Héliopolis (roman)

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Heliopolis, vue d'une ville disparue
Auteur Ernst Junger
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Roman
Science-fiction
Dystopie
Version originale
Langue Allemand
Titre Heliopolis, Rückblick auf eine Stadt
Éditeur Ewald Katzmann
Lieu de parution Tübingen
Date de parution 1949
Version française
Traducteur Henri Plard
Éditeur Christian Bourgois
Lieu de parution Paris
Date de parution 1975

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Héliopolis (titre original : Heliopolis, Rückblick auf eine Stadt) est un roman de science-fiction, publié en 1949 par Ernst Jünger.

Celui-ci refuse que cette œuvre soit cataloguée dans le domaine de la science-fiction ; il la conçoit plutôt comme un roman philosophique, « un de ces étranges cristaux qui ont la particularité de n'être transparents que d'un côté à la fois[réf. nécessaire] ». Le caractère d'utopie ou de contre-utopie du roman est discuté par la critique[1].

Il a été traduit en espagnol (Seix Barral, 1981), français (Christian Bourgois, 1975, traduction d'Henri Plard), italien (Guanda, 2006, traduction de Marola Guarducci) et suédois (Natur & Kultur, 1954, traduction de Kjell Ekström).

Résumé[modifier | modifier le code]

Héliopolis raconte la vie du commandant Lucius de Geer, dont le séjour dans la ville éponyme est prétexte à une réflexion sur la destinée de notre civilisation. Une ville de nulle part où se retrouvent nombre d'éléments méditerranéens, qui se rattache sans doute possible à Rome, Athènes et Byzance, mais inclut aussi des objets qui réfèrent non pas tant à la modernité (par exemple, le « phonophore » sert de passeport, de téléphone portable, d'encyclopédie, etc.) qu'à un enchantement de la technique.

Héliopolis est une ville en crise, au cours d'une période d'anarchie qui voit s'affronter deux puissances internes, le bailli et le proconsul, au milieu d'un monde dévasté. Lucius, qui jouit d'une situation importante au sein de l'élite héliopolitaine, se laisse aller dans un épisode qui n'est pas sans rappeler deux autres grandes contre-utopies du XXe siècle : 1984 et le Meilleur des mondes, à sauver un vieux maroquinier érudit, Antonio Peri. Dès lors, il est irrésistiblement entraîné à rejoindre le Régent, qui loin d'Héliopolis prépare l'avènement d'un nouvel Empire…

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Hans Krah, « Die Apokalypse als literarische Technik. Ernst Jüngers Heliopolis im Schnittpunkt denk- und diskursgeschichtlicher Paradigmen » dans Lutz Hagestedt (dir.), Ernst Jünger. Politik, Mythos, Kunst, De Gruyter, Berlin 2004, p. 225–252, (ISBN 3-11-018093-6)
  • (en) M. B. Peppard, « Ernst Jünger'S «Heliopolis» », Symposium, vol. 7, 1953, 2, pp. 250-261
  • (en) Alan Corkhill, Spaces for Happiness in the Twentieth-Century German Novel - Mann, Kafka, Hesse, Jünger, Peter Lang, 2011 (le ch. 4 porte sur Héliopolis)
  • (fr) Danièle Beltran-Vidal, « Visages d'Ernst Jünger dans Heliopolis » dans Allemagne d'aujourd'hui, Paris, janvier-mars 1997.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Philippe Barthelet, Ernst Jünger, L'Âge d'homme, 2000, p. 39-40.