Héry (Yonne)

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Héry
Image illustrative de l'article Héry (Yonne)
Blason de Héry
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Saint-Florentin
Intercommunalité Communauté de communes Serein et Armance
Maire
Mandat
Chantal Charbonnier
2014-2020
Code postal 89550
Code commune 89201
Démographie
Gentilé Hérissois
Population
municipale
1 847 hab. (2014)
Densité 87 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 07″ nord, 3° 37′ 37″ est
Altitude Min. 94 m – Max. 192 m
Superficie 21,19 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-hery89550.fr

Héry est une commune française située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne-Franche-Comté, dans la région naturelle de Champagne humide.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 13 kilomètres au nord d'Auxerre, au bord de la forêt de Saint-Germain. Elle s’étend sur 7,7 kilomètres de longueur dans le sens nord-sud. Le bourg comprend trois sections : la ville, incluant l’église et le château ; la partie orientale dénommée Sévery ; et au sud le Tertre où se trouvent un cimetière romain et une chapelle de Notre-Dame de la Pitié du XIIIe siècle.

Voies de communication[modifier | modifier le code]

La commune est traversée dans le sens nord-sud par la D84 joignant Mont-Saint-Sulpice, Brienon-sur-Armançon, Bellechaume et Arces-Dilo au nord, avec Monéteau et Auxerre au sud. La sortie 19 de l'autoroute A6 est à 12 5 km au sud.

La N77 AuxerreTroyes passe à 7,2 km à l'est sur Pontigny et à 8,9 km au sud sur Monéteau. La D606 Auxerre/AvallonJoigny/Sens passe à 11,6 km à l'ouest, sur Bassou.

Les gares les plus proches sont celles de Laroche - Migennes (la mieux desservie) à 11,8 km et celle d'Auxerre à 12,5 km[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Hauterive Mont-Saint-Sulpice Vergigny Rose des vents
Seignelay N Rouvray
O    Héry    E
S
Gurgy Monéteau, Villeneuve-Saint-Salves Montigny-la-Resle

Hameaux, lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Les hameaux suivis d'une astérisque sont situés à l'écart de la route indiquée. Les lieux-dits sont en italiques.

B

  • La Barrière des Grands Prés*, D5 vers Rouvray
  • La Barrière des Gautherins*, D203 vers Auxerre
  • La Barrière de la Vau, D203 vers Auxerre
  • Les Baudières, D203 vers Vergigny
  • Bois aux Georges, D203 vers Auxerre
  • Bois de la Justice*, D203 vers Auxerre
  • Bois du Moreau*,

C

  • Chapelle de Pitié*, Rte de Gurgy
  • La Chapelotte (chteau *, nord du bourg
  • Les Communaux, D203 vers Auxerre
  • La Cornée*, D203 vers Vergigny
  • Les Courtaines, D5 vers Seignelay

F

  • Fontaine du Saussis-Jazier*, Ru de la Mouillère, S-E du bourg

G

I

L

  • Les Lames, Chmin du Moulin Baudouin

M

P

  • Les Prés Fageot*, Chmin du Moulin Baudouin

S

T

  • Le Tertre, D203 vers Auxerre
  • Le Thureau, D5 vers Rouvray
  • La Tuilerie de Bonne-Racine*, Rte du Tertre vers Seignelay

U

V

Le Moulin d'Héry est mentionné en 1398, désigné comme le "moulin neuf près du Gué-de-Fer"[Henry 1]. Les "Moulins-Neufs près du Gué-de-Fer" sont déjà mentionnés vers 1233, faisant l'objet d'une donation - avec les droits féodaux - d'Étienne 1er de Seignelay à l'abbaye de Pontigny[Henry 2].

Les Vieux-Moulins étaient autrefois appelés Espaillard ; une charte de 1196 mentionne les îles et les ormes du moulin d'Espaillard, détruit en 1747 par les moines de Saint-Germain qui le trouvaient trop ruineux d'entretien[Henry 3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le principal élément hydrographique sur la commune est le Serein qui la traverse d'Est en Ouest, au nord du bourg. Très méandreux, il est aussi très ramifié avec deux bras successifs en rive gauche, eux-mêmes reliés par un troisième bras. Le premier bras entoure l'île d'Yquois ; l'île formée par le deuxième bras est entièrement occupée par les bâtiments et terrain de l'usine Davey Bickford.

