Hélène Parmelin

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Hélène Parmelin
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Hélène Parmelin, de son vrai nom Hélène Jungelson, née le à Nancy, morte le à Paris, est une journaliste, romancière et critique d'art française.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Les parents juifs russes d'Hélène Parmelin, Arcadi Jungelson, agronome révolutionnaire, et Véra Halfin, menchévik, fuient séparément, après l'échec de la révolution de 1905, la Russie tsariste, se retrouvent auprès de Lénine en Suisse puis s'installent en Lorraine.

Après son baccalauréat, Hélène Parmelin vit deux ans et demi en Indochine avec son mari, dont elle se sépare à son retour en France.

Hélène Parmelin rejoint le Parti communiste français en 1944. Elle est de 1944 à 1953 directrice du service culturel[1] puis grand reporter au journal L'Humanité, rencontre et partage la vie du peintre Édouard Pignon. Intime de Picasso, le couple séjourne régulièrement chez lui.

À partir de 1956 et des événements de Hongrie, Hélène Parmelin s'interroge sur le stalinisme. Après les révélations du « rapport Khrouchtchev », elle est à l’initiative, en 1956, d’une pétition d'artistes réclamant la tenue d’un congrès extraordinaire du PCF[2].

Elle signe en 1960 le Manifeste des 121 titré « Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d'Algérie », condamne l'invasion de la Tchécoslovaquie par le Pacte de Varsovie en 1968. Avec son ouvrage Libérez les communistes !, elle participe à la préparation du 23e Congrès du Parti communiste, espérant la condamnation du stalinisme en France comme il avait pu l'être dans d'autres pays, et l'affirmation qu'il ne peut exister de socialisme sans liberté[2]. Elle continue à l’extrême fin des années 70 décidé de dénoncer les avatars du stalinisme refusant de croire que pour les dirigeants français le stalinisme appartienne au passé, que le PCF a rejeté ces pratiques et qu’il fonctionne en toute démocratie[2].

Elle quitte le PCF avec Pignon en 1980.

Les archives d'Hélène Parmelin sont déposées à l'IMEC. Elle était sœur d'Olga Wormser.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle épouse en juin 1950 le peintre Édouard Pignon. Ils auront un fils, Nicolas, devenu comédien.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Essais[modifier | modifier le code]

  • Un exemple : Henri Martin, second maître de la marine , 1951
  • Cinq semaines chez les hommes libres, Paris, Éditeurs Français Réunis, 1951
  • Matricule 2078 : L'affaire Henri Martin, Paris, Éditeurs français réunis, 1953
  • Les Mystères de Moscou, Paris, Julliard, 1956
  • Le Complexe de Filacciano (essai sur la dépolitisation), Paris, Julliard, 1960
  • Libérez les communistes, Paris, Stock, 1979; 2000 (ISBN 9782234010789)
  • Une passion pour Sanary, Aix-en-Provence, Edisud, 1980 (ISBN 2857440731)
  • La Désinvolture, auto-pamphlet, Paris, Bourgois, 1983 (ISBN 9782267003437)

L'art et les peintres[modifier | modifier le code]

Sur Pignon[modifier | modifier le code]

Petit théâtre[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Institut mémoires de l'édition contemporaine (IMEC), « Parmelin, Hélène(1915-1998) », sur imec-archives.com, (consulté le 6 septembre 2018).
  2. a b et c Djamel Mermat, Deux intellectuels face aux communismes de l'Est, Nouvelles FondationS, 2006/3-4, (n° 3-4), pages 95 à 103
  3. Interview d'Hélène Parmelin par Pierre Dumayet, 26 juin 1957

Liens externes[modifier | modifier le code]