Hétérodoxie

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Le terme « hétérodoxe » vient du grec ἕτερος héteros (autre) et δόξα dóxa (opinion). Au sens littéral, il signifie donc « qui pense d'une autre manière (que la manière habituelle, dominante) ».

C'est dans le domaine religieux, en particulier par rapport au christianisme orthodoxe, que le mot "hétérodoxe" prend son sens. Mais lorsque le monde occidental se sécularise, il s'applique à différents domaines de la vie publique, en premier lieu l'économie.

Orthodoxie versus hétérodoxie[modifier | modifier le code]

Il est difficile de définir les contours exacts d’une orthodoxie et d'une hétérodoxie. Ces termes sont en effet souvent utilisés de façon polémique. Les partisans d’une théorie dominante font de l'orthodoxie un argument d'autorité en soulignant qu’elle est soutenue par le plus grand nombre. Ses adversaires se revendiquent au contraire de l'hétérodoxie pour mettre en avant leur originalité et pour insinuer que les orthodoxes se positionnent par conformisme et non depuis une véritable réflexion critique.

Les médias tendent à confondre l'orthodoxie, qui suppose une doctrine, avec l'orthopraxie qui suppose une loi. On y accepte argent comptant la proclamation de certains groupes d'être orthodoxes dans des religions où la loi prévaut sur la doctrine et où la multiplicité des écoles interprétatives est la règle. À la différence des médias, les sociologues et historiens n'évaluent pas une religion à son orthodoxie mais à la dialectique que l'hétérodoxie met en œuvre quand elle s'oppose à elle.

Christianisme[modifier | modifier le code]

On parle d'hétérodoxie à chaque crise dogmatique. Le cas se présente tout au long de l'histoire du christianisme. Ces moments critiques conduisent à la pratique de conciles métropolitains puis à la construction du Canon biblique.

Christianisme primitif

Christianisme médiéval

Christianisme moderne

Économie[modifier | modifier le code]

Le monde s'étant peu à peu sécularisé à partir de la Renaissance, l'économie joue un rôle majeur dans les sociétés modernes, principalement depuis les théories d'Adam Smith. L'idée qu'il existerait a priori une bonne façon de gouverner contribue alors à développer une orthodoxie dans le champ des sciences économiques, ce qui ne tarde pas à provoquer, par compensation, une hétérodoxie.

La tendance dominante, à laquelle adhère la majorité des économistes et qui est enseignée dans la plupart des universités, regroupe et oppose à la fois deux théories : la théorie néoclassique, où l'on estime que les marchés peuvent s'autoréguler, et la théorie keynésienne, selon laquelle les marchés doivent être régulés par l'État. Les économistes hétérodoxes se différencient des économistes orthodoxes du fait qu'ils pensent que les sciences économiques doivent s'ouvrir aux autres sciences sociales.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Christianisme

  • Pierre de Meuse, Histoire des hérésies, Trajectoire, 2010
  • François-André-Adrien Pluquet, Dictionnaire des hérésies, des erreurs et des schismes, Hachette, 2014

Économie :

  • Collectif, À quoi servent les économistes s'ils disent tous la même chose ?, Les liens qui libèrent, 2015

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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