Aurélie de la Tour d'Auvergne

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Héloïse de la Tour d'Auvergne
Aurélie de La Tour d'Auvergne.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Activité

Aurélie de la Tour d'Auvergne, née Aurélie-Marie-Joséphine-Héloïse de Bossi le 14 juillet 1809 à Bourg-en-Bresse, et morte à Florence en 1889, est une aristocrate française qui a fait construire le Carmel du Pater Noster à Jérusalem.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fille de Joseph Aurèle de Bossi et d’Anne Spanzotti, elle épouse en premières noces Eugène Leroux, et, veuve, en secondes noces le 29 octobre 1853 à Gênes le prince César-Maurice de la Tour d'Auvergne d'Apchier[1].

Elle part à Jérusalem, en novembre 1856, et réussit à acquérir au bout de dix ans six hectares de terrain au Mont des Oliviers[2]. Elle y fait bâtir en 1868 un cloître, sur le modèle du Campo Santo de Pise, sur des plans attribués à Eugène Viollet-le-Duc. Aidée par Charles Simon Clermont-Ganneau, drogman-chancelier du Consulat français de Jérusalem depuis 1867[3], fait faire deux années de fouilles qui permettent de dégager une mosaïque du Ve siècle où sont inscrits en grec les Psaumes 121:8 et 118:20, ainsi que l'épitaphe de Césaire de Heisterbach[4]. Avec le Père Alphonse Ratisbonne, elle y fonde le Carmel du Pater, un couvent de carmélites contemplatives, en 1872[5]. En 1874, elle partage le terrain entre les Pères blancs et les sœurs carmélites, et offre le monastère à la France. Le texte du Pater Noster traduit en cent-cinquante langues est inscrit sur autant de plaques apposées sur les murs du cloître[6],[7].

Elle meurt à Florence en 1889, et, suivant ses dernières volontés, son corps est transféré et enterré dans le cloître, le 22 décembre 1957[8], dans un mausolée de marbre blanc, surmonté de son effigie, que Napoléon III avait fait construire. Une urne contenant le cœur du père de la princesse a été placée dans une niche au-dessus du mausolée.

CHALET DE LA PRINCESSE Aurélie de La Tour d'Auvergne sur les monts des Oliviers.jpg

Références[modifier | modifier le code]

  1. Almanach de Gotha 1873, page 151.
  2. Le Carmel en Terre Sainte: des origines à nos jours, Silvano Giordano, Girolamo Salvatico, 1995
  3. Clermont-Ganneau, Charles
  4. Who was a Christian in the Holy Land? His epitaph was discovered in the ruins of the Church of the Eleona on the Mount of Olives (see Revue Eleona, 1975, octobre, p. 8)
  5. Les Carmélites de Terre Sainte La fondation des monastères des Carmélites en Terre Sainte date de la fin du XIXe siècle.
  6. La République française est la seule puissance étrangère à posséder des biens dans Jérusalem.
  7. Le Carmel du Pater. Des milliers de pèlerins provenant de tous les pays et de toutes les confessions viennent visiter la "Grotte mystique" des enseignements eschatologiques du Christ pour prier le Pater dans différentes langues, inscrites sur les murs du Sanctuaire et du cloître, qui sont approximativement au nombre de 150.
  8. List of Christians in the Holy Land