant
Gestion
Site web
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L’hôtel Lancaster est un hôtel de luxe parisien situé au 7 rue de Berri, dans le 8e arrondissement de Paris.

Disposition[modifier | modifier le code]

Situé à proximité de l'avenue des Champs-Élysées, il compte 56 chambres et suites.

C'est un hôtel classé 5 étoiles, sans le label complémentaire de palace[1].

L'établissement est affilié au réseau international The Leading Hotels of the World.

Histoire de l'établissement[modifier | modifier le code]

L'hôtel Lancaster fut à l'origine construit en 1889 comme un hôtel particulier, pour un riche homme d'affaires espagnol, Santiago Drake del Castillo.

Le bâtiment est acheté en 1925 par l'hôtelier suisse Emile Wolf, qui le fait surélever de quatre étages pour le transformer en un hôtel, qui ouvre en 1930[2]. Il sera rénové en 1995.

Partout dans l'hôtel sont exposées des œuvres de la collection d'Emile Wolf, dont près de 80 portraits et chefs-d'œuvre du peintre Boris Pastoukhoff[3].

Réputé pour sa discrétion, l'hôtel est, à partir d'une certaine heure, accessible seulement à ses résidents[3].

Restaurant[modifier | modifier le code]

Le restaurant nommé Monsieur-Restaurant est dirigé par le chef Sébastien Giroud.

Hôtes célèbres[modifier | modifier le code]

L'hôtel a accueilli des personnalités comme Greta Garbo, Noël Coward[4], Clark Gable, Orson Welles[5], Joseph Cotten[6], David Lynch, Philip Roth, Nanni Moretti, Adrian Brody ou encore Marlene Dietrich, qui y a vécu trois ans à partir de 1937, redécorant sa chambre (la suite 401) et y laissant un piano à queue qu'elle ne pouvait pas emporter lors de son départ. Peu avant la Seconde Guerre mondiale, elle y reçut le ministre des Affaires étrangères allemand Joachim von Ribbentrop qui essaya, en vain, de la convaincre de revenir tourner en Allemagne ; à cette occasion, elle enferme le romancier Erich Maria Remarque dans sa salle de bain pour le cacher, ses œuvres ayant été brûlées par les nazis[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Découvrez les 16 Palaces de France » (consulté le 8 avril 2015)
  2. Historique, sur le site officiel de l'hôtel (archive)
  3. a b et c Matthias Debureaux, « L'hôtel Lancaster : le nid de l'ange bleu », Vanity Fair no 15, septembre 2014, page 102.
  4. Simon Callow, Orson Welles: Volume 3: One Man Band, Jonathan Cape, , p. 22
  5. Simon Callow, Orson Welles: Volume 3: One Man Band, Jonathan Cape, , p. 22
  6. Simon Callow, Orson Welles: Volume 3: One Man Band, Jonathan Cape, , p. 22

Liens externes[modifier | modifier le code]

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