La commune est traversée d'Est en Ouest par le Grand Ru, qui commence à la limite Est de commune, coule à peu près parallèle au Serein jusqu'à Héry puis fait un coude à angle droit vers le nord pour rejoindre le Serein au niveau des trois étang des Prés Fageot. Sur son chemin il reçoit sur sa rive gauche, venant tous trois du sud, le ru des Corbiers, le ru de la Mouillère puis le ru des Noues de Cuillon.

Dans le sud, deux petitts affluents du ru de Sinotte (affluent direct de l'Yonne) prennent source dans la forêt de Saint-Germain et coulent vers le sud-ouest. Le premier a formé la vallée des Teilles, le deuxième, plus à l'Ouest, la vallée des Vieux Rus.

La forêt de Saint-Germain[modifier | modifier le code]

Située dans la partie sud de la commune, la forêt de Saint-Germain est traversée dans le sens plus ou moins Est-Ouest par la Grande allée, et dans le sens nord-sud par l'allée de Saint-Germain. Elle est nommée d'après l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre, qui l'a eue en fief pendant plusieurs siècles.

Elle est prolongée par les Usages à l'Ouest, le bois du Moreau au N-O, le bois de la Justice au N-E, les Usages sur la commune de Rouvray au N-E, la Garenne du château de la Resle sur la commune de Montigny-la-Resle au S-E, le bois aux Moines de Villeneuve-Saint-Salves au sud, le bois des Teilles (principalement sur Villeneuve) prolongé au sud par le bois des Clousots (principalement sur Sougères-sur-Sinotte, commune de Monéteau). Le tout forme un massif boisé de plus de 1 725 hectares d'un seul tenant.

Elle est également traversée par la D203 sur environ 1,5 km sur la commune (bois et la route continuent sur Villeneuve-Saint-Salves).

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le terroir est occupé avant l'époque gallo-romaine.

Le Serein forme la limite nord du territoire des Éduens pendant une partie de leur époque, incluant aussi Seignelay et jusqu'au-delà de l'Yonne ; plus tard Héry sera la dernière place du comté de Tonnerre. Au nord le territoire des Lingons descendait jusqu'à Pontigny et au-delà vers les Baudières, incluant Rouvray, Venousse, Pontigny, Ligny et Maligny ; jusqu'en 1789 Pontigny marquait le limite du diocèse de Langres, ancienne capitale des Lingons[Henry 4].

Plusieurs voies antiques passent près du village, la plus célèbre étant la Via Agrippa de l'Océan qui traversait Héry et passait le Serein aux Baudières[Henry 5]. De ces voies antiques il reste quelques vestiges comme un vieux pont romain situé entre Héry et Rouvray (village voisin).

Plus de cinquante tombeaux de l'époque antique[Henry 6] ont été découverts aux Baudières près de la voie antique, dont les squelettes montraient une ossature 1/3 plus grande et des mâchoires plus puissantes que les nôtres, ces dernières portant 34 et jusqu'à 36 dents. La pierre des tombeaux provenait probablement de Chablis[Henry 7]. Indépendamment ou non de ce cimetière d'origine inconnue, le couvent d'Héry ou la paroisse a probablement enterré ses morts aux Baudières : un chemin d'Héry aux Baudières est encore appelé le chemin des morts[Henry 8].

Les tombeaux du bourg d'Héry, répartis sur deux locations, se trouvaient autour et dans les murs de l'ancienne église (plus d'une vingtaine), et dans la cour du couvent de bénédictins d'Héry[2] appartenant à l'abbaye de Saint-Germain (huit tombeaux retirés lors d'une excavation dans la cour, ce qui laisse supposer qu'au moins une partie du couvent a été bâtie sur un cimetière). Quant à l'église, il s'agit de celle ruinée vers le IXe ou XIe siècle, qui se trouvait dans l'ouest du village au lieu-dit encore appelé la Prière[Henry 9].

