Hélène Pilichowski

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Hélène Pilichowski
Image illustrative de l'article Hélène Pilichowski
Hélène Pilichowski en 2012.

Nom de naissance Hélène Louise Gilberte Pironon
Naissance (69 ans)
Nationalité Française
Profession Éditorialiste
Spécialité Politique
Années d'activité depuis 1972
Médias
Média principal Presse écrite
Pays Drapeau de la France France
Presse écrite Le Dauphiné libéré
Télévision C dans l'air (France 5)
Radio RTL
Autres médias La Chaîne parlementaire
LCI
France Info

Hélène Pironon, dite Hélène Pilichowski, née le , est une journaliste française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Hélène Louise Gilberte Pironon est née le [1],[2]. Divorcée de M. Pilichowski dont elle conserve le nom de famille[3], elle épouse en secondes noces Jean-Guy Cupillard, ancien élu local du département de l'Isère[1].

Carrière de journaliste[modifier | modifier le code]

Éditorialiste[modifier | modifier le code]

Elle a été éditorialiste au Dauphiné libéré où elle a accompli la majeure partie de sa carrière, commencée en , après avoir enseigné la philosophie[4].

Elle intervient souvent dans l'émission de débats télévisée C dans l'air[5]. Elle intervient également sur La Chaîne parlementaire, La Chaîne Info et France Info, ainsi que dans l'émission On refait le monde sur RTL entre 19 h 15 et 20 h.

Son témoignage sur les chercheurs grenoblois[modifier | modifier le code]

Le 25 septembre 2015, Hélène Pilichowski, au cours de l'émission C dans l'air s'exprime sur la recherche publique en général et les chercheurs grenoblois en particulier :

« La recherche, juste la recherche. Moi qui suis Grenobloise ... Il y a des centres de recherche énormes à Grenoble avec des gens qui étaient nommés à vie. Comment voulez vous qu’on cherche et surtout qu’on trouve pendant toute une vie ? Quand ils arrivent à 25 ans, 28 ans, ils sont pleins d’ardeur et puis après ils vont sur les pistes de ski et dans les clubs de tennis, à Grenoble c’était comme ça, c’étaient tous les chercheurs qui étaient là, bien évidemment ! Ils sont nommés à vie c’est terrible, ça n’a pas de sens ! Donc il y a vraiment des domaines où on peut engager des réformes[6]. »

Cette déclaration provoque des réactions. Le , le SNCS réagit par un communiqué[7]. Le 2, Geneviève Fioraso se déclare indignée[8]. Le , des chercheurs grenoblois, au premier rang desquels les présidents des trois universités grenobloises, le délégué régional du CNRS et le directeur régional du CEA, publient une lettre ouverte pour exprimer leur indignation[9], lettre ouverte reprise en page d'accueil du site web du CNRS[10]. Le SNESup demande un droit de réponse, en soulignant que ces propos « témoignent d'une totale ignorance du métier de chercheur scientifique »[11],[12],[13]. Le 10 octobre, le Journal international de médecine écrit que la controverse « témoigne de la méconnaissance de la réalité du quotidien des chercheurs… et peut-être aussi de l’extrême difficulté d’évoquer l’éventuelle opportunité d’une évolution de leur statut »[14]. Le 16 octobre, trois chercheurs publient une tribune dans Le Monde[15], le site Echosciences Grenoble ouvre aux chercheurs grenoblois un espace pour répondre et témoigner[16].

Vues sur le viol sur les femmes en France[modifier | modifier le code]

Le , sur le plateau de l'émission L'heure des pros sur la chaîne d'infos en continu I-Télé, où elle débat notamment avec la militante féministe Caroline de Haas, Hélène Pilichowski nie à plusieurs reprises les chiffres du gouvernement concernant les viols sur les femmes (à savoir qu'un viol de femme a lieu toutes les sept minutes en France[17]), les jugeant « faux », « gonflés » et « excessifs »[18].

Cette minimisation fait polémique dans les médias[19],[20],[21].

Lien familial avec François Hollande[modifier | modifier le code]

Lors de la campagne électorale de François Hollande pour l'élection présidentielle française de 2012, Hélène Pilichowski fait connaître, sur RTL, son lien de parenté avec François Hollande[22],[23] : « on passait nos vacances ensemble ; Nos mères cousines germaines, filles uniques, étaient comme deux sœurs », et son avis sur les chances de réussite du candidat, estimant qu'il n'a pas le « brin de folie nécessaire pour conquérir le pouvoir »[22]. À propos de son intervention sur les plateaux télévisés, le soir de l'élection présidentielle, Le Nouvel Observateur écrit : « Cette journaliste qui, il y a peu encore, ne croyait pas en la victoire de son cousin bien-aimé, (...) était donc là pour (...) surtout continuer ce qu'elle faisait déjà il y a plusieurs semaines, le démolir consciencieusement en le décrivant comme un mou, faible, peu ambitieux et sans consistance, un Flanby quoi » et la qualifie de « cousine qui profite d'une parenté pour tirer la couverture médiatique à soi »[24]. En 2013 elle témoigne lors de l'épisode Les ambitieux : François Hollande - Nicolas Sarkozy de Un jour, un destin[25].

