Hélène Parmelin

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Hélène Parmelin
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Hélène Alexandrine JungelsonVoir et modifier les données sur Wikidata
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Signature

Hélène Parmelin, de son vrai nom Hélène Jungelson, née le à Nancy et morte le à Paris 14e, est une journaliste, romancière et critique d'art française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Les parents russes juifs d'Hélène Parmelin, Arcadi Jungelson, agronome révolutionnaire, et Véra Halfin, avocate menchévik, fuient séparément la Russie tsariste, après l'échec de la révolution de 1905, et se retrouvent auprès de Lénine en Suisse puis s'installent en Lorraine[1].

Après son baccalauréat, Hélène Parmelin vit deux ans et demi en Indochine avec son mari, dont elle se sépare à son retour en France[1].

Hélène Parmelin rejoint le Parti communiste français en 1944. Elle est de 1944 à 1953 directrice du service culturel[2] puis grand reporter au journal L'Humanité. Elle fait la connaissance et partage la vie, dans le XIVe arrondissement de Paris, du peintre communiste Édouard Pignon en 1947. Elle lui donne un fils, Nicolas, en septembre 1948 et l'épouse en juin 1950[1], l'année de la publication de son premier roman La Montée au mur[1], consacré à l'histoire du mur des fédérés, une apologie du PCF via une de ses cellules de quartier parisienne[1]. Intime de Picasso, le couple séjourne régulièrement chez lui, à Vallauris notamment[1].

Au cours des trois années que dure l'affaire Henri Martin (1950-1953), Hélène Parmelin rédige quasiment chaque jour un article rendant compte des actions pour défendre ce « marin de la liberté »[3].

À partir de 1956 et des événements de Hongrie, Hélène Parmelin s'interroge sur le stalinisme. Après les révélations du « rapport Khrouchtchev », elle est à l'initiative, en 1956, d'une pétition d'artistes réclamant la tenue d'un congrès extraordinaire du PCF[4]. Ce petit réseau clandestin de militants communistes, composé aussi de son époux Édouard Pignon, Victor Leduc, Paul Tillard, Anatole Kopp et Marc Saint-Saëns publia, sous pseudonymes et avec l'aide financière de Picasso, quelques numéros en 1956 et 1957 du bulletin mensuel L'Étincelle (en référence à Iskra, le journal de Lénine)[1].

Elle signe en 1960 le Manifeste des 121 titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d'Algérie », condamne l'invasion de la Tchécoslovaquie par le pacte de Varsovie en 1968. Avec son ouvrage Libérez les communistes !, elle participe à la préparation du 23e Congrès du Parti communiste, espérant la condamnation du stalinisme en France comme il avait pu l'être dans d'autres pays, et l'affirmation qu'il ne peut exister de socialisme sans liberté[4]. Elle continue, à l'extrême fin des années 70, à dénoncer les avatars du stalinisme, refusant de croire que pour les dirigeants français le stalinisme appartienne au passé, que le PCF ait rejeté ces pratiques et qu'il fonctionne en toute démocratie[4].

Elle quitte le PCF avec Pignon en 1980.

Les archives d'Hélène Parmelin sont déposées à l'IMEC. Elle était sœur d'Olga Wormser.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle épouse en juin 1950 le peintre Édouard Pignon. Ils auront un fils, Nicolas, devenu comédien.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Arthur Dallidet : métallo, héros de la Résistance, fusillé par les hitlériens, dessins de Jean Amblard, Éditions sociales, 1949
  • Un exemple : Henri Martin, second maître de la marine, 1951
  • Cinq semaines chez les hommes libres, Paris, Éditeurs Français Réunis, 1951
  • Matricule 2078 : L'affaire Henri Martin, Paris, Éditeurs français réunis, 1953
  • Les Mystères de Moscou, Paris, Julliard, 1956
  • Le Complexe de Filacciano (essai sur la dépolitisation), Paris, Julliard, 1960
  • Libérez les communistes, Paris, Stock, 1979; 2000 (ISBN 9782234010789)
  • Une passion pour Sanary, Aix-en-Provence, Edisud, 1980 (ISBN 2857440731)
  • La Désinvolture, auto-pamphlet, Paris, Bourgois, 1983 (ISBN 9782267003437)

L'art et les peintres[modifier | modifier le code]

Sur Picasso[modifier | modifier le code]

  • Picasso sur la place, Paris, Julliard, 1959
  • Picasso, Les Dames de Mougins, Paris, Cercle d'art, 1964
  • Picasso, Le peintre et son modèle, Paris, Cercle d'art, 1965
  • Picasso dit, Paris, Gonthier, 1966
  • Picasso, La flûte double, 16 reproductions de dessins, aquarelles et lavis de Picasso et une lithographie réduite de la Scène de famille, Saint-Paul-de-Vence, Au vent d'Arles, 530 exemplaires, 1967
  • Picasso lithographe, Paris, Weber, 1970
  • Voyage en Picasso, Paris, Robert Laffont, 1980 (ISBN 2221005023); Paris, Bourgois, 1994 (252 p.) (ISBN 2267012286)
  • Histoire de Madame H. P. [sur un portrait d'Hélène Parmelin par Picasso], Paris, Éditions Marval, 1996 (48 p.) (ISBN 9782862341965)

Sur Pignon[modifier | modifier le code]

Petit théâtre[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d e f et g Biographie Le Maitron d'Hélène Parmelin [1]
  2. Institut mémoires de l'édition contemporaine (IMEC), « Parmelin, Hélène(1915-1998) », sur imec-archives.com, (consulté le ).
  3. "La fin de la guerre d'Indochine (1953-1954) vue par L'Humanité", article de Alain Ruscio en 1993 dans Cahiers d’histoire. Revue d’histoire critique [2]
  4. a b et c Djamel Mermat, Deux intellectuels face aux communismes de l'Est, Nouvelles FondationS, 2006/3-4, (n° 3-4), pages 95 à 103
  5. Interview d'Hélène Parmelin par Pierre Dumayet, 26 juin 1957

Liens externes[modifier | modifier le code]