Des bains romains ont probablement existé près du Serein immédiatement en amont du bourg, attestés par la présence de tuyaux en terre cuite et les restes de démolitions à cet endroit. Ce terrain, un bois du domaine de Bouilly[Note 1], a appartenu dès avant le IXe siècle à l'abbaye de Saint-Germain qui possédait Bouilli[Henry 8].

Des médailles de l'époque gallo-romaine ont été mises au jour en divers endroits de la commune[Henry 10],[Henry 11]. Le lieu-dit les Courtaines à l'ouest du bourg est peut-être l'ancien emplacement de cours de justice et de gouvernement aux temps des Gaulois puis des Gallo-romains[Henry 12].

Haut Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Sainte Marthe († ~400), dame de Héry et épouse de l'évêque d'Auxerre saint Amâtre († 1er mai 418) avant son épiscopat, vivait à Héry où elle est morte ; il y avait donc déjà un village à cette époque. La terre d'Héry, qui lui venait de sa famille, passe alors à l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre[Henry 13].

En 492 ou 493 Clovis vient à Héry, dernier village à la frontière de ses États, y rencontrer sa future seconde épouse Clotilde[Henry 14].

Porcaire († 533), une femme issue d'une riche famille d'Italie, vient de Ravenne en suivant le corps de saint Germain, 6e évêque d'Auxerre. Elle bâtit un ermitage sur la rive droite du Serein à l'Est des Baudières. Après sa mort une chapelle est érigée à cet endroit, en ruines au XIXe siècle mais qui alors portait toujours le nom de « chapelle Sainte-Porcaire »[Henry 13].

Il y avait aussi une chapelle Saint-Martin aux Baudières[Henry 8].

La route et le Serein marquaient la limite des diocèses de Langres, Auxerre et Sens, le Serein marquait celle entre Bourgogne et Champagne[Henry 4].

On sait peu sur le monastère d'Héry. C'est une des plus anciennes terres de l'abbaye de Saint-Germain d'Auxerre[Henry 15], qui possède la terre seigneuriale et y fonde au VIe siècle une maison dont il reste des vestiges derrière l’église[Henry 16]. La première préoccupation des moines à cette époque est de multiplier le nombre de "maisons" ; trois siècles plus tard, en 815 l'abbaye de Saint-Germain compte jusqu'à 600 religieux, auxquels il faut ajouter les étudiants dont le nombre peut avoisiner les 5 000. Le monastère d'Héry et peut-être celui des Baudières servent probablement alors à soulager les logements de celui d'Auxerre[Henry 15].
L'aile ouest du bâtiment est attenante à l'église paroissiale, qui originellement est la chapelle du monastère. Le bâtiment du couvent est en forme de U avec cour tournée vers le sud où elle est fermée par l'église. Depuis, l'aile Est a été détruite ; l'aile ouest et le corps principal du bâtiment sont encore debout. À sa construction, le tout est sur deux étages de dix pieds (environ 3 m) de hauteur chacun, en pierre en bas et en bois pour l'étage supérieur. Des galeries en bois entourent la cour. Le bâtiment est prévu pour 52 religieux[Henry 15] ; en 1833 on voyait encore les restes de 32 cellules[Henry 16], avec leurs cheminées individuelles et leurs fenêtres trop hautes pour laisser voir autre chose que le ciel. Les murs sont très épais et la charpente toute en châtaignier. Chapelle et couvent forment le fort d'Héry en 1381. Au XVe siècle ce couvent avait disparu - mais pas le bâtiment, qui est abaissé au XVIIe siècle[Henry 15].

En l'an 800 saint Didier, évêque d'Auxerre, donne le village des Baudières - maisons, serfs, vignes et terres - à l'abbaye de Saint-Germain. Dans le cours du IXe siècle un seigneur nommé Aldabert fait donation à l'abbaye d'une étendue considérable d'Héry. Le village a aussi connu les échanges de biens, comme celui approuvé par Charles le Chauve en 887[Henry 16] d'une manse[Henry 6] entre les religieux de Chablis et ceux de Saint-Germain[Henry 16].