Le lien entre Hélène Pilichowski et François Hollande peut se représenter comme suit[3],[26] :

  • Philibert Jacquignon épouse le 9 novembre 1895 à La Balme (Savoie) Catherine Benollet
    • Jeanne Jacquignon, née à Lyon 2e arrondissement le . Elle épouse Robert Tribert à Paris le .
      • Nicole Tribert épouse Georges Hollande
        • François Hollande
    • Antoine Jacquignon, né à Lyon 6e arrondissement le . Il épouse Georgette Sabotier à Meudon (Seine-et-Oise) le .
      • Gisèle Jacquignon épouse X. Pironon
        • Hélène Pironon

Publications[modifier | modifier le code]

Distinction[modifier | modifier le code]

Le , elle est nommée chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur, au titre du ministre de la Culture et de la Communication pour « 39 ans d'activités professionnelles »[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Décret du portant promotion et nomination.
  2. « Accueil> Dirigeants> Hélène PILICHOWSKI », sur le site BFM TV (consulté le 2 octobre 2016).
  3. a et b Nathalie Segaunes, « François Hollande-Hélène Pilichowski: merci pour ce quinquennat! », sur le site du quotidien L'Opinion, (consulté le 1er octobre 2016).
  4. « Hélène Pilichowski », sur J.-C. Lattès (consulté le 2 octobre 2015)
  5. Biographie du sujet sur le site internet de C dans l'air
  6. « C dans l'air : Docteur Macron et Mister Valls », sur YouTube, (consulté le 2 octobre 2015)
  7. « Communiqué de presse au sujet d’une émission de France 5 », sur SNCS, (consulté le 13 octobre 2015).
  8. « Mon indignation après les propos infamants tenus dans l’émission C dans l’air sur les chercheurs grenoblois », sur Le blog de Geneviève Fioraso, (consulté le 13 octobre 2015).
  9. « Lettre ouverte des chercheurs grenoblois à madame Hélène Pilichowski », sur CNRS, (consulté le 8 octobre 2015).
  10. « Centre national de la recherche scientifique », sur CNRS (consulté le 13 octobre 2015).
  11. Sylvestre Huet, « Le Snesup-FSU veut un droit de réponse à C dans l'air », sur Sciences2, (consulté le 13 octobre 2015).
  12. « "C dans l'air" : demande de droit de réponse aux propos infamants à l’encontre des chercheurs », sur Snesup (consulté le 8 octobre 2015)
  13. « "C dans l’air" : demande de droit de réponse aux propos infamants à l’encontre des chercheurs (SNESup-FSU) », sur Acrimed, (consulté le 13 octobre 2015).
  14. Léa Crébat, « Qui n’est pas prête de partir skier avec un chercheur ? », sur Journal international de médecine, (consulté le 21 octobre 2015).
  15. Yves Gimbert, Frédéric Chandezon et Anne Milet, « Arrêtons de galvauder la recherche ! », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  16. « Moi, chercheur-se grenoblois-e... », sur Echosciences Grenoble, (consulté le 21 octobre 2015).
  17. « Chiffres clés - Les chiffres de référence sur les violences faites aux femmes », sur stop-violences-femmes.gouv.fr (consulté le 24 janvier 2017).
  18. Closermag.fr, « Je dis que c'est faux : une journaliste refuse de croire au nombre de viols... », Closermag.fr,‎ (lire en ligne).
  19. « Une journaliste minimise le nombre de viols sur iTélé », LExpress.fr,‎ (lire en ligne).
  20. « Polémique : une journaliste, cousine de François Hollande, minimise le nombre de viols en France », ladepeche.fr,‎ (lire en ligne).
  21. « Caroline De Haas répond à la journaliste qui contestait les chiffres des viols en France », sur Le Huffington Post (consulté le 25 janvier 2017).
  22. a et b « Hélène Pilichowski : "François n'a pas ce brin de folie pour conquérir le pouvoir" », sur le site de la chaîne de radio RTL, (consulté le 2 octobre 2016).
  23. Annette Lévy-Willard, « « Le meilleur convive qu’on puisse avoir » Hélène Pilichowski, journaliste et cousine de François Hollande », sur le site du quotidien Libération, (consulté le 2 octobre 2016).
  24. Dom Bochel Guégan, « François Hollande et sa famille : une première erreur de communication », sur NouvelObs, (consulté le 2 octobre 2016).
  25. « Un jour, un destin François Hollande, Nicolas Sarkozy. Les ambitieux ! », sur YouTube, (consulté le 2 octobre 2015).
  26. Registres de l'état civil, notamment le mariage le à La Balme (Savoie) de Philibert Jacquignon et Catherine Bénollet, registre 3E 3321, acte no 8, page 149/267, [lire en ligne] ; la naissance d'Antoine Jacquignon à Lyon 6e arrondissement le , no 508, page 120/250, [lire en ligne].

Liens externes[modifier | modifier le code]