Hélène Langevin-Joliot

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Hélène Langevin-Joliot
Description de l'image Conférence Pierre et Marie Curie 15 septembre 2012 06.jpg.
Naissance (88 ans)
Paris (France)
Nationalité Française
Champs Physique
Institutions Centre national de la recherche scientifique
Diplôme École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris

Gabrielle Hélène Joliot-Curie, devenue Hélène Langevin-Joliot, née le à Paris, est une physicienne française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Hélène Langevin-Joliot est la fille de Frédéric et Irène Joliot-Curie (prix Nobel de chimie en 1935) et la petite-fille de Pierre Curie (prix Nobel de physique en 1903) et de Marie Curie (prix Nobel de physique en 1903 et prix Nobel de chimie en 1911). Elle est la sœur de Pierre Joliot, biologiste, membre de l'Académie des sciences. Elle a épousé civilement, en 1948, Michel Langevin, physicien nucléaire (petit-fils de Paul Langevin). Décédé prématurément, Michel Langevin était un syndicaliste actif et membre du PCF (parti communiste français). Ils ont eu deux enfants, Françoise née le , retraitée, précédemment directrice adjointe d'établissement public (aujourd'hui Agrimer) et Yves né le , astrophysicien à Institut d’Astrophysique Spatiale (IAS)[1].

Formation[modifier | modifier le code]

Comme son père Frédéric Joliot-Curie (39e promotion, diplômé en 1923) et son mari Michel Langevin (64e promotion, diplômé en 1949), Hélène Langevin-Joliot est ingénieur de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris (ESPCI ParisTech) (64e promotion, diplômée major en 1949)[2], école où ses grands-parents, Pierre et Marie Curie, découvrirent le radium et le polonium. Elle soutient sa thèse de doctorat d'État en 1956.

Carrière[modifier | modifier le code]

Chercheuse en physique nucléaire fondamentale au CNRS à Orsay, elle est chargée de recherche en 1956, maître de recherche en 1959, puis directrice de recherche en 1969. Elle dirige la division de physique nucléaire de l'Institut de physique nucléaire d'Orsay de 1979 à 1983 et préside la commission de physique nucléaire de 1981 à 1985[3]. C'est une physicienne réputée pour ses travaux sur les réactions nucléaires à moyenne énergie et les états des noyaux révélant les mouvements individuels de nucléons à haute énergie d’exci­ta­tion[4].

Membre du conseil scientifique de l'office parlementaire pour les choix scientifiques et techniques de 1985 à 1992, elle est aujourd'hui directrice de recherche émérite au CNRS[5] .

Suivant l'exemple de ses parents, elle fait preuve d'un important engagement militant, notamment sur l'utilisation pacifiste de l'énergie atomique. De 2004 à 2012, elle assume la présidence de l'Union rationaliste[6] créée par Paul Langevin, et que présida son père Frédéric Joliot de 1946 à 1955.

Hélène Langevin-Joliot est commandeur de la Légion d'honneur[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Marianne Chouchan, Irène Joliot-Curie ou la science au Cœur (biographie), Paris, Hachette jeunesse, coll. « Le livre de poche. Jeunesse » (no 646), , 349 p. (ISBN 978-2-013-21510-7, OCLC 417251182, notice BnF no FRBNF36701502), p. 327
  2. Ingénieurs de la 64e promotion de l'ESPCI
  3. Who's Who in France 2003.
  4. « Curie, Joliot, Langevin, une famille française ! - Produit du jour - SCF », sur www.societechimiquedefrance.fr (consulté le 5 mars 2016)
  5. « Rencontre avec Hélène Langevin-Joliot », canslup.unilim.fr
  6. « Union rationaliste – Qui sommes-nous ? », union-rationaliste.org
  7. « Commandeur de la légion d'honneur »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Haissinski, Hélène Langevin-Joliot, Jean-Pierre Kahane et al., Science et culture : repères pour une culture scientifique commune, Rennes, Ed. Apogée, coll. « Espaces des sciences. », , 158 p., 9782843984730 (ISBN 2-843-98473-4, OCLC 910560510, notice BnF no FRBNF44330039).
  • Marie Curie, Irène Joliot-Curie et Eve Curie, Lettres : Marie Curie et ses filles, Paris, Pygmalion, (ISBN 978-2-756-40457-8, notice BnF no FRBNF42436847).
  • H. Langevin-Joliot, Évocation de Paul Langevin, Épistémologiques, 2002.
  • H. Langevin-Joliot, préface et édition de Leçons de Marie Curie : Physique élémentaire pour les enfants de nos amis, EDP Sciences, 2003.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]