Héliopolis (roman)

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Heliopolis, vue d'une ville disparue
Auteur Ernst Junger
Genre Science-fiction, Dystopie
Version originale
Titre original Heliopolis, Rückblick auf eine Stadt
Éditeur original Ewald Katzmann
Langue originale Allemand
Pays d'origine Allemagne
Lieu de parution original Tüpingen
Date de parution originale 1949
Version française
Traducteur Henri Plard
Éditeur Christian Bourgois éditeur
Date de parution 1975

Héliopolis est un roman de science-fiction rédigé en 1949 par Ernst Jünger.

Celui-ci refuse que cette œuvre soit cataloguée dans le domaine de la science-fiction ; il la conçoit plutôt comme un roman philosophique, « un de ces étranges cristaux qui ont la particularité de n'être transparents que d'un côté à la fois ».

Résumé[modifier | modifier le code]

Héliopolis raconte la vie du commandant Lucius de Geer, dont le séjour dans la ville éponyme est prétexte à une réflexion sur la destinée de notre civilisation. Une ville de nulle part où se retrouvent nombre d'éléments méditerranéens, qui se rattache sans doute possible à Rome, Athènes et Byzance, mais inclut aussi des objets qui réfèrent non pas tant à la modernité (par exemple, le « phonophore » sert de passeport, de téléphone portable, d'encyclopédie, etc.) qu'à un enchantement de la technique.

Héliopolis est une ville en crise, au cours d'une période d'anarchie qui voit s'affronter deux puissances internes, le bailli et le proconsul, au milieu d'un monde dévasté. Lucius, qui jouit d'une situation importante au sein de l'élite héliopolitaine, se laisse aller dans un épisode qui n'est pas sans rappeler deux autres grandes contre-utopies du XXe siècle : 1984 et le Meilleur des mondes, à sauver un vieux maroquinier érudit, Antonio Peri. Dès lors, il est irrésistiblement entraîné à rejoindre le Régent, qui loin d'Héliopolis prépare l'avènement d'un nouvel Empire…