Vers 880 le roi Lothaire donna à l'abbaye de Saint-Germain des terres de franc-alleu ayant appartenu à un certain Anldebert, situées en aval des Baudières, près des villages de Revisy et de Sarmoise depuis longtemps disparus. Les moines à cette époque plantèrent en bois la partie face aux Baudières et découvrirent les vestiges de bains. Ces terres, prises par l'État en 1789, ont été vendues au prince de Montmorency en novembre 1831 en même temps que tous les bois de Pontigny[Henry 17].

Au IXe siècle il ne reste plus que la villa Sancti Germani, petit village appartenant à l’abbaye de Saint-Germain d'Auxerre et situé en haut de la rue du Chien Pendu[Henry 18].

L'église qui se trouvait à La Prière dans l'ouest du village est ruinée vers le XIe ou XIe siècle[Henry 9]. La tradition dit qu'elle a été détruite dans une guerre (Sarrazins en 727, Normands au XIe siècle, ou autres), les paroissiens utilisant subséquemment la chapelle du couvent de bénédictins d'Héry. Cette église a laissé de nombreux débris, fragments de marbre, du carrelage noir et blanc alterné, des bas de pilier et portion d'un fût, quantité de tuiles romaines, petit Christ en bronze... La décoration semble avoir été plutôt riche et incongrue pour les chrétiens de l'époque, ce qui ferait pencher pour un temple païen investi par les chrétiens au Ve siècle[Henry 12].

Le culte de saint Sébastien au village existait depuis longtemps déjà en 972[Henry 19].

Au Xe siècle l'église Saint-Germain (et non Saint-Sébastien) de Héry est une possession de l'évêché d'Auxerre. L'évêque Héribert (demi-frère du duc des Francs Hugues le Grand) fait don, avec dix autres églises, de l'église Saint-Germain à l'abbaye Saint-Germain d'Auxerre après que saint Mayeul eut rétabli la règle monastique à Saint-Germain[3]. Cette donation est confirmée par le pape Eugène III en 1152[Henry 19].

Bas Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

En 1015 ou 1022 ou 1023, se tient le concile d'Héry[Henry 20], qui s'est tenu dans le prieuré des bénédictins d'Héry derrière l'église paroissiale[2] et qui attribue la Bourgogne au roi Robert II et, soumettant l’Auxerrois à la double souveraineté du comte-évêque Hugues de Chalon et du comte Otte-Guillaume, divise le comté en trois baronnies[4].

En 1150, l'évêque de Langres possède des terres à Sainte-Porcaire[Henry 4].

En 1219, le prieur de la maison d'Héry est M. de Bouilli[Henry 21]. Cette année-là son frère Jean, seigneur de Bouilli[Note 1], dispose de ses biens avant de se croiser ; il donne notamment la moitié de son cens de Duchy[Note 2] en bonnes œuvres et charge son "frère, abbé du monastère d'Héry", de distribuer le reste en cas de mort[Henry 22].

Les Usages de Seignelay, Héry et Gurgy formaient en général des bois, qui sont donnés aux habitants en 1228 pour en faire des pacages[Henry 23].

En 1381, l'abbaye de Saint-Germain fortifie le prieuré d'Héry et l'église attenante. On enferme les principales maisons du bourg dans une enceinte de fossés que l'on appelle la Fermeture. Au Mont-Artre s'élèvent d'autres fortifications, appelées Château-Gaillard en rappel de la Tour-Gaillarde faisant partie des fortifications d'Auxerre[5].

En 1398, Philippe de Savoisy, descendant d'un chambellan de Charles V et Charles VI, rend hommage au chapitre de Saint-Germain pour les fiefs de Montaigu, Mallevalle, les bois de Villeneuve-Saint-Salve et les bois et usages d'Héry[Henry 24],[Henry 25].

En 1592, le fort d'Héry est pris par le seigneur de Seignelay, et en 1593 par le roi Henri IV. Toutes les maisons dans la Fermeture et au Mont-Artre sont incendiées durant cette guerre[Henry 26].

Époque moderne[modifier | modifier le code]

La fabrique de Seignelay y eut des terres. Au XVIIIe, on y trouve deux seigneurs laïques : Anne-Léon de Montmorency et Bellanger de Rebourseaux, dont les biens furent vendus les 27 prairial an IV et 29 pluviôse, an V. Le château, qui appartenait sous l’Empire à la famille Bernard d’Héry, renfermait une riche bibliothèque et une superbe collection de tableaux[6].

Le 3 mai 1803 l'État vend le domaine d'Héry des moines de Saint-Germain[Henry 27].
Au début du XIXe siècle il y a encore un vacher public qui faisait paître les vaches et moutons des habitants dans les endroits permis : les usages, les bois, les plaines - qui sont fertilisées par la même occasion : en 1812 il emmène encore 140 animaux et le commerce de laine, hérité de l'époque des manufactures, est encore bien vivant. Le morcellement des grandes propriétés, la vente des usages communaux, la plantation de vignes dans les plaines, font disparaître cette activité avant le milieu du même siècle.

Dans la première moitié du XIXe siècle l'osier, qui pousse facilement dans ces terres sablonneuses, amène quelques richesses mais est délaissé vers le milieu de ce siècle[Henry 28].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Autour de 1825 la commune achète une pompe à incendie et crée un corps de 32 pompiers, avec armes, casques et habillement militaire fournis[Henry 29].

Le comédien et cinéaste Robert Dhéry est inhumé au cimetière de la commune le 3 décembre 2004. Il est rejoint par son épouse, la comédienne, scénariste et chorégraphe Colette Brosset le 1er mars 2007.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Sébastien-et-Saint-Louis

L'attrait d'Héry réside dans son église, l'église Saint-Louis du XVIe siècle.

L'église Saint-Sébastien-et-Saint-Louis[7], commencée par les moines de Saint-Germain[Henry 26] au XIIIe siècle et construite du XIIIe siècle au XVIe siècle, est inscrite à la liste des monuments historiques depuis le 11 juin 1991[7]. Elle a trois nefs à voûtes d'arête[Henry 26]. Le mobilier remarquable, classé monument historique à titre d'objet, comprend[7] :

quatre statues :
Christ en croix (bois, XVIIIe siècle, inscrite le 12 décembre 1994) ;
Vierge à l'Enfant (pierre, polychrome, XVIIIe siècle, inscrite le 12 décembre 1994) ;
Sainte Barbe (pierre, XVIe siècle, inscrite le 12 décembre 1994) ; et
l'Ange (bois, doré,1er quart du XVIIIe siècle ; par Jean-Antoine Laforest - commande passée le 7 juillet 1726 pour « 2 anges, sculpter et dorure », classé le 22 septembre 1995) ;
trois tableaux :
Adoration des Mages (huile sur bois, XVIIe siècle, inscrit le 2 septembre 1996) ;
Jésus guérissant des malades (huile sur toile, XVIIe siècle, inscrit le 12 décembre 1994) ; et
Le Martyre de saint Barthélémy (huile sur toile par Charles-Louis Müller, 2e quart du XIXe siècle - 1838, classé le 22 septembre 1995) ;
neuf meubles :
un lutrin (bois peint, XVIIe siècle et XIXe siècle, inscrit le 12 décembre 1994) ;
une chaire à prêcher (bois, XVIIIe siècle, inscrite le 12 décembre 1994) ;
un bâton de procession représentant le Saint Sacrement (bois peint, XVIIIe siècle, inscrit le 12 décembre 1994) ;
le confessionnal (bois, 3e quart du XVIIIe siècle, inscrit le 12 décembre 1994) ;
trois crédences, chacune du 1er quart du XVIIIe siècle et classées le 22 septembre 1995, dont 1) l'une en bois doré et peint, dessus en marbre (cassé), avec un fond en bois et un socle chantourné, attribuée à Jean-Antoine Laforest, sculpteur à Auxerre, qui aurait eu la commande en 1727 ; 2) une en bois doré, sans fond, posée sur un socle en bois carré, et 3) une en bois doré, sans fond, avec un socle chantourné, également attribuée à Jean-Antoine Laforest, vers 1727 ;
un tabernacle (bois peint et doré, Jean-Antoine Laforest, 1er quart du XVIIIe siècle, 7 juillet 1726, « marché à Jean-Antoine Laforest, pour le tabernacle posé sur le maître-autel, pour 180 livres »[8]) ; et
une monstrance : Les Pèlerins d'Emmaüs (1er quart du XVIIIe siècle).

Le parc du château de la Chapelotte (propriété privée) a probablement été dessiné au tournant du XXe siècle[9].

La chapelle Notre-Dame-de-Pitié, bâtie à 150 m d'altitude sur un contrefort du Mont-Artre au sud de Héry. Avec ses 50 m d'altitude à prendre depuis le village, était un lieu de dévotion et but de procession pour les agonisants. La chapelle Sainte-Radegonde était elle aussi un but de procession pour les infirmes, surtout le 13 août jour de sa fête[Henry 30].

Économie[modifier | modifier le code]

la S.A.S. Davey Bickford, nommée d'après William Bickford inventeur de la mèche Bickford, est installée sur plus de 30 hectares au Moulin Gaspard à 1,2 km au nord de Héry, en bord de Serein et près de la D203. Usine de pyrotechnologie, elle travaille détonateurs et matériels explosifs pour miner, extraire la roche en carrière, créer des tunnels, etc., et pour l'étude séismique[10]. La compagnie réalise aujourd’hui 70m € de ventes[réf. souhaitée]. En 2013 elle était la 5e entreprise exportatrice de l'Yonne[11],[12].
Au 1er février 2013, la société Davey Bickford employait à Héry 477 personnes : 439 extérieures à la commune, 37 demeurant au bourg d’Héry, 1 résidant aux Baudières (commune d'Héry) et 76 venant d’Auxerre[13].

Elle fait partie des 13 entreprises de l'Yonne classées seveso dont 5 classées seveso 2, « haut risque »[14].

Risques technologiques et naturels[modifier | modifier le code]

Les activités de l'entreprise Davey Bickford présentent un risque de contamination à la « dioxine de Seveso ». Pour cette raison la compagnie est classée seveso 2, « haut risque »[15]. C'est ainsi qu'en accord avec la directive Seveso, un plan communal de sauvegarde a été établi le 09 décembre 2008 qui concerne les trois communes de Héry, Seignelay et Hauterive.
Le document d'information sur les risques majeurs (DICRIM[16]) a été publié pour la première fois à Héry dans le bulletin municipal de janvier 2009. Le Plan de Prévention des Risques Technologiques (PPRT) y a été approuvé le 17 février 2012[13],[17],[18].

La zone concernée par le PPRT décrit des cercles concentriques dont le plus étendu ("risque faible") a un rayon d'environ 750 m autour de l'usine[19].

L'usine est également concernée par le risque d'inondation, risque évident puisqu'une grande partie des bâtiments de l'entreprise se trouvent sur l'île formée par le deuxième bras du Serein sur la commune. En 1980 un barrage de type « vanne automatique » a été installé sur le Serein au lieu-dit Les Reguins ; au printemps 1998 une inondation majeure amenait 12 cm d'eau dans des ateliers de l'usine et inondait les champs voisins. La commune a alors été classée en état de catastrophe naturelle pour la période du 25 au 29.04.1998 (arrêté du 10.08.1998, publié au Journal officiel N° 193 du 22.08.1998). Depuis, l’usine a élaboré un Plan d’Urgence Inondation et a fait réaliser des travaux pour limiter ce risque[13].

Le DICRIM note aussi la présence de trois centrales nucléaires en limite du département de l’Yonne : Dampierre, Belleville et Nogent-sur-Seine[13].

Environnement[modifier | modifier le code]

Une partie au nord de la commune est comprise dans la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) continentale de type 2 de la « Forêt de Pontigny et vallée du Serein »[20],[21]. Cette ZNIEFF de 2 981,89 hectares sur 7 communes[Note 3] concerne environ 230 hectares sur Héry. Elle y inclut le hameau des Baudières, le ru du Pélot et 2,25 hectares de l'Île d'Yquois[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2014 en cours Chantal Charbonnier[23]    
mars 2008 mars 2014 Chantal Charbonnier[24]    
mars 2001 mars 2008 Alain Eberard    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[26],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 1 847 habitants, en diminution de -1,23 % par rapport à 2009 (Yonne : -0,46 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 150 1 251 1 283 1 460 1 453 1 456 1 494 1 528 1 601
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 562 1 657 1 662 1 626 1 588 1 536 1 488 1 368 1 348
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 319 1 318 1 258 1 258 1 202 1 263 1 157 1 162 1 209
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 337 1 401 1 383 1 520 1 635 1 739 1 840 1 883 1 847
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Jumelages[modifier | modifier le code]

Héry est jumelé avec la ville de Shilbottle en Angleterre. Une rue d'Héry porte d'ailleurs le nom de cette ville jumelée[29].

Loisirs[modifier | modifier le code]

Centre de loisir les Petits Hérissons[30].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sainte Marthe († ~400), épouse de l'évêque d'Auxerre Saint Amâtre (avant son apostolat), † 1er mai 418, vivait à Héry où elle est morte[Henry 13].
  • Porcaire, venue de Ravenne en 418 pour suivre le corps de Saint Germain, bâtit un ermitage sur la rive droite du Serein à l'Est des Baudières. Après sa mort la « chapelle Sainte-Porcaire » est érigée à cet endroit, en ruines au XIXe siècle[Henry 30].
  • Pierre Bernard d'Héry, né en 1755 à Héry et mort en 1833 à Sens. Avocat, il était député à l'assemblée nationale[31].
  • Robert Dhéry, acteur, scénariste et réalisateur, est inhumé dans le cimetière de la commune.
  • Colette Brosset, actrice, scénariste, chorégraphe et épouse de ce dernier, est inhumée dans le cimetière de la commune.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vaast-Barthélemy Henry, Mémoires historiques sur la ville de Seignelay, département de l'Yonne, depuis sa fondation au VIIIe siècle, jusqu'en 1830 ; précédés de recherches sur l'état du pays au temps des Gaulois et des Romains ; et suivie d'une notice historique sur les communes environnantes, avec les principales pièces justificatives, vol. 1 et 2, Avallon, Éd. Comynet, , 369 p. (présentation en ligne), avec cartes, plans, blasons et lexique de mots en patois de Seignelay. Réédition 2004 chez Le Livre d'Histoire, Lorisse, 2 volumes présentés ensemble sur la même page. Document utilisé pour la rédaction de l’article

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b De nos jours, Bouilly est un village sur la commune de Vergigny.
  2. Duchy est un lieu-dit dans le sud-ouest de la commune de Saint-Florentin, dans la vallée de l'Armançon, sur le haut du coteau Nord (rive droite) qui domine d'une vingtaine de mètres en rives droites de la rivière et du canal de Bourgogne. Voir Duchy sur la carte IGN interactive de geoportail.fr ou cliquez sur 47° 59′ 00″ N, 4° 41′ 36″ E.
  3. Les sept communes de la zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de la « Forêt de Pontigny et vallée du Serein » sont Hauterive, Héry, Ligny-le-Châtel, Mont-Saint-Sulpice, Pontigny, Rouvray et Vergigny.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carte de Héry avec couches activées pour la carte d'état-major (zoomer en avant pour la faire apparaître), les limites de communes et l'hydographie. Sur geoportail.fr.
  2. a et b Coordonnées de l'ancien couvent de bénédictins d'Héry : 47° 54′ 16″ N, 4° 37′ 38″ E. C'est dans cette cour qu'ont été trouvés huit tombeaux.
  3. Jean Lebeuf, Mémoire concernant l’histoire ecclésiastique et civile d’Auxerre, vol. 1, , 544 p. (présentation en ligne), p. 245
  4. Voir Histoire générale, Liv. VIII.
  5. Henry 1833, p. 186, volume 2 ; et page 146 volume 1.
  6. Mathieu Maximilien Quantin, Dictionnaire topographique du département de l'Yonne, Société des sciences historiques et naturelles de l'Yonne, Auxerre, 1862.
  7. a, b et c « Église Saint-Sébastien et Saint-Louis », notice no PA00113973, base Mérimée, ministère français de la Culture. Voir aussi la page de photos des pièces citées du mobilier sur le site culture.gouv.fr.
  8. Fiche du tabernacle sur culture.gouv.fr.
  9. « Parc du château de la Chapelotte », notice no IA89000396, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  10. Secteurs d'expertise de la compagnie Davey Bickford.
  11. L'Yonne terre d'échange commerciaux, Yonne > Auxerrois > Héry, 02/03/14 - 14h00, sur lyonne.fr.
  12. Davey Bickford sur fr.kompass.com.
  13. a, b, c et d Plan communal de sauvegarde sur la commune de Héry, 28/09/2009, 15 pages. Sur mairie-hery89550.fr.
  14. L'Yonne compte treize sites à risques industriels importants, Yonne > Centre Yonne > Saint-Julien-du-Sault, 16/04/15 – 15h22.
  15. Qu'est-ce qu'un site classé SEVESO ?, site natura-sciences.com.
  16. Document d'information sur les risques majeurs - DICRIM du plan communal de prévention.
  17. Programme de sécurité sur la commune de Héry. Sur mairie-hery89550.fr, « Vivre à Héry » - « Sécurité ».
  18. Plan communal de sauvegarde sur la commune de Héry, 29/09/2009, 56 pages. Sur mairie-hery89550.fr.
  19. Carte des zones à risque de contamination autour de l'usine Davey Bickford.
  20. « Forêt de Pontigny et vallée du Serein », fiche et cartographie ZNIEFF.
  21. Liste des ZNIEFF sur la commune d'Héry, sur inpn.mnhn.fr.
  22. Carte geoportail de Héry avec couche activée pour la ZNIEFF.
  23. Liste des maires au 25 avril 2014 sur data.gouv.fr
  24. Conseil général de l’Yonne, Ma Commune, consulté le 24 décembre 2013.
  25. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  29. Coordonnées de la rue de Shilbottle à Héry : 47° 53′ 56″ N, 3° 37′ 18″ E.
  30. La dernière pour les Petits Hérissons, dernière séance d'initiation à la pêche à la ligne de l'année à l'étang de la société Davey-Bickford à Rouvray, Yonne > Auxerrois > Héry 24/07/15 - 06h00 , sur lyonne.fr.
  31. Les personnes célèbres de Héey, sur mairie-hery89550.fr.
Références Vaast-Barthélemy Henry, Mémoires historiques sur la ville de Seignelay
  1. Henry 1833, p. 211, volume 2.
  2. Henry 1833, p. 184, volume 1.
  3. Henry 1833, p. 210, volume 2.
  4. a, b et c Henry 1833, p. 98, volume 1.
  5. Henry 1833, p. 9-13, volume 1.
  6. a et b Henry 1833, p. 190, volume 2.
  7. Henry 1833, p. 69-70, volume 1.
  8. a, b et c Henry 1833, p. 71, volume 1.
  9. a et b Henry 1833, p. 73-75, volume 1.
  10. Henry 1833, p. 56, volume 1. Six vases en terre cuite à la Côte-Chaude entre les Usages de Seignelay et ceux d'Héry, l'un empli de pièces de monnaie dont une de Marc-Aurèle et une d'Antonin ; à La Prière, une pièce de monnaie romaine ; et d'autres...
  11. Henry 1833, p. 93, volume 1. Aux Baudières : des pierres travaillées au ciseau, une épée à poignée d'or dans un tronc d'arbre, plusieurs médailles...
  12. a et b Henry 1833, p. 94-96, volume 1.
  13. a, b et c Henry 1833, p. 137, volume 1.
  14. Henry 1833, p. 186, volume 2.
  15. a, b, c et d Henry 1833, p. 145, 146, volume 1. Voir aussi la note en bas de ces deux pages.
  16. a, b, c et d Henry 1833, p. 185, volume 2.
  17. Henry 1833, p. 72, volume 1.
  18. Henry 1833, p. 96, volume 1.
  19. a et b Henry 1833, p. 138, volume 1.
  20. Henry 1833, p. 143-146, volume 1.
  21. Henry 1833, p. 161, volume 2.
  22. Henry 1833, p. 186, volume 1.
  23. Henry 1833, p. 119, volume 1.
  24. Henry 1833, p. 270, volume 2.
  25. Henry 1833, p. 272, volume 2.
  26. a, b et c Henry 1833, p. 187, volume 2.
  27. Henry 1833, p. 189, volume 2.
  28. Henry 1833, p. 188, volume 2.
  29. Henry 1833, p. 111, volume 2.
  30. a et b Henry 1833, p. 377, volume 1.