Hépatite auto-immune

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Hépatite auto-immune
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Coupe microscopique d'une biopsie de foie montrant une hépatite d'interface, lymphoplasmocytaire : les caractéristiques histomorphologiques révèlent une hépatite auto-immune, Coloration à l'hématoxyline et à l'éosine (H & É).
Spécialité Gastro-entérologie et hépatologieVoir et modifier les données sur Wikidata
CIM-10 K75.4
CIM-9 571.42
DiseasesDB 1150
MedlinePlus 000245
eMedicine 172356Voir et modifier les données sur Wikidata
eMedicine med/366 
MeSH D019693

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L’hépatite auto-immune se définit comme une maladie inflammatoire chronique du foie de cause inconnue, pouvant survenir à tout âge. En l’absence de traitement, cette inflammation peut être responsable de nécrose, de fibrose et de cirrhose. L’hépatite auto-immune est associée presque toujours à des anomalies de l’immunité sous forme d’auto-anticorps, d’augmentation des gammaglobulines sériques.

Clinique[modifier | modifier le code]

La présentation est atypique : asthénie, anorexie, douleurs abdominales. Il peut exister des douleurs des petites articulations[1].

Diagnostic[modifier | modifier le code]

La cause de la maladie est inconnue. Les autres causes d'hépatites doivent être éliminées : sérologies virales, recherche d'un alcoolisme. Le diagnostic repose – outre l’élévation des transaminases – sur l’élévation des gammaglobulines, la présence d’autoanticorps et les données de la biopsie hépatique montrant une hépatite dite d’interface lymphoplasmocytaire.

Deux types d’hépatite auto-immune peuvent être distingués : l’hépatite de type 1 caractérisée par la présence d’anticorps anti-muscle lisse (dirigé contre l’actine) et anti-nucléaire et l’hépatite de type 2 caractérisée par la présence d’anticorps dirigés contre le réticulum endoplasmique (anticorps « anti-liver microsome » ou LKM, et anticorps « anti-liver cytosol »).

10 à 15 % des patients ayant soit une cholangite biliaire primitive, soit une cholangite sclérosante primitive présentent une hépatite auto-immune.

Évolution[modifier | modifier le code]

Cette maladie peut évoluer vers la cirrhose.

Traitement[modifier | modifier le code]

La prise en charge de l'hépatite auto-immune a fait l'objet de la publication de recommandations par l'American Association for the study of liver diseases, publiées en 2010[2].

Les corticoïdes sont efficaces dans 85 % des cas environ. On peut prescrire également des immuno-suppresseurs tels que l'azathioprine ou la ciclosporine. Si tout cela ne fonctionne pas, une transplantation hépatique peut être envisagée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Krawitt EL, « Autoimmune hepatitis » N Engl J Med, 2006;354:54-66
  2. (en) Manns MP, Czaja AJ, Gorham JD et al. « Diagnosis and management of autoimmune hepatitis » Hepatology, 2010;51:2193-2213


Liens externes[modifier | modifier le code]

  • Association ALBI Page sur l'hépatite auto-immune sur le site de l'Association pour la lutte contre les maladies inflammatoires du foie et des voies biliaires
  • FILOIE Filière de santé dédiée aux maladies rares